[1] Romain Rolland, Jean-Christophe (1904-1912), Introduction de Romain Rolland (1931), Albin Michel, 1961.
[2] Id., L’Esprit libre : Au-dessus de la mêlée (1915), Les Précurseurs (1919), Albin Michel, 1953.
[3] RR, Le Cloître de la rue d’Ulm : Journal de l’Ecole Normale [1886-1889] ; Quelques lettres à sa mère ; Credo quia verum, Cahiers Romain Rolland n° 4, Albin Michel, 1952.
[4] Id., Printemps romain, (choix de lettres de Romain Rolland à sa mère), Cahiers Romain Rolland n° 6, Albin Michel, 1954.
[5] RR, Retour au Palais Farnèse, (choix de lettres de Romain Rolland à sa mère [1890-1891]), Cahiers Romain Rolland n° 8, Albin Michel, 1956,
[6] Id., Choix de lettres à Malwida von Meysenbug, Cahiers Romain Rolland n° 1, Albin Michel, 1948.
[7] La correspondance de Rolland avec Sofia Bertolini (née Guerrieri-Gonzaga) comprend deux tomes : Chère Sofia (choix de lettres de Romain Rolland à Sofia Bertolini Guerrieri-Gonzaga [1901-1908]), Cahiers Romain Rolland n° 10, Albin Michel, 1959 ; Chère Sofia [1909-1932], Cahiers Romain Rolland n° 11, Albin Michel, 1960.
[8] RR, Vie de Beethoven (1903), préfaces de Romain Rolland (1903 et 1927), Hachette, 20e éd., s.d.
[9] RR, Goethe et Beethoven, cycle Beethoven, les grandes époques créatrices, Editions du Sablier, 1930.
[10] Rolland fait finalement publier de son vivant, en 1942, Le Voyage intérieur, Albin Michel. Mais, les éditions suivantes sont complétées et remaniées par Marie Romain Rolland.
[11] RR, Mémoires et Fragments du Journal, Albin Michel, 1956.
[12] RR, “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, op. cit., p. 190.
[13] Les titres d’ouvrages – sur la Littérature ou les idéologies, etc. – comprenant le mot “ maître ” sont nombreux sur la période allant de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle ; signalons : Teodor de Wyzewa, Nos maîtres, Perrin, 1895 ; Gabriel Monod, Les maîtres de l’histoire : Renan, Taine, Michelet, Calmann-Lévy, 1896 ; Victor Giraud, Les maîtres de l’heure, Essais d’histoire morale et contemporaine, 2 t., Hachette, 1911-1914.
[14] “ Selon les scientistes, [la volonté est nulle] parce que la nature (ou l’histoire) ont déjà tout décidé pour nous : le verdict de sang, comme on dit alors, ou celui de la société a remplacé la volonté divine. L’homme est impuissant car son destin est entre les mains de Dieu, dira Pascal ; car il est dirigé à son insu par sa race, son hérédité, sa place dans l’histoire, corrigera Taine. ” : Tzvetan Todorov, Le Jardin imparfait – La pensée humaniste en France (1998), Le Livre de Poche, 2000, p. 36.
[15] La liste des signataires comprend des médecins, des avocats, des peintres, des hommes de lettres, des universitaires.
[16] Christophe Prochasson, Les années électriques 1880-1910, La Découverte, 1991, p. 175.
[17] “ L’école républicaine et les “ hussards noirs ” diffusent une solide formation humaniste, faite de grec, de latin, de littérature et de philosophie ; les professeurs consomment et produisent du savoir, ce sont ainsi des intellectuels qui entendent former à leur tour des intellectuels : des esprits cultivés, critiques, qui vont participer à l’ébullition scientifique et culturelle du tournant du siècle. Il faut se rappeler aujourd’hui, à la fin du XXe, que durant les dernières décennies du XIXe, l’intellectuel n’est ni silencieux ni méprisé pour son érudition et son anticonformisme structurels… ” : Bernard Terramorsi, “ La fin du siècle ou le retour d’âge ”, Littérature d’une fin de siècle, Europe, n° 751-752, novembre-décembre 1991, p. 9-10.
[18] Christophe Prochasson, Les années électriques 1880-1910, op. cit., p. 195-196.
[19] Tzvetan Todorov, op. cit., p. 16 et sq.
[20] Ibid., p. 16.
[21] Philosophie, qui, nous semble t-il, se penche également sur des questions politiques, morales, etc.
[22] Pierre-Henri Petitbon, Renan, Barrès, Etude d’influence, Les Belles Lettres, 1934, p. 10-11.
[23] RR, Les Pages immortelles de Jean-Jacques Rousseau (1938), Buchet-Chastel, 1962, p. 12.
[24] Id., JEN, CRU, op. cit., p. 88.
[25] Philippe Lejeune, Le pacte autobiographique, Seuil, 1996, p. 169-170.
[26] “ Ces limitations sont dues à la temporalité et à la destination. Journaux et lettres, écrits dans l’instant, n’engagent et ne fixent que lui. (…) rien n’empêche de se contredire, de varier, d’évoluer, d’articuler les contraires. ” : ibid.
[27] Philippe Baron constate un embellissement des journaux intimes d’écrivains lors de leur publication, et remarque pour Rolland qu’“ il choisit de commencer son Journal par la mention d’un beau succès universitaire et le ton de ce début sonne faux. ” : voir “ Les débuts des journaux littéraires ”, Les écritures de l’intime : la correspondance et le journal, Actes du Colloque international de Brest, 23-25 octobre 1997, Champion, 2000, p. 280.
[28] L’éditeur mentionne la destruction des Cahiers par Rolland, et précise qu’“ il [RR] conserva dans leur intégralité la plus grande partie de son texte original, mais résuma certains passages et en élimina quelques-uns. De là, certains raccourcis dans le texte et parfois un chevauchement de dates, dont l’ordre primitif a été, autant que possible, rétabli. ” : RR, CRU, p. 2.
[29] Ibid.
[30] “ Les notes qui suivent remplissaient de petits cahiers grossièrement faits, sur la couverture desquels étaient marqués les principaux sujets dont je parlais. (Note de 1913). ”, ibid., p. 29.
[31] L’évocation de l’intégration de Suarès dans le groupe de travail de Rolland comprend une remarque datant de la copie des notes : “ En deux jours, nous fûmes amis ; et nous le sommes restés, toujours, jusqu’à présent (1913). ”, ibid., p. 35.
[32] Rolland précise : “ Pages déchirées, sur Suarès, suivies d’une page où je m’accusais de mon besoin de voir clair, même dans les âmes que j’aime le mieux. ”, RR, 16/12/1887, JEN, CRU, p. 165.
[33] Id., 11/02/1888, ibid., p. 184.
[34] Id., 22/03/1888, ibid., p. 198-199.
[35] RR, 22/03/1888, JEN, CRU, p. 199.
[36] Id., Appendice, C6, p. 343.
[37] RR, Appendice, C6, p. p. 346.
[38] Une lettre de Rolland à sa mère illustre toute la méfiance qu’il nourrit : “ j’ai presque regret de ma lettre d’hier ; j’entends bien, n’est-ce pas, qu’elle soit brûlée ” ; “ peux-tu m’assurer qu’un petit mot écrit sur une feuille volante et glissé dans ma lettre, ne tombera jamais dans la main des autres ? ” ; “ Mais je voudrais que tu brûles tous les secrets que tu reçois de moi. ” : ibid., p. 345-346.
[39] Philippe Lejeune, Le pacte autobiographique, op. cit., p. 14.
[40] RR, 13-14/11/1889, C6, p. 24.
[41] Ibid.
[42] Ibid.
[43] Rolland écrit ainsi à sa mère : “ Je t’ai dit que je m’adressais en toi, non pas à ma mère, mais à mon amie la plus intime. (…) ainsi, quand les autres ne verront dans mes lettres ou dans mes paroles que l’apparence vaine, l’agitation extérieure, toi, tu pourras toujours retrouver le fond intime de mon cœur. C’est un regard que je t’ai fait jeter en moi. ”, RR, Appendice, C6, p. 345-346.
[44] “ jamais je ne me dis qu’à moi-même, dans mes notes ou mes lettres, les véritables émotions que j’éprouve ” : Id., 13-14/11/1889, ibid., p. 24.
[45] N. B. : La question sentimentale est la plus secrète dans les écrits intimes de Rolland : la question ne nous concernant pas, nous laissons de côté les omissions et lacunes qui s’y rapportent.
[46] Un exemple à ce sujet dans une lettre de Rolland à sa mère : “ Je ne vous trompe jamais en vous disant quand je suis heureux. Mais à côté de ça, j’ai encore de la place pour être triste. ”, RR, 1/06/1890, C6, p. 298.
[47] Et Rolland d’ajouter plus loin : “ C’est ainsi quelquefois dans mes lettres. ”, Id., 1/06/1890, ibid., p. 298.
[48] “ Je lui ai répondu que cette correspondance m’était beaucoup trop chère et trop intime, pour que je la livre au public. ”, RR, 7/04/1910, C11, p. 64.
[49] Id., 10/12/1913, ibid., p. 193.
[50] Rolland écrit ainsi à sa mère : “ Ne prête point trop d’attention à mon mot d’hier. C’est un accès d’idéalisme. J’ai comme cela des crises de temps en temps. ”, Id., 23/06/1890, Appendice, C6, p. 347.
[51] “ je te dois une lettre un peu intime, qui te dise un peu mieux ma véritable vie depuis deux mois, la vie de dessous la peau, la vie intérieure. ” : RR, 30/12/1890, C8, p. 135. N. B. : Rolland fait ici un serment de vérité (“ ma véritable vie ”) dont il restreint et précise la limite temporelle et factuelle. Restriction qui serait signe d’honnêteté. En effet, Philippe Lejeune voit une preuve d’honnêteté dans le fait de “ signaler explicitement le champ auquel ce serment s’applique (la vérité sur tel aspect de ma vie, ne m’engageant en rien sur tel autre aspect). ”, Philippe Lejeune, Le pacte autobiographique, op. cit., p. 36.
[52] Ainsi, lorsque Rolland précise à la suite d’une longue lettre à sa mère : “ Cette lettre n’est point l’expression d’un jour ou d’une heure, de l’heure où je l’écrivis, – mais de toute cette période de ma vie. – Voici plusieurs jours que je l’ai écrite, et je n’ai rien à y changer aujourd’hui. ”, RR, 30/12/1890, C8, p. 138.
[53] Id., 30/12/1890, ibid., p. 135.
[54] Il est à noter que lorsque Rolland tient son journal de normalien, il affirme dans la correspondance à sa mère qu’il n’a rien à lui raconter et qu’il peine à trouver des sujets (Quelques lettres à ma mère). Il faut dire que sa mère tient à deux lettres par semaine. Mais, c’est aussi que Rolland exprime les éléments marquants de sa vie, et ses réflexions, dans son journal, se bornant à de l’anecdotique avec sa mère. Dès lors qu’il ne tient plus de journal, dans la correspondance avec sa mère l’anecdotique rivalise avec des réflexions personnelles et des confidences.
[55] Texte inédit cité par Bernard Duchatelet, “ Le non-dit dans la correspondance et le Journal de Romain Rolland ”, Les écritures de l’intime : la correspondance et le journal, dir. Pierre-Jean Dufief, Actes du Colloque international de Brest, 23-25 octobre 1997, Champion, 2000, p. 207.
[56] N. B. : Les précautions de Rolland diariste et épistolier nous semblent devenir récurrentes dès le moment où sa notoriété d’écrivain rend possible le dévoilement au public et la publication de ses écrits intimes. C’est le cas à l’époque où il avoue le mensonge dans sa correspondance avec Suarès.
[57] “ Une lettre reflète non seulement celui qui écrit, mais celui ou celle à qui l’on écrit, et sur qui on veut agir. Elle reflète aussi, qu’il ne faut pas figer en une éternité. ”, citation reprise par Bernard Duchatelet, “ Le non-dit dans la correspondance et le Journal de Romain Rolland ”, p. 207.
[58] “ Ce qui devient révélateur, c’est l’espace dans lequel s’inscrivent les deux catégories de textes ” : Philippe Lejeune, Le pacte autobiographique, op. cit., p. 42.
[59] RR, Février 1939, Préface, MFJ, p. 13.
[60] RR, “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 20.
[61] “ Pendant dix à vingt ans, il n’est guère de musicien français qui n’ait échappé à son [Wagner] influence. ” : Id., MA, p. 199.
[62] Christophe Prochasson, Les années électriques 1880-1910, op. cit., p. 146.
[63] Charles Lamoureux (1834-1899) se fit le propagateur en France de Wagner. Il crée à partir de 1881 les “ Nouveaux Concerts populaires ”, surnommés “ Concerts Lamoureux ” : ces concerts étaient destinés à un public autre que celui des habitués, ils étaient ouverts à toutes les couches sociales.
[64] Rolland avait rendu visite à César Franck en 1888, ce qu’il relate dans son journal : 28/03/1888, JEN, CRU, p. 200-202.
[65] Claude Debussy (1862-1918) se fait remarquer aux concerts Lamoureux. Influencé par les courants symboliste et impressionniste, proche de Mallarmé, il développe des “ correspondances mystérieuses entre la nature et l’imagination ”. A partir de 1893, il compose son drame lyrique Pelléas et Mélisande (Maeterlinck), qui provoquera l’émoi parmi ses défenseurs et ses détracteurs : “ La première représentation de Pelléas et Mélisande, le 30 avril 1902, a été un des faits les plus considérables de l’histoire de la musique française. ”, RR, Musiciens d’aujourd’hui, Hachette, 1949, p. 197.
[66] “ Un certain positivisme musical se heurte à un savant travail de déconstruction que conduisent quelques musiciens d’avant-garde. ”, Christophe Prochasson, Les années électriques 1880-1910, p. 144.
[67] Camille Saint-Saëns (1835-1921), compositeur de symphonies, de concertos et de musique religieuse, est également organiste : désireux de promouvoir la musique française contemporaine contre la mode wagnérienne en France. Il est un des fondateurs, en 1871, de la Société Nationale de musique.
[68] Avant d’être le Collège de France, l’institution créée sous François Ier, en 1530, est le Collège Royal, puis Collège Impérial jusqu’en 1870. Devenu Collège de France, l’institution qui fait face à la Sorbonne compte alors quarante professeurs couvrant un large éventail de disciplines, en fonction des développements récents de la recherche. Les membres de cette institution à la liberté remarquable ont pour le rôle d’enseigner “ le savoir en train de se faire ” mais aussi de poursuivre des travaux de recherche ambitieux. Au XIXe siècle, l’institution accentue son prestige grâce à des personnalités éminentes telles que Jules Michelet, Claude Bernard, Edgar Quinet, ou Sainte-Beuve. Parmi les professeurs prestigieux à l’époque où Rolland étudie, se trouvent Ernest Renan (chaire d’hébreu), Gaston Paris (chaire de langue romane), et Théodule Ribot (chaire de psychologie expérimentale et comparée).
[69] Alain Peyrefitte, Rue d’Ulm – Chroniques de la vie normalienne, Fayard, 1998, p. 22.
[70] “ Sa spécialité est de rassembler, de dominer et de relier toutes les spécialités d’enseignements. A l’origine, il n’y a point de distinction entre littéraires et scientifiques ; ce n’est qu’une fois admis à l’Ecole que les élèves se posent la question d’être professeurs de latin et de grec, ou de mathématiques. ” : Gustave Lanson, L’Ecole normale supérieure (article extrait de la Revue des deux Mondes du 1er février 1926), Hachette, 1926, p. 5 ; “ sa spécialité consiste à former le meilleur type de culture générale et à développer l’aptitude à transmettre la culture générale ”, ibid., p. 8.
[71] Voir Jean-François Sirinelli, “ Une institution peu à peu sacralisée ”, Ecole normale supérieure – Le livre du bicentenaire, PUF, 1994, p. 115 et sq.
[72] Numa Denis Fustel de Coulanges (1830-1889), normalien (promotion de 1850), maître de conférence d’histoire ancienne de 1870 à 1875, est directeur de l’Ecole normale supérieure de 1880 1883 : “ M. Fustel ne voyait à l’Ecole que des intelligences à former ” ; il fit preuve d’un “ soin scrupuleux dans le choix des nouveaux maîtres de conférences, n’ayant jamais égard qu’au mérite et non à la personne ”, Rémy Rioux, Paul Viallaneix, “ Belle époque : Clio normalienne ”, Ecole normale supérieure – Le livre du bicentenaire, op. cit., p. 301.
[73] Ibid., p. 297.
[74] Gabriel Monod (1844-1911), normalien (promotion de 1862), définit la méthode historique dans son article “ Du progrès des études historiques en France depuis le XVIe siècle ” en 1876, et fonde La Revue historique la même année. Il est professeur à l’Ecole normale supérieure à partir de 1880 (chaire d’histoire du Moyen Age et des Temps modernes). Il participe à la fondation en 1882 de la Société historique et du Cercle Saint-Simon. Il est l’auteur en particulier d’une Bibliographie de l’Histoire de France (1888).
[75] Georges Perrot (1832-1914), normalien (promotion de 1852), co-auteur d’une Histoire de l’art dans l’antiquité. Il est professeur à l’Ecole normale supérieure à partir de 1871 (chaire de langue et littérature grecques), il est directeur de l’Ecole Normale de 1883 à 1904. Il est assimilé au camp de la tradition contre les modernistes dans le débat sur le renouveau de l’enseignement qui sévit à la fin du siècle.
[76] Paul Vidal de la Blache (1845-1918), normalien (promotion de 1863), est professeur à l’Ecole normale supérieure à partir de 1876 (chaire de géographie), sous-directeur chargé de la section des lettres de 1881 à 1898. Pionnier en France de la géographie scientifique, il est l’auteur en particulier d’un Atlas général (1894).
[77] Rémy Rioux, Paul Viallaneix, art. cit., p. 299.
[78] Gabriel Monod, “ La pédagogie historique à l’Ecole normale en 1888 ”, article cité par Rémy Rioux, Paul Viallaneix, ibid., p. 303.
[79] “ Jusqu’en janvier 1884, j’ai été agi. ” : RR, 23/05/1888, JEN, CRU, p. 227.
[80] Nous renvoyons aux mémoires de Rolland pour les circonstances détaillées de “ l’illumination musicale ” : Id., “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 26 et sq.
[81] Rémy Rioux, Paul Viallaneix, art. cit., p. 299.
[82] Ibid., p. 303.
[83] Léon Ollé-Laprune (1839-1898), normalien (promotion de 1858), professeur de philosophie néo-spiritualiste contesté (il fera l’objet d’une pétition en 1897) ; il appartiendra au camp des antidreyfusards de l’Ecole normale.
[84] RR, 13/01/1887, JEN, CRU, p. 42.
[85] Rolland précise ainsi dans son journal : “ Efforts pour arriver à la vérité. (Ecrit pendant une classe d’Ollé-Laprune.) ”, s’ensuit les premières pistes de sa réflexion sur le sujet. Voir 22/05/1887, ibid, p. 129.
[86] N. B. : La Ligue anticléricale s’oppose à la Société Saint-Vincent de Paul que préside Ollé-Laprune.
[87] RR, 17/06/1887, JEN, CRU, p. 137.
[88] Id., 22/06/1887, ibid., p. 139.
[89] Ibid.
[90] RR, 23/06/1887, JEN, CRU, p. 140. N. B. : Les talas dans le jargon normalien sont les cléricaux, et par conséquent les antitalas sont les anticléricaux. Les atalas sont neutres. Romain Rolland précise que Suarès et lui font partie de ce dernier groupe.
[91] RR, 15/05/1887, JEN, CRU, p. 124.
[92] Id., ibid., p. 123.
[93] “ je sais que l’agrégation d’histoire exige une plus grande somme de travail que toutes les autres ”, ibid., p. 124.
[94] Gustave Bloch (1848-1923), normalien (promotion de 1868), est professeur à l’Ecole normale supérieure de 1888 à 1904 (chaire d’histoire ancienne), collaborateur de Lavisse, il créera la chaire d’Histoire Romaine à la Sorbonne en 1904.
[95] RR, 22/03/1888, JEN, CRU, p. 197.
[96] N. B. : Claude Haton, curé champenois, bien introduit à la cour de Charles IX, a rédigé ses Mémoires : il présente les faits contemporains groupés sous chaque année d’après leur nature (notamment l’histoire des guerres de Religion).
[97] “ Il [Monod] dit que je promets (d’être) un historien pénétrant des âmes et que j’ai un style personnel. Analogues sont les observations de Vidal de Lablache, qui remarque justement (…) ma prédilection pour les vraisemblances psychologiques. ”, RR, 22/04/1888, JEN, CRU, p. 218.
[98] Id., 22/03/1888, ibid., p. 198.
[99] Voir Taine, avec sa synthèse de l’Histoire française (Les Origines de la France contemporaine, 1875-1894, 6 t.) et de la littérature anglaise (Histoire de la Littérature anglaise, 1863, 4 t.) ; Rolland a probablement lu cette dernière, au moins pour la période relative à Shakespeare, et pour celle relative aux écrivains qui lui sont contemporains qu’il a également lus (“ Shakespeare : quatre essais ”, CR, p. 32-33). Voir Renan avec son histoire religieuse (Histoire des Origines du Christianisme, 1863-1881).
[100] RR, 28/03/1888, JEN, CRU, p. 202-203.
[101] Revue bimensuelle fondée en 1829 : d’abord consacrée à la politique, à l’économie et à l’histoire, elle s’ouvre progressivement à tous les domaines sous l’impulsion de François Buloz, qui “ asseoit ” la revue. La littérature y acquiert une très grande place. Renan entre à la revue en 1851. Taine accorde des textes à la revue de 1887 à 1891. A partir de 1883, la Revue des Deux Mondes publie les articles de Melchior de Vogüé (1848-1910), ses articles célèbres seront réunis par la suite en recueil : Le Roman russe (1886), Plon-Nourrit, 1904.
[102] Brunetière en devient le directeur en 1894.
[103] La Revue des Deux Mondes véhicule un modèle et des valeurs, pour Léon Daudet elle est “ de 1885 à 1900, le rempart de la tradition et de la bonne société ”, cité par Christophe Prochasson, Les années électriques 1880-1910, op. cit., p. 168.
[104] Christophe Prochasson, Les années électriques 1880-1910, op. cit., p. 168. N. B. : Les chiffres attestent d’une constante progression du nombre de normaliens à l’Académie française : sur quarante membres, un seul normalien académicien en 1840, puis “ 3 entre 1830 et 1870, 14 le sont entre 1874 et 1895 ”, voir Jean-François Sirinelli, “ Une institution peu à peu sacralisée ”, art. cit., p. 123.
[105] Avec Brunetière puis René Doumic, la revue glisse d’un esprit novateur (celui de François Buloz) vers un libéralisme conservateur.
[106] Après un article publié dans la Revue des Deux Mondes en octobre 1889, “ Le mouvement littéraire au XIXe siècle ”, Brunetière expose sa théorie générale de l’évolution des mouvements littéraires dans ses cours magistraux à l’Ecole normale supérieure à partir de novembre 1889 : or, Rolland avait terminé son cursus à l’Ecole Normale. Peu d’années après la publication de cette théorie dans L’Evolution des genres dans l’Histoire de la Littérature Française (1890), Brunetière est lauréat de l’Académie, en 1893.
[107] RR, Décembre 1887, JEN, CRU, p. 158.
[108] Ibid.
[109] N. B. : Brunetière avait pour tout diplôme le baccalauréat, mais grâce à Paul Bourget qui lui présenta François Buloz, il connut une belle réussite ; voir Antoine Compagnon, Connaissez-vous Brunetière ? Enquête sur un antidreyfusard et ses amis, Le Seuil, 1997, p. 14-20. Rolland retrace brièvement la biographie de Brunetière dans son journal : RR, JEN, CRU, 158.
[110] RR, Décembre 1887, JEN, CRU, p. 159.
[111] Ibid.
[112] “ Ferry a obtenu une majorité de 25 voix. (…) Ferry, que nous souhaitons, peut et doit amener une révolution. ”, Id., 4/12/1887, ibid., p. 160-162.
[113] Des manifestations violentes éclatent au moment des élections, que Rolland relate, d’autant plus que les normaliens se sentent concernés et sont touchés par les troubles : “ après l’exercice, on nous a fait enlever les culasses mobiles de nos fusils, et on a emporté nos sabres-baïonnettes, dans la crainte qu’en cas d’insurrection, la foule ne vînt chercher des armes chez nous. ”, ibid., p. 162.
[114] “ A l’Ecole, à tous les repas, manifestations tumultueuses, provoquées par les boulangistes ” : RR, 19/04/1888, ibid., p. 211. Rolland fait état de “ sérieuses bagarres avec les boulangistes ” et de diverses manifestations d’étudiants antiboulangistes dans les jours qui suivent : ibid., p. 212-217.
[115] RR, 22/04/1888, JEN, CRU, p. 216-217.
[116] N. B. : 61 pages de journal pour 1888-1889, contre 106 pages pour 1887-1888 et 142 pages pour 1886-1887.
[117] “ Je suis éreinté de fatigue par le travail d’agrégation ” : RR, 10/04/1889, JEN, CRU, p. 293.
[118] “ malgré l’indifférence que je prétendais avoir à l’égard des choses politiques, je suis bouleversé ”, Id., 27/01/1889, ibid., p. 273.
[119] Ibid., p. 274.
[120] En avril et mai 1889, Rolland assiste en particulier aux concerts de César Franck où le maître innove avec des orgues électriques : RR, JEN, CRU, p. 292 et p. 298.
[121] Id., 10/04/1889, ibid., p. 293.
[122] Rolland rapporte dans son journal l’anecdote d’une rencontre fortuite avec Vidal de la Blache, lequel lui dit : “ Vous avez tort… Moi aussi, j’allais autrefois aux concerts. J’y ai renoncé. J’ai vu que ce n’était pas un bon emploi de son dimanche. On dépense inutilement son fluide nerveux… ”, Id., 27/01/1889, ibid., p. 273.
[123] Roman des frères Goncourt, Edmond (1822-1896) et Jules (1830-1870), paru en 1865 et alors très décrié ; la pièce en dix tableaux est jouée pour la première fois le 18/12/1888 et publiée en même temps.
[124] Rires et moqueries d’une partie du public s’opposent aux applaudissements et protestations (contre le public moqueur) des normaliens (et quelques étudiants de la Sorbonne). Le tout (comme pour les leçons d’Ollé-Laprune) s’achève dans un “ grand tumulte ” : RR, 22/12/1888, JEN, CRU, p. 268-269.
[125] D’abord, c’est Léon Daudet, ami d’un condisciple de Rolland, Georges Dumas, qui rapporte que Goncourt a été “ très touché ” ; ensuite, dans une interview parue dans la Presse, Goncourt salue la démarche “ d’un élève de l’Ecole Normale Supérieure, qui [lui] a exprimé en son nom et au nom de plusieurs de ses camarades (…) la sympathie la plus vive et l’approbation la plus touchante… ” : Id., ibid., p. 271-272.
[126] Id., 22/05/1887, ibid., p. 128-129. Il s’était rendu également au Salon des Beaux-Arts (il s’y était déjà rendu l’année précédente) en mai 1888.
[127] Première grande vente aux enchères dans l’histoire de l’art, la collection réunie par Charles Secrétan (1815-1895), métaphysicien et philosophe suisse, comportait l’Angélus de Millet dont la France voulait éviter le départ hors de ses frontières ; mais, Rolland y est peu sensible, il retient de la collection des tableaux de Vermeer qu’il découvre là et qu’il admire : Id., 30/06/1889, ibid., p. 307-308.
[128] Id., ibid., p. 296 et p. 299.
[129] Il s’agit de la galerie des deux imprimeurs-éditeurs Léon Boussod (1826-1896) et René Valadon (1848-1921).
[130] RR, 3/03/1889, ibid., p. 284.
[131] Id., 7/04/1889, ibid., p. 292.
[132] RR, 21/04/1889, JEN, CRU, p. 293.
[133] Id., 22-23/06/1889, ibid., p. 304-307.
[134] Id., 22/12/1888, ibid., p. 272.
[135] L’Ecole française de Rome, descendante de l’Institut de correspondance archéologique, fut d’abord la section romaine de l’Ecole d’Athènes, puis devint en 1875 l’Ecole française de Rome (elle se trouve au Palais Farnèse). Les sujets de recherche sont alors l’archéologie, le droit romain, l’histoire politique, religieuse, sociale et économique de l’Italie et du monde romain.
[136] RR, 4/08/1889, JEN, CRU, p. 313.
[137] Le Pape Léon XIII avait ouvert les Archives vaticanes en 1880-1881 : l’Ecole de Rome fut chargée d’assurer la publication des lettres pontificales.
[138] RR, 27/11/1889, C6, p. 53.
[139] “ Les jours se suivent, pleins comme des semaines. Je ne sais comment je peux voir tant de choses en si peu d’heures, – et les voir vraiment assez bien ” : Id., 13-14/11/1889, ibid., p. 24.
[140] Id., 9/11/1889, ibid., p. 16.
[141] Id., 27/11/1889, ibid., p. 53.
[142] RR, 1890, C6, p. 234.
[143] Id., 14/06/1891, C8, p. 295.
[144] Michel Bréal (1832-1915), normalien (promotion de 1852), linguiste formé par Franz Bopp dont il traduisit la Grammaire comparée des langues indo-européennes (1866-1874). Il fonda la sémantique (Essai de sémantique : science des significations, 1896) dont il fit une nouvelle branche de la linguistique. Professeur de Grammaire au Collège de France à partir de 1866, en 1868 il devint le directeur d’études pour la grammaire comparée en “ Sciences historiques et philologiques ” à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, et par ailleurs secrétaire de la Société de Linguistique de Paris. Elu à l’Institut de France (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres) en 1875, il fut en 1880-1881 et 1884 Président de la Société pour l’Enseignement Supérieur.
[145] RR, 20/06/1895, C1, p. 140-141.
[146] “ Les livres offraient l’oubli des jours et des ennuis quotidiens, les grands soucis qui vivifient, auprès des petits, les libres espaces illimités, avec les ailes pour les franchir, avec un autre corps d’emprunt, plus vigoureux, et un esprit hardi, pour en jouir… ” : Id., “ Mémoires et Souvenirs ”, MFJ, p. 20.
[147] Ibid., p. 192.
[148] Id., 26/12/1886, JEN, CRU, p. 26.
[149] Gustave Lanson écrit que “ si chaque élève peut se spécialiser étroitement par ses travaux personnels, les exigences des examens et concours le contraignent toujours à des études d’une large généralité. ”, L’Ecole normale supérieure, op. cit., p. 10.
[150] RR, 26/12/1886, JEN, CRU, p. 26.
[151] Id., “ Shakespeare : quatre essais ”, Compagnons de route, Essais littéraires, Editions du Sablier, 1936, p. 26.
[152] Olivier-Henri Bonnerot, “ L’esthétique de Romain Rolland ”, Conférence prononcée à la Sorbonne le 31/01/2002, Brèves, Cahiers de Brèves, n° 1, 2004, p. 10.
[153] Rolland en conseille la lecture à Sofia Bertolini : RR, 28/02/1903, C10, p. 103.
[154] Rolland y fait référence dans une lettre : Id., 6/08/1903, ibid., p. 130.
[155] Rolland fait référence à ces pièces de Shakespeare dans une lettre à Sofia Bertolini : RR, 6/08/1903, C10, p. 130.
[156] Il a été retrouvé un “ petit carnet, qui date, semble t-il de Normale ” avec des “ notes sur Lamartine, Vigny et Musset ” : Bernard Duchatelet, Les débuts de “ Jean-Christophe ” (1886-1906) – Etude de genèse, 2 t., thèse de l’Université de Lettres Paris VII, Lille, service de reproduction des thèses de Lille III, 1975, t. 1, p. 57.
[157] Rolland a lu les Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre (1823-1915), premier grand observateur français des insectes : ses Souvenirs comptent huit volumes mais nous ignorons si Rolland a lu l’ensemble. Voir RR, 11/09/1903, C10, p. 136.
[158] “ Je suis passionné par ces études de la nature ” : ibid., p. 137.
[159] Id., 16/04/1913, C11, p. 175.
[160] Id., CRU, JEN, p. 148.
[161] Id., MFJ, p. 181.
[162] Eugène-Melchior de Vogüé (1848-1910), ambassadeur français, a une solide connaissance de la Russie. Outre ses articles sur la littérature russe, il écrit plusieurs essais et des romans. Il est élu à l’Académie française en 1888.
[163] Eugène-Melchior de Vogüé, Le Roman russe (1886), 5e éd., Plon-Nourrit, 1904.
[164] Nous renvoyons à la partie “ Annexes ” pour cette chronologie.
[165] Nous renvoyons à la partie “ Annexes ”.
[166] RR, 17/10/1886, CRU, JEN, p. 6.
[167] Ibid.
[168] “ Lu dans la Revue des Deux Mondes de 1862 ” précise Rolland, qui a lu le roman pendant son premier semestre à l’Ecole normale supérieure : RR, CRU, JEN, p. 83.
[169] Ibid.
[170] Le précepteur de Dominique le met en garde : “ attendez-vous à n’être pas très heureux pendant vos années d’études. (…) ne passez pas un seul jour sans vous dire que le travail conduit au but ”, Eugène Fromentin, Dominique, Paris, Folio, 2002, p. 90.
[171] Le héros a le désir “ de produire ”, justifiant par là son existence : “ ce qui me paraît être la seule excuse de notre pauvre vie. ”, Id., ibid., p. 220.
[172] RR, 1886-1887, CRU, JEN, p. 81-82.
[173] Id., 22/04/1888, ibid., p. 218. Nous renvoyons aux Annexes pour l’opinion de Rolland cinquante ans plus tard.
[174] Antoine Prost, Histoire de l’enseignement en France 1800-1967 (1970), Armand Colin, 1988.
[175] Maurice Crubellier, L’Enfance et la jeunesse dans la société française 1800/1950, Armand Colin, 1979.
[176] Ibid., p. 156.
[177] Ibid., p. 154.
[178] RR, 16/11/1886, JEN, CRU, p. 15.
[179] RR, 13/01/1887, JEN, CRU, p. 44.
[180] “ Dans la section philosophique on doit se rallier à l’idéalisme officiel de l’école, et dans la section littéraire à la rhétorique de Cicéron. ” : Stefan Zweig, Romain Rolland (1921), Belfond, 2000, p. 50.
[181] RR, 1887, JEN, CRU, p. 91.
[182] Ibid.
[183] Id., 18/02/1887, ibid., p. 50.
[184] Ibid.
[185] “ Je sais ce que veut Ollé : s’il est resté professeur à l’Ecole, c’est pour former des professeurs cléricaux comme lui. (…) Il essaie, par tous les moyens, d’écarter les positivistes et de réunir les talas (les dévots). (…) Et il nuit le plus possible à ceux qu’il ne peut chasser. (…) J’en parle sans parti pris : car il a fort bien noté ma conférence, dans le premier trimestre (avant d’être revenu de ses espérances cléricales sur moi. ”, Id., 8/05/1887, ibid., p. 121.
[186] RR, 8/05/1887, JEN, CRU, p. 121.
[187] Id., 23/02/1888, ibid., p. 188.
[188] RR, Décembre 1887, JEN, CRU, p. 160.
[189] D’après Rolland, Brunetière lui a tenu les propos suivants : “ Voyez-vous, c’est comme pour la littérature allemande, dont je vous parlais, l’autre jour. C’est surfait par la mode. Avec le temps, on s’apercevra qu’il y a là seulement deux ou trois noms, deux noms qui subsistent, et dessous chacun, deux noms d’œuvres. Encore, ce ne sont pas celles qui passent pour leurs chefs d’œuvre. ” : Id., Décembre 1887, ibid., p. 159-160.
[190] Id., Quelques lettres à ma mère, ibid., p. 334.
[191] Suite à son travail sur Stendhal rendu à Brunetière, Rolland écrit dans son journal : “ Il [B] n’y comprend pas grand-chose. Mais il est assez aimable, il essaie de comprendre, il me fait parler, il écoute. ”, Id., 23/04/1888, ibid., p. 217.
[192] “ Il me pousse surtout sur la question des romanciers russes ; mon amour pour eux l’offusque ; il critique particulièrement Dostoiewsky (sic), et m’oppose toujours Georges Elliot (sic). Je n’en démords pas, et il ne s’en fâche point. ” : Ibid.
[193] “ En somme, il [Brunetière] est assez large, dans la discussion, – en ce que, s’il comprend peu de chose, il veut bien convenir du moins qu’il ne comprend pas. ” : RR, 23/04/1888, JEN, CRU, p. 217.
[194] Id., Décembre 1887, ibid., p. 158.
[195] RR, 15/03/1888, JEN, CRU, p. 194.
[196] Id., 28/03/1888, ibid., p. 202.
[197] Id., Quelques lettres à sa mère, ibid., p. 331.
[198] RR, 1887, JEN, CRU, p. 91.
[199] Ibid.
[200] “ Classement de fin d’année. Je n’y assiste pas. J’en dit à mes amis le dégoût et la colère que j’en éprouvais. ” : Id., 27/07/1888, ibid., p. 250.
[201] Id., 6/11/1888, ibid., p. 260.
[202] Id., Quelques lettres à sa mère, ibid., p. 328.
[203] RR, JEN, CRU, p. 260.
[204] N. B. : Moralement, vis-à-vis de ses parents, Rolland ne saurait prendre la décision de démissionner, car sa famille a déménagé à Paris pour lui offrir la meilleure formation possible, et ses parents ont fondé tous leurs espoirs en lui.
[205] “ Tout est bien réglé, immuable. (…) D’autre part, rien de plus froid que mes travaux : une demi-page de Bossuet ou de Montesquieu à travestir grotesquement en grec incorrect ; un lieu commun (…) à développer pesamment, régulièrement, doctement, en français ou en latin (…). C’est plat. ”, RR, Quelques lettres à ma mère, CRU, p. 333.
[206] Ibid., p. 329.
[207] Ibid., p. 343.
[208] “ Commencé depuis trois jours ma dernière année d’Ecole. En tout autre temps, elle m’accablerait. En celui-ci, elle m’écœure. Je suffoque. ”, Id., 6/11/1888, JEN, CRU, p. 259.
[209] RR, 6/11/1888, JEN, CRU, p. 260.
[210] Id., Quelques lettres à sa mère, CRU, p. 347.
[211] Ibid., p. 346.
[212] Ibid., p. 344.
[213] Ibid.
[214] “ Pas la moindre émotion en voyant, pour la première fois, ces 30, 40, ou 70 paires d’yeux braqués sur moi ”, Id., 2-10/04/1889, JEN, CRU, p. 290.
[215] Ibid., p. 291.
[216] RR, 6/11/1888, JEN, CRU, p. 259-260.
[217] Id., “ Shakespeare : quatre essais ”, CR, p. 30-31.
[218] “ Je méprise l’agrégation ; j’ai promis de le dire, et je le dis. Maintenant que je l’ai, j’affirme mon mépris pour le professorat. ”, Id., Quelques lettres à sa mère, CRU, p. 347.
[219] Id., 1890, C6, p. 235.
[220] “ tout cela m’intéresse distraitement ; c’est là une occupation qui peut suffire à remplir un esprit inoccupé ” : Ibid.
[221] RR, 22-23/06/1889, JEN, CRU, p. 306.
[222] “ Mon cours est commencé, – assommant, sans utilité pour les élèves comme pour moi, – mais pas bien absorbant, et c’est tout ce que je lui demande. ” : Id., 10/10/1894, C1, p. 124.
[223] Ibid., p. 123.
[224] Id., “ Mémoires et Souvenirs ”, MFJ, p. 242.
[225] RR, 20/10/1895, C1, p. 147.
[226] “ La méthode historique dépasse même les bornes assignées à la discipline historique : l’histoire du droit se développe, tout comme l’histoire de l’article ” : Rémy Rioux, Paul Viallaneix, art. cit., p. 299.
[227] Pierre Albertini, “ La réforme de 1903 : un assassinat manqué ? ”, Ecole normale supérieure – Le livre du bicentenaire, op. cit., p. 31-72
[228] Sur les circonstances de l’éviction de Brunetière (qui fait partie de la “ série impressionnante d’humiliations ” subie en 1904), voir : Antoine Compagnon, Connaissez-vous Brunetière ?, op. cit., p. 194-198.
[229] Fondée en 1868, l’institution participe du mouvement visant à faire des sciences sociales une discipine à part entière, en appliquant la démarche nouvelle des historiens. Il s’agit de l’actuelle École des hautes études en sciences sociales.
[230] RR, 12/04/1909, C11, p. 27.
[231] “ il [l’enseignement] me prend trop de temps, il m’oblige à rester, 10 mois par an, cloîtré (si je veux mener de front mon enseignement et mes autres travaux. Je n’en peux plus, j’étouffe, j’ai une fringale de liberté, de voyages. ” : ibid.
[232] RR, 12/04/1909, C11, p. 27-28.
[233] Rolland à Péguy, 15/07/1901, Pour l’honneur de l’esprit (correspondance entre Charles Péguy et Romain Rolland [1898-1914]), Cahiers Romain Rolland n° 22, Albin Michel, 1973, p. 43.
[234] N. B. : Rolland représente l’Ecole normale supérieure au concert de fin d’année (1889). Par ailleurs, ses métaphores pour qualifier les arts sont généralement musicales : Claude Monet est ainsi un “ fougueux musicien ”, RR, 22/05/1887, JEN, CRU, p. 129.
[235] RR, 5/06/1889, JEN, CRU, p. 301
[236] Id., ibid., p. 302.
[237] Il s’agit là d’un revirement par rapport à un souhait assez paradoxal exprimé quelques mois plus tôt : “ Mon désir serait que le fils de ma sœur, (si plus tard elle en a un), fût élevé pour être ce que j’ai voulu et ce que je n’aurais pu être, – un artiste, un musicien. Il ne s’agit pas, au rebours de ce qu’on a fait pour moi, de violenter son âme pour qu’il soit musicien. Il s’agit de lui permettre d’être librement et pleinement l’Artiste qui doit être la fleur de notre race, et qui n’aura pu s’épanouir en moi, malgré ma volonté. – On lui remettra mes notes. ”, Id., 6/12/1888, ibid., p. 265.
[238] N. B. : Romain Rolland est né dans une famille de notaires : les grands-pères avaient chacun une étude et le père, Emile Rolland, avait ensuite repris l’étude de son beau-père.
[239] A ce sujet, le directeur Georges Perrot met Rolland en garde : “ Je sais que vous êtes un grand musicien, à la face de l’Eternel ; mais ça ne suffit pas… ça peut vous consoler ; mais il ne faut pas avoir besoin de consolations. ”, RR, 8/05/1887, JEN, CRU, p. 121.
[240] RR, 5/06/1889, JEN, CRU, p. 301-302.
[241] Ibid., p. 302.
[242] Né Isaac Félix Suarès (1868-1948) : il est au lycée Louis-le-Grand en même temps que Rolland, mais alors ils ne se fréquentent pas.
[243] “ Cher petit cœur (…) : notre foi en notre amour l’un pour l’autre – et si l’un, jamais, semblait se dérober à l’autre, l’autre garderait toujours sa foi envers l’un – ainsi rien ne peut nous séparer, même pas nous-mêmes de nous-mêmes. ”, André Suarès, avril 1890, Cette âme ardente… (choix de lettres de André Suarès à Romain Rolland [1887-1891]), Cahiers Romain Rolland n° 5, Albin Michel, 1954, p. 220-221.
[244] N. B. : À cette époque, Suarès signe ses lettres “ Ton Fx ” (pour Félix Suarès, puisqu’il n’a pas encore changé son prénom).
[245] RR, 21/09/1890, C1, p. 35.
[246] Dans leurs “ confidences ”, les deux amis font preuve d’une inconditionnelle franchise : “ nous avons été entièrement francs, comme il nous arrive souvent ”, RR, 23/05/1888, JEN, CRU, p. 226.
[247] Ibid., p. 29.
[248] Id., 6/06/1888, ibid., p. 231.
[249] Id., Lundi de Pâques 1887, Brouillon de lettre à Suarès, JEN, CRU, p. 76.
[250] Rolland et Suarès occupent leurs récréations à jouer de la musique, grâce à un piano qu’ils ont loué et installé à l’Ecole normale supérieure.
[251] RR, 23/05/1888, JEN, CRU, p. 227.
[252] Suarès, 30/07/1890, C5, p. 238.
[253] Suarès évoque “ les bons pédants, qui (…) travaillèrent à me rendre les beautés classiques odieuses par le flot perpétuel et monotone de leurs admirations conventionnelles. ”, Id., 30/07/1890, ibid., p. 238.
[254] RR, JEN, CRU, p. 30.
[255] “ Nous sommes tous deux (…) ardemment désireux de trouver Dieu, et de le garder pour notre bonheur et notre éternelle sauvegarde : aussi l’avons-nous fini par découvrir où il devait être cherché, en nous. ” : Suarès, 20/07/1890, C5, p. 233.
[256] RR, juillet 1889, JEN, CRU, p. 310.
[257] Suarès, 20/07/1890, C5, p. 233.
[258] RR, 29/12/1886, JEN, CRU, p. 32.
[259] Ibid., p. 30.
[260] Suarès, 13/10/1888, C5, p. 144-154.
[261] Ibid., p. 144.
[262] Id., 18/08/1890, ibid., p. 253.
[263] Id., 12/06/1890, ibid., p. 225-227.
[264] Id., 16/06/1890, ibid., p. 228.
[265] “ Ne dis pas de mal de Stendhal ” : Id., 5/12/1891, ibid., p. 332.
[266] RR, 11/06/1890, C6, p. 308-309 ; Suarès, 16/06/1890, C5, p. 227. Suarès réagit ainsi : “ mon ami, la ’Sonate à Kreutzer’ me fait horreur : je te trouve indulgent (…) ” et donne une analyse d’une page, C5, p. 227-228.
[267] Suarès, 25/04/1889, C5, p. 169.
[268] Nous renvoyons aux Annexes.
[269] “ il [Suarès] abominait tout le XVIIe siècle ” : RR, JEN, CRU, p. 30.
[270] Suarès, 5/12/1891, C5, p. 331.
[271] “ Axël ! le plus haut des livres, le souverain-testament de l’Homme-Prince… ” : Id., 30/03/1890, ibid., p. 219.
[272] RR, avril 1890, C1, p. 17.
[273] Id., juillet 1889, JEN, CRU, p. 310.
[274] Suarès, 30/07/1890, C5, p. 238.
[275] Ibid., p. 237.
[276] Rolland écrit aussi à sa mère : “ ce sont mes artistes de cœur, ces vieux peintres italiens. A vrai dire, mon époque par excellence, c’est le XVe siècle (…) : Botticelli, le Vinci. C’est pour moi l’équilibre parfait – aussitôt rompu – entre la forme et la pensée, – ou peut-être plutôt entre les sens et l’âme. ”, RR, 13-14/11/1889, C6, p. 24.
[277] Suarès, 30/07/1890, C5, p. 238.
[278] Suarès se rend en Italie à partir de 1893. A la suite de ses voyages, il rédige trois volumes ayant pour cadre Venise (Vers Venise), Florence (Fiorenza), et Sienne (Sienne la bien-aimée), qui constitueront son Voyage du Condottière, publié de 1910 à 1932.
[279] Rolland éprouve le besoin d’aider son ami, dont l’état neurasthénique l’inquiète : “ Si je pouvais le faire vivre et le guérir, le sauver, non pas pour moi, mais pour l’Art et pour Dieu ! ”, RR, 21/09/1890, C1, p. 35. Rolland croit en la vocation d’écrivain de son ami : “ il y a chez Suarès une force poétique et critique réelle ”, Id., 16/12/1901, C22, p. 46. C’est pourquoi Rolland va tâcher d’encourager Suarès en lui donnant confiance en lui, comme Malwida von Meysenbug l’avait avant pour lui-même.
[280] Id., 21/11/1889, C6, p. 40.
[281] RR, 22/01/1888, JEN, CRU, p. 179.
[282] “ Ma jeunesse aura grandi dans le rayonnement de Wagner et de Tolstoï ; et je n’aurai jamais pu voir les deux soleils de ma vie. ” : Id., 10/03/1889, ibid., p. 285.
[283] Voir Marie-Claire Bancquart, Avant-propos, Renan, Revue d’histoire littéraire de la France, n° 1, janvier-février 1994.
[284] Christophe Prochasson, Les années électriques 1880-1910, op. cit., p. 196.
[285] Nous soulignons.
[286] RR, 13/01/1887, JEN, CRU, p. 42.
[287] “ Un Renan en particulier est investi par les élites de la Montagne Sainte-Geneviève d’une véritable magistrature spirituelle, d’une espèce d’emploi sacerdotal. ” : Pierre-Henri Petitbon, op. cit., p. 29.
[288] “ Je cours acheter L’Abbesse de Jouarre ”, RR, 17/10/1886, JEN, CRU, p. 7.
[289] Id., 22/03/1888, ibid., p. 198.
[290] Id., 21/12/1886, ibid., p. 20-21. Rolland a (partiellement) recopié la lettre.
[291] RR, 21/12/1886, JEN, CRU,p. 20.
[292] Id., 17/10/1886, ibid., p. 7.
[293] La visite date du 26/12/1886. Rolland rapporte ses impressions, mais il ne rapporte que des “ fragments de sa conversation ” : Id., 26/12/1886, ibid., p. 22 et sq.
[294] “ Il faut ajouter un grand ’peut-être’ à l’exposé que j’avais fait de la pensée de Renan. (…) “ c’est un optimiste, qui ne serait pas sans mélancolie, s’il ne s’assaisonnait pas de beaucoup de scepticisme ”, ibid., p. 27.
[295] Ibid., p. 23.
[296] Ibid., p. 24.
[297] RR, 26/12/1886, JEN, CRU, p. 25.
[298] Id., ibid., p. 25.
[299] Id., ibid., p. 25-26.
[300] RR, CQV, CRU, p. 374.
[301] Id., Pâques 1887, JEN, CRU, p. 73.
[302] Ibid., p. 74.
[303] Ecrit en 1848, Renan publie l’ouvrage bien plus tard, en 1888, en assurant dans la préface être resté fidèle à sa position. Ernest Renan, L’Avenir de la Science, Calmann-Lévy, 1888.
[304] “ L’Avenir de la Science exprime quelques-uns des grands courants de pensée du XIXe siècle auxquels s’alimentent ceux même que rebutent le scientisme et l’anticléricalisme. ”, Simone Fraisse, “ Péguy et Renan ”, Péguy, RHLF, n° 2-3, mars-juin 1973, p. 276.
[305] RR, 22/03/1888, ibid., p. 197.
[306] Marie-Claire Bancquart, art. cit., p. 4.
[307] Ernest Renan, Histoire des Origines du Christianisme, 8 t., Paris, Lévy puis Calmann-Lévy, 1863-1883. Il y eut treize éditions de la Vie de Jésus en quatre ans.
[308] RR, 3/01/1888, JEN, CRU, p. 170.
[309] Nous renvoyons aux Annexes.
[310] “ La génération de Barrès suit d’abord docilement la direction que lui montraient Renan et Taine. Puis elle résiste, elle se cabre. Elle cherche à s’orienter elle-même, elle s’écarte du chemin qu’ils suivaient, elle invente d’autres attitudes, d’autres idéals, d’autres valeurs. Les disciples, d’abord groupés, se séparent. ”, Pierre-Henri Petitbon, op. cit., p. 141-142.
[311] Lettre inédite de Romain Rolland à Malwida von Meysenbug (mai 1890) : Bernard Duchatelet, Romain Rolland tel qu’en lui-même, op. cit., p. 51.
[312] Malwida Rivalier von Meysenbug (1816-1903), intellectuelle allemande (descendante d’une famille française par son père, Carl Rivalier), grande idéaliste, est auteur de nombreux essais. Elle a participé aux mouvements féministes de son pays, elle s’est investie dans le mouvement social révolutionnaire de 1848, mais elle a dû s’exiler de Berlin à Londres en 1852. Elle fut la préceptrice des filles d’Alexander Herzen (1812-1870), le père du socialisme russe ; elle adopte une des filles de Herzen, Olga (que Gabriel Monod épouse). Vivant à Rome à partir des années 1880, Malwida von Meysenbug y tenait un salon qui réunit un grand nombre de personnalités. Elle participa à la critique littéraire de plusieurs journaux. Tout au long de sa vie, elle a côtoyé de grands écrivains, philosophes, et musiciens (dont Wagner et Liszt), et toujours des personnalités politiques.
[313] Romain Rolland connaissait de Herzen ses œuvres de fiction, lues en 1887 (voir Annexes) ; mais, Malwida von Meysenbug a certainement dû faire un portrait complet de l’homme politique à Rolland.
[314] RR, 8-9/03/1890, C6, p. 237.
[315] “ elle [M.v.M] a conservé tant d’enthousiasme et de vie, que les faits s’animent quand elle les dit ” ; “ et cette petite société conspirait, s’agitait, écrivait, agissait ”, ibid., p. 238-239.
[316] Id., 2/06/1890, ibid., p. 300.
[317] RR, 27-28/02/1890, C6, p. 218.
[318] Id., 5/05/1890, ibid., p. 261.
[319] Id., 13/11/1890, C8, p. 65.
[320] Id., 1/12/1890, ibid., p. 94-95. Rolland écrit aussi : “ Elle m’a plusieurs fois dit que c’était [Goethe] l’artiste au monde qu’elle aimait le mieux. ”, p. 95. Dans cette lettre, au sujet des Mémoires de Malwida von Meysenbug, Rolland la juge “ inspirée par la grande influence de Goethe ”, p. 94.
[321] Rolland rapporte à sa mère les sujets des conversations avec Malwida von Meysenbug : par exemple le 1/06/1890, la discussion qui porte sur Goethe et Schiller, Id., C6, p. 297.
[322] Id., 27-28/02/1890, ibid., p. 218.
[323] “ voici une femme de cœur et d’une belle intelligence, qui est âgée, souffrante, seule ; comme tous les vieillards, elle sent l’isolement se faire autour d’elle, et devant elle, elle n’a qu’une vue, la mort ; au lieu d’être chagrine, inquiète, comme font les autres, elle attend avec sérénité, elle a conservé une âme souriante pour faire le bien et jouir du beau. ” : Id., 27/06/1890, ibid., p. 331.
[324] RR, 27-28/02/1890, C6, p. 218.
[325] Id., 5/05/1890, ibid., p. 261.
[326] “ votre chère âme qui comprend la mienne et veut bien l’aimer, et partager avec elle, et lui faire partager, le beau rêve de la vie idéale, dans l’Art et dans la Nature. (…) Croyez donc qu’auprès de vous, je ne pense qu’à l’inappréciable bonheur de la communion de nos âmes en Dieu, – le premier de tous les bonheurs pour moi. ”, lettre inédite (mai 1890) citée par Bernard Duchatelet, Romain Rolland tel qu’en lui-même, op. cit., p. 51.
[327] Rolland, avant la publication allemande de la correspondance, avait relu et corrigé certaines lettres envoyées à Malwida von Meysenbug. Jacques Le Rider a consulté les fonds conservés en Allemagne : il a pu remarquer que “ de nombreux passages des lettres de Romain Rolland avaient été découpées et ainsi dérobées à la postérité… ”, que “ les lettres de Romain Rolland conservées à Weimar révèlent des coupures de morceaux entiers du papier, qui ont mutilé les manuscrits. ”, voir “ Romain Rolland et Malwida von Meysenbug ”, Conférence prononcée à la Sorbonne le 30/10/2003, Ed. “ Cahiers de Brèves ”, Etudes rollandiennes n° 4, 2004, p. 19.
C’est dire le problème redondant de l’incomplétude des sources privées, et leur manipulation, quoique dans ce cas, encore une fois, Rolland aurait coupé les passages relatifs à sa vie intime.
[328] RR, 14/09/1890, C1, p. 34
[329] Malwida von Meysenbug envoie ainsi à Rolland des articles sur Herzen, voir RR, 10/10/1894, C1, p. 124.
[330] Outre la musique qui est alors la spécialité de Romain Rolland, Malwida von Meysenbug écrit de Rolland combien il excelle dans les autres disciplines : “ Sur tous les autres terrains de la vie intellectuelle, il me semblait être dans son élément, aspirant toujours à un plus complet développement de lui-même. ”, Malwida von Meysenbug, extrait du Soir de ma vie, C6, p. 10.
[331] RR, 23/12/1893, C1, p. 99.
[332] RR, 23/12/1893, C1, p. 101.
[333] “ c’est dans ses nouvelles et romans impersonnels qu’elle a mis ce qu’elle avait de meilleur, de plus personnel et de plus passionné. Je t’ai dit que je regarde surtout une de ses nouvelles : Le St Michel (du Guide), comme une des plus belles œuvres allemandes. ” : Id., 1/12/1890, C8, p. 95.
[334] La première partie des mémoires de Malwida von Meysenbug, Mémoires d’une idéaliste (2 t.), rédigée en français, fut publiée anonymement par une maison d’édition suisse en 1869 : Mémoires d’une idéaliste : entre deux révolutions 1838-1848, Genève, Georg ; c’est cette édition que Rolland possédait dans sa bibliothèque. Puis, les mémoires furent traduits en allemand (parution en Allemagne en 1876), et l’édition française date de 1900 : Mémoires d’une idéaliste, Préface de Gabriel Monod, Paris, Fischbacher, 1900, 2 t.
[335] RR, 1/12/1890, C8, p. 94.
[336] Id., 4-5/03/1894, C1, p. 114.
[337] Malwida von Meysenbug, Mémoires d’une idéaliste, Paris, Fischbacher, 1900, t. I, p. 84.
[338] Ibid., p. 383.
[339] Malwida von Meysenbug poursuit le récit de sa vie dans Le Soir de ma vie. Voir Le Soir de ma vie, précédé de La fin d’une idéaliste de Gabriel Monod, Paris, Fischbacher, 1908.
[340] Malwida von Meysenbug, extrait du Soir de ma vie, C6, p. 10.
[341] RR, 18/03/1896, C1, p. 174.
[342] Romain Rolland fut pour Malwida von Meysenbug “ un continuel stimulant ”, voir Malwida von Meysenbug, extrait du Soir de ma vie, C6, p. 10.
[343] “ Rien n’est plus intéressant que de suivre ainsi de près l’évolution d’un esprit créateur, qui, sans rencontrer d’obstacle à l’extérieur, s’asservit aux ordres despotiques de sa voix intérieure, lutte pour le triomphe de la clarté dans l’idée et l’exécution, et, tout en donnant la vie au monde qui a pris naissance en lui, s’efforce de satisfaire aux lois les plus élevées et les plus immuables de la création artistique. ”, Malwida von Meysenbug, extrait du Soir de ma vie, C6, p. 11.
[344] “ Sans vous et Suarès, je ne sais ce que je deviendrais. ” : RR, 12-13/02/1892, C1, p. 58.
[345] Ibid.
[346] “ Je lui dois tant aussi, à mademoiselle de Meysenbug ! (…) l’influence affectueuse d’une âme noble, qui m’a donné de la force pour le bien, et tourné mon mépris contre le mal. ”, Id., 27/06/1890, ibid., p. 332.
[347] RR, 12/02/1896, C1, p. 172.
[348] “ Tout change pour moi, du jour où j’entre à Louis-le-Grand (1883) : c’est un phénomène curieux. Du jour au lendemain. Ça a été un bouleversement joyeux, dont la profondeur m’a échappé à moi-même. ” : RR, 23/05/1888, JEN, CRU, p. 227.
[349] Ibid.
[350] “ Jusqu’en janvier 1884 – (c’était hier !) – j’ai été agi. Depuis, je peux me rendre cette justice, que j’ai toujours tendu mon être vers le beau, vers le bien, vers mon Dieu, de toutes les forces que j’ai trouvées au fond de moi, et que j’ai centuplées, en quatre ans. ”, ibid., p. 227.
[351] Henri Peyre, Les générations littéraires, Boivin, 1948.
[352] Définition historique de “ génération ” : 1) idée de succession régulière des groupes humains, où “ Les plus jeunes poussent les plus âgés. ” mais qui signifie aussi la “ présence simultanée de plusieurs générations d’hommes ”. 2) “ Les hommes nés et grandis approximativement ensemble partagent un certain nombre d’aspirations, de rêves et de sentiments ” ; H. Peyre situe le “ point de départ d’une génération nouvelle, lorsque ces hommes ont de 18 à 30 ans ” ; un “ esprit commun, en littérature une commune ambition ou l’attrait de quelque doctrine neuve, de quelque forme d’art ou de style redécouverte, semblent unir ceux qui font partie d’une même génération. ”. 3) “ Enfin la différence d’âge, d’idéal, d’attitude d’esprit et de sensibilité entre une génération sur son déclin et une génération montante est source de conflits ” ; “ L’histoire du goût, qui se transforme insensiblement, ou quelques fois par mutations brusques (…) ne saurait s’écrire qu’en termes de générations. ”, ibid., p. 48-49.
[353] “ Après l’apparition de la pièce intitulée Fin de siècle de Micard, Jouvenot et Cohen, et représentée au Théâtre du Château d’Eau le 17 avril 1888, l’expression fait florès, devenant le label obligé de multiples publications et événements culturels. ”, Bernard Terramorsi, “ La fin du siècle ou le retour d’âge ”, Littérature d’une fin de siècle, Europe, n° 751-752, novembre-décembre 1991, p. 4.
[354] “ La revue littéraire nous donne ainsi la température de la vie créatrice, de la littérature de demain, ou d’après-demain ; elle témoigne des poussées de fièvre et des moments d’atonie. ”, Michel Decaudin, “ Formes et fonctions de la revue littéraire au XXe siècle ”, Colloque 5 et 6 mai 1975, “ Situation et avenir des revues littéraires ”, Nice, Centre du XXe siècle, Nice, 1976, p. 15-25. Michel Decaudin remarque néanmoins que “ la mesure de l’influence ” de ces revues est une question très délicate, même avec les chiffres de diffusion.
[355] Créée en 1829, elle est supprimée en 1858, ressuscite en 1864-1865, et malgré quelques interruptions jusque 1894, elle perdure jusqu’en 1970. Maxime du Camp la dirige plusieurs années. En 1894, Paul Calmann en prend la direction.
[356] N. B. : Haydn, Beethoven, Schumann, Mendelssohn, et Brahms sont les plus joués.
[357] Rolland stigmatisera la vogue wagnériste quelques années plus tard, protestant contre les “ caricatures françaises de l’art wagnérien ” et assenant qu’“ Il y a eu beaucoup trop de singes de Wagner en France. ” : RR, MA, p. 199.
[358] Edouard Dujardin (1861-1949) : auteur du roman Les Lauriers sont coupés (1888). Il faisait partie du cénacle de Mallarmé. Il est aussi directeur de La Revue indépendante à partir de 1885. Teodor de Wyzewa et Houston Stewart Chamberlain sont également des wagnériens enthousiastes qui collaborent souvent à la revue, de même Mallarmé a beaucoup écrit pour la Revue Wagnérienne ; Odilon Redon ou encore Fantin-Latour apportent leur contribution.
[359] “ Dans une espèce de dévotion artistique, écrivains, peintres et critiques musicaux s’expriment non seulement sur des questions musicales, mais sur la peinture, la philosophie, la littérature, vues à travers le prisme wagnérien. (…) Romain Rolland stigmatise ainsi le travail de la Revue wagnérienne : En un mot c’était l’univers entier, vu et jugé au travers de la pensée de Bayreuth. , Antoine Livio, “ La vogue du wagnérisme ”, France-Allemagne, l’amour et la haine, Magazine littéraire, n° 359, novembre 1997, p. 42.
[360] De 1893 à 1917, Wyzewa est chargé de la critique des lettres étrangères à La Revue des Deux Mondes.
[361] Nous renvoyons aux Annexes pour le jugement de Rolland sur certaines œuvres symbolistes.
[362] Les articles de Mallarmé sont réunis pour beaucoup dans Divagations (1897).
[363] Jean-Thomas Nordmann, La Critique littéraire française au XIXe siècle (1800-1914), Le Livre de Poche, 2001, p. 175. “ Blum accueille avec sympathie la relève du symbolisme par des mouvements qui, comme l’école naturiste, marquent un retour vers des valeurs de vie, de force et d’action. ”, ibid.
[364] La revue est refondée en 1890 par Alfred Vallette (1858-1935).
[365] Remy de Gourmont, Promenades littéraires (1906-1913), Mercure de France, 1963.
[366] Id., Le livre des masques, Société du Mercure de France, 2 t., 1896-1898.
[367] Michel Raimond, La Crise du roman – Des lendemains du Naturalisme aux années vingt, José Corti, 1985, p. 112.
[368] En témoignent les premières pages de Là-bas de Huysmans.
[369] Nous renvoyons aux Annexes pour les lectures de Rolland.
[370] Les soixante-quatre entretiens effectués par Jules Huret (1864-1915), parus dans L’Echo de Paris en 1891, sont publiés en un volume : Enquête sur l’évolution littéraire (1891). Jules Huret se fait le témoin de la littérature de son temps, qu’il divise en neuf catégories. Il montre l’essor du roman psychologique au détriment du roman naturaliste zolien, et l’essor de la poésie symboliste et des décadentistes. Jules Huret, Enquête sur l’évolution littéraire, José Corti, 1999.
[371] Teodor de Wyzewa, Écrivains étrangers, Perrin & cie, 1896-1900. Il traduit : Tolstoï, Théâtre complet, Perrin, 1904, et Qu’est-ce que l’art, Perrin, 1911.
[372] Marie-Claire Bancquart, “ Anatole France et l’esprit fin de siècle , Littérature d’une fin de siècle, Europe, n° 751-752, novembre-décembre 1991, p. 95-96.
[373] Jules Romains, “ La Génération Nouvelle et son Unité ”, Nouvelle Revue française, 1er août 1909, p. 30-39.
[374] Jacques Robichez, Romain Rolland, Hatier, 1961.
[375] RR, 22/03/1888, JEN, CRU, p. 197.
[376] Rolland écrit par exemple à propos de Gautier : “ Incapacité totale de psychologie. ”, RR, 3/01/1888, JEN, CRU, p. 170.
[377] Id., 27/04/1887, ibid, p. 117.
[378] Id., 6/02/1888, ibid, p. 182.
[379] “ De la réalité du monde extérieur, dans mon idéalisme. Je ne vois, je ne sens que des âmes. Mon Moi divin se donne d’infinis spectacles, d’immenses symphonies, dont mon moi humain est une note, un son, – (dont les vibrations sont modifiées par les sons voisins). ” : Id., 15/01/1888, ibid, p. 176.
[380] RR, Lundi de Pâques 1887, Brouillon de lettre à Suarès, JEN, CRU, p. 76.
[381] Id., CQV, CRU, p. 353-379.
[382] Vincent Jouve, L’effet-personnage dans le roman, PUF, 1992, p. 48.
[383] RR, 4/05/1888, “ Préface ”, CQV, CRU, p. 353.
[384] Ibid.
[385] Ibid.
[386] Stefan Zweig, Romain Rolland, op. cit., p. 53.
[387] RR, CQV, CRU, p. 353.
[388] Ibid., p. 378.
[389] À notre connaissance, le Mont-Oriol est pour Rolland la seule lecture attestée récente de Maupassant : après vérification, la citation choisie par Rolland a été effectivement retrouvée dans cette œuvre (Partie II, chap. 6). Mais, Rolland a rassemblé plusieurs morceaux de phrases pour constituer son extrait.
[390] RR, “ Aux philosophes ”, CQV, CRU, p. 367.
[391] “ Règles d’une Morale provisoire ”, ibid., p. 368-369. Les quatre autres règles sont : 2e règle, “ Régler ses efforts, assurer sa volonté, dans la direction de ce but ; 3e règle, “ Ne jamais chercher d’objet à son action en soi, mais hors de soi (…) ; 4e règle, “ Se rendre utile, – non d’une façon abstraite, générale, détachée, “ philanthropique ”, mais – active et précise. (…) ” ; 5e règle, “ Ne jamais cesser de chercher la Vérité. (Vérité harmonieuse, c’est-à-dire totale, dans l’art = Beauté ; dans l’action = Bonté.). (…) ”.
[392] Ibid., p. 369.
[393] Ibid., p. 379.
[394] RR, 21/11/1889, C6, p. 40.
[395] Ibid.
[396] “ Je t’aime et te regrette, et pourtant je profite de mon éloignement pour en tirer tous les avantages possibles ; je vois Rome, je travaille, je lis et vois l’art, je me promène. ” écrit Rolland à sa mère : RR, 9/12/1889, C6, p. 72.
[397] Suarès, 18/08/1890, C5, p. 254.
[398] RR, 30/12/1890, C8, p. 135.
[399] Id., 14/09/1890, C1, p. 31.
[400] Ibid., p. 31-32.
[401] RR, 13/11/1890, C8, p. 65.
[402] Id., 29-30/11/1891, C1, p. 50.
[403] Id., 12-13/02/1892, ibid., p. 58.
[404] Id., 4-5/03/1892, ibid., p. 64.
[405] RR, 4-5/03/1892, C1, p. 63.
[406] Id., 26/02/1892, ibid., p. 59-60.
[407] Id., novembre 1898, ibid., p. 248.
[408] N. B. : Le titre initial exact est Conversations avec Goethe dans les dernières années de sa vie, mais à partir de 1941, l’édition française a choisi Conversations de Goethe avec Eckermann, titre resté en usage depuis.
[409] Sur la question du rôle d’Eckermann comme faire-valoir de Goethe ou comme créateur d’une œuvre, Claude Roëls insiste sur les qualités d’Eckermann : sa “ grande réceptivité ”, “ nullement passive mais éminemment créatrice ” ; “ Eckermann savait écouter et nourrir la conversation. ”, Préface aux Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, 1988, p. 16-17.
[410] Dossier préparatoire n IV de Rolland (Archives Romain Rolland). Rolland indique “ G. 16 déc. 1828 ”. La note est tirée des Conversations de Goethe avec Eckermann, t. II, p. 78. Rolland n’a pas recopié la fin de la phrase, qui se termine ainsi : “ Toute œuvre qui a un caractère de grandeur nous forme dès que nous savons voir en elle ce qui est grand. ”.
[411] RR, “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 28.
[412] Nous renvoyons aux Annexes pour la présentation complète des éditions de l’ouvrage.
[413] Evoquant Rubens, Rolland renvoie ensuite aux Conversations, premier volume : “ Voir Goethe avec Eck. I. ”, RR, Juillet 1888, JEN, CRU, p. 249.
[414] Dans l’Avertissement, Emile Délerot indique : “ L’ouvrage d’Eckermann est reproduit intégralement pour toute la partie qui regarde Goethe (…). Quant aux récits qu’Eckermann nous fait sur lui-même, je n’avais pas les même raisons pour les respecter, je les ai abrégés ou même supprimés. (…) Ces confidences n’intéressent personne, même en Allemagne. (…) En échange des pages toutes personnelles d’Eckermann que je retranchais, j’ai donné d’importants fragments de la correspondance de Goethe (…). Dans un Appendice, j’ai traduit un certain nombre de morceaux de critique, tirés des Mélanges de Goethe. Tous se rapportent à des sujets traités dans les Conversations, dont ils forment comme les pièces justificatives. ”, Avertissement du traducteur, Conversations de Goethe recueillies par Eckermann, Charpentier, 1863, t. I, p. xxiii-xxiv.
[415] Jacques Roos, “ Romain Rolland et Goethe ”, Lettre inédite de Romain Rolland à Malwida von Meysenbug, Bulletin de la Faculté des lettres de Strasbourg, n° 7, avril 1957, p. 383.
[416] Suarès, 20/04/1889, C5, p. 165-166.
[417] RR, 1/07/1888, JEN, CRU, p. 247.
[418] Ces passages ont néanmoins été conservés par Rolland dans un carnet intitulé “ Sagesse ” (Archives Romain Rolland), qu’il a utilisé lors de la rédaction de Jean-Christophe.
[419] RR, 1/07/1888, JEN, CRU, p. 247.
[420] RR, 1/07/1888, JEN, CRU, p. 245.
[421] Ibid., p. 246
[422] Id., 4/05/1888, “ Préface ”, CQV, CRU, p. 353.
[423] Goethe, 26/02/1824, Conversations de Goethe recueillies par Eckermann, Charpentier, 1863, t. I, p. 108.
[424] Julia Kristeva a théorisé l’Intertextualité en 1969 dans Séméiôtikè : auparavant on avait connaissance d’une pratique textuelle fonctionnant sur l’imitation, le collage, et l’inspiration, mais les noms pour la désigner étaient divers et flous, comme l’idée que l’on s’en faisait. Des études mêlaient ce que l’on désigne maintenant comme intertextualité, sources et influence ; Julia Kristeva, Séméiôtikè, Recherches pour une sémanalyse, Le Seuil, coll. “ Points ”, 1978.
[425] Goethe, 26/02/1824, Conversations de Goethe recueillies par Eckermann, Charpentier, 1863, t. I, p. 108.
[426] RR, 4/05/1888, “ Préface ”, CQV, CRU, p. 353.
[427] Voir p. 114 ; et, voir Goethe, 26/02/1824, Conversations de Goethe recueillies par Eckermann, t. I, p. 109.
[428] RR, 4/05/1888, “ Préface ”, CQV, CRU, p. 354.
[429] Id., CQV, CRU, p. 355.
[430] Ibid.
[431] Non sans faire aveu de sa “ présomption de prétendre leur [les âmes souffrantes] venir en aide ” : ibid.
[432] N. B. : Dès cette époque, Rolland orthographie le nom de Tolstoï avec un “ y ” en finale, et persistera à l’orthographier ainsi.
[433] RR, CQV, CRU, p. 374-375.
[434] Eckermann (et Sainte-Beuve dans les commentaires de l’édition lue par Rolland) revient souvent sur la “ grande sérénité ” de Goethe, qu’il loue en particulier lorsque à soixante-quinze ans, Goethe lui assène au sujet de la mort : “ cette pensée me laisse dans un calme parfait ”, 2/05/1824, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 117. Par ailleurs, Goethe donne à Eckermann la sérénité comme objectif à atteindre dans l’écriture : “ il est temps que vous parveniez à la sérénité de la vie ”, 18/09/1823, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 65. N. B. : Eckermann est alors âgé de 31 ans.
[435] RR, “ Comment vivre l’Ironie ”, CQV, CRU, p. 372.
[436] Ibid., p. 373.
[437] Id., 30/07/1912, C11, p. 159.
[438] Pour Goethe le soleil est “ une révélation de la divinité suprême, et même la révélation la plus puissante qu’il nous soit donné de connaître à nous, enfants de la terre. Je révère en lui la lumière et la force fécondante de Dieu, par laquelle nous vivons, nous nous mouvons, nous sommes, nous et les plantes et les animaux avec nous. ” : Goethe, Conversations de Goethe recueillies par Eckermann, op. cit., t. II, p. 319.
[439] RR, CQV, CRU, p. 356. Il fait écho à ce qu’exprime Goethe : “ Le principal, c’est d’avoir une âme qui aime la vérité et qui la prenne là où elle la trouve. ”, 16/12/1828, Conversations de Goethe recueillies par Eckermann, t. II, p.70.
N. B. : Le titre choisi par Goethe pour son autobiographie (période de 1811 à 1822), Poésie et Vérité, est révélateur de la priorité accordée par lui à la vérité : originellement, le titre mettait même en valeur le terme de vérité. Pour une question de prononciation en allemand, les deux termes ont été inversés, mais il aurait dû s’intituler Vérité et Poésie. Voir au sujet de l’inversion du titre, la note de Jean Chuzeville, Conversations de Goethe avec Eckermann, p. 412.
[440] “ notre nourriture et notre genre de vie sont trop éloignés de la saine nature et nos relations sociales manquent de charité et de bienveillance. Chacun est distingué et poli, mais personne n’a le courage d’être sincère et vrai, de sorte qu’un honnête homme, avec des tendances et des sentiments naturels, est mal à sa place parmi nous. Souvent on souhaiterait être un de ces soi-disant sauvages (…) pour goûter l’existence humaine dans sa pureté ”, 12/03/1828, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 560.
[441] RR, CQV, CRU, p. 356.
[442] “ il faudrait à l’humanité quelque chose de positif qu’on lui transmettrait de génération en génération, et ce serait une bonne chose que le positif fût en même temps ce qui est juste et vrai. ”, 1/02/1827, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 213.
[443] Le résultat de la réflexion commune est l’ouvrage d’Herder (Idées sur la philosophie de l’histoire de l’humanité, 1784-1791) que Rolland lit également.
[444] “ Mais ce grand Etre, que nous nommons la Divinité, ne se manifeste pas seulement dans l’homme, il se manifeste aussi dans une riche et puissante nature et dans les immenses événements du monde ”, voir 28/02/1831, Conversations de Goethe recueillies par Eckermann, t. II, p. 265 ; “ partout est répandue la force divine, partout agit l’amour éternel ! ”, 29/05/1831, Conversations de Goethe recueillies par Eckermann, op. cit., t. II, p. 298.
[445] RR, “ De l’Intuition ”, CQV, CRU, p. 360.
[446] Ibid., p. 356.
[447] Eckermann indique : “ Ce point de vue, Goethe de bonne heure le trouva dans Spinoza, et il se plaît à reconnaître combien les aperçus de ce grand penseur répondaient aux besoins de sa jeunesse. Il se retrouvait en lui, et c’est en lui qu’il pouvait apercevoir la meilleure confirmation de lui-même. ” ; N. B. : Dans les Conversations, cette référence à Spinoza survient juste après le développement cité plus haut sur le “ grand Etre ”, 28/02/1831, Conversations de Goethe recueillies par Eckermann, t. II, p. 265.
[448] RR, CQV, CRU, p. 357.
[449] Id., “ Les Etres ”, ibid., p. 361.
[450] “ tout en sentant très fortement ma foi, je la sens faible comme démonstration ; et j’y reviens sans cesse ”, Id., 20/05/1887, CQV, CRU, p. 132.
[451] RR, “ L’Etre ”, ibid., p. 360.
[452] Id., “ De la communion des âmes en Dieu ”, CQV, CRU, p. 363.
[453] Ibid., p. 364.
[454] Outre “ le point de vue de l’Eglise ”, il y a selon Goethe un autre point de vue, celui auquel il adhère : “ une religion qui existe depuis toujours, celui de la pure nature et de la raison, et qui est d’origine divine. Conception qui demeurera éternellement la même et gardera sa valeur aussi longtemps qu’il y aura des êtres habités par Dieu. Mais cette conception n’est l’apanage que des rares élus, elle est beaucoup trop élevée et trop noble pour devenir universelle. ”, cf. 11/03/1832, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 625. Goethe défend Luther et la Réforme, contre les “ bêtises dans les institutions de l’Eglise ”, Id., ibid., p. 626.
[455] “ la Raison est la fenêtre de l’Eternité : elle procure à chacun l’intuition, la vue soudaine de l’essence et sa nature ; elle lui fait entrevoir ses limites étroites, et, au-delà, l’espace immense de la Vie, où elle n’est pas. (…) La Raison est une forme inférieure de la Sensation divine, la forme de l’être relatif : elle est proprement Dieu fait homme… ”, RR, “ Les Etres ”, CQV, CRU, p. 363.
[456] “ La sagesse nous dicte que le vrai emploi de notre Raison est de nous faire sentir toujours notre Divinité au cœur de notre vie, au sein de nos douleurs, pour en tamiser l’amertume, au milieu de nos joies, pour en épurer la douceur. ” ; Id., CQV, CRU, p. 372.
[457] RR, “ Du Monde Extérieur ”, CQV, CRU, p. 371.
[458] “ Tu voudrais que j’aille à la messe le Dimanche ! Tu veux donc que je déteste la religion ! ”, Id., 29/01/1890, C6, p. 140 ; “ Je serais un renégat, si je me laissais convertir, puisque je crois à tout autre chose. ”, Id., ibid., 4/06/1890, p. 303.
[459] Id., 27/06/1890, C6, p. 333.
[460] Ibid.
[461] Ibid.
[462] Ibid.
[463] Id., “ Du Monde Extérieur ”, CQV, CRU, p. 370.
[464] A propos de la Suisse, “ mes chères montagnes ”, Rolland écrit : “ C’est là que j’ai laissé le plus de moi-même ; c’est là que tu retrouveras le plus de mon âme adolescente, mêlée à l’âme infinie de la divine Nature : torrents sonores, forêts murmurantes, montagnes inclinées, souffle du Dieu vivant, que j’aime, que je suis, qu’à ton insu tu es, et au sein de qui nous serons réunis. ”, RR, 11/06/1889, JEN, CRU, p. 304.
[465] “ Il y a dans la nature ce qui est accessible et ce qui est inaccessible. (…) Celui qui l’ignore se tourmentera peut-être toute sa vie durant devant l’inaccessible, sans jamais approcher de la vérité. Mais celui qui le sait et qui est sage s’en tiendra toujours à l’accessible, et tout en explorant cette région en tous sens (…) il se peut que sur cette voie il conquière une parcelle de l’inaccessible ” ; “ la Nature recèle toujours quelque chose de problématique que les facultés humaines ne parviennent à pénétrer jusqu’au fond. ”, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 217.
[466] RR, CQV, CRU, p. 376-377.
[467] Les travaux de recherches en sciences naturelles menés par Goethe sont évoqués régulièrement durant les entretiens avec Eckermann.
[468] RR, CQV, CRU, p. 376.
[469] “ A travers toutes les œuvres de Schiller (…) circule l’idée de la liberté, et cette idée prit un autre aspect à mesure que Schiller avança dans sa culture et devint lui-même un autre homme. Dans sa jeunesse, c’était la liberté physique qui le préoccupait (…) ; plus tard, ce fut la liberté idéale. ” : Goethe, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 196.
[470] “ Est-on libre ? Cette terrible question, qui m’a passionné longtemps, comme tous les jeunes gens, m’apparaît aujourd’hui parfaitement ridicule. ”, RR, “ De la Liberté ”, CQV, CRU, p. 366.
[471] “ Quelle chose singulière que la liberté ! Chacun en a suffisamment pourvu qu’il sache où la trouver et qu’il s’en contente ” : Goethe, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 196.
[472] RR, “ De la Liberté ”, CQV, CRU, p. 366.
[473] RR, “ De la Liberté ”, CQV, CRU, p. 366.
[474] “ Ce qui rend libre [est] le fait de vénérer ce qui nous est supérieur. En effet, par ce témoignage de respect nous nous élevons au même niveau ; en reconnaissant une supériorité, nous manifestons que nous avons en nous le sens de la grandeur et que nous sommes dignes d’être l’égal de ce que nous honorons. ” : Goethe, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 196.
[475] RR, “ De la Liberté ”, CQV, CRU, p. 367.
[476] Ibid.
[477] Dans son avertissement, Emile Délerot précisait que le choix opéré pour les fragments joints dans l’appendice était en fonction de “ tout ce que Goethe a écrit sur la France et [vise] à donner en même temps un échantillon de sa critique universelle ” : Emile Délerot, Avertissement du traducteur, Conversations de Goethe recueillies par Eckermann, t. I, p. xxiv.
[478] RR, Juin 1889, JEN, CRU, p. 300.
[479] RR, 16/06/1889, JEN, CRU, p. 304.
[480] Id., 5/06/1889, ibid., p. 300-301.
[481] Les Essais de Montaigne sont représentatifs d’une littérature de l’imprégnation, de la digestion : La littérature de la Renaissance est, entre autres, “ le lieu où travaille souterrainement une force centripète de récupération et d’assimilation par digestion. ”, Cornilliat François et Mathieu-Castellani Gisèle, “ Intertexte phénix ? ”, Intertextualité au XVIe siècle, Littérature, n° 55, 1984, p. 5-6.
[482] Nous renvoyons aux Annexes.
[483] RR, CQV, CRU, p. 375.
[484] RR, Monsieur le Comte (Romain Rolland et Léon Tolstoy), textes, Cahiers Romain Rolland n° 24, Albin Michel, 1978, p. 210.
[485] Id., Introduction, CR, p. 8.
[486] “ L’atmosphère déprimante de la politique française, le dégoût d’une République Grévyste de sales affaires et de concussions, le poing levé de l’Allemagne Bismarckienne toujours levé sur notre jeunesse – (pas une année, sans que des oiseaux de malheur ne nous annonçassent la guerre, pour l’été prochain !) – la convalescence inquiète d’une France meurtrie, qui n’avait pas repris encore la conscience de sa force, – entretenaient chez les meilleurs de notre jeunesse un pessimisme idéaliste (…). ” : ibid.
[487] Après 1871, la guerre est régulièrement le sujet de toutes les conversations : Hélène Barbey-Say souligne que “ La guerre semble donc inéluctable et, pendant quarante ans, la question de fond n’aura pas été de savoir si la défaite de 1871 conduirait à une nouvelle guerre franco-allemande mais quand celle-ci éclaterait. ”, voir “ Le voyage en Allemagne ”, France-Allemagne, l’amour et la haine, Magazine littéraire, n° 359, novembre 1997, p. 46-47.
[488] Rolland cite le “ lucide panorama ” de Christian Sénéchal, Grands courants de la littérature française contemporaine, renvoyant à l’édition chez Malfère de 1934 : RR, “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 198.
N. B. : L’ouvrage est paru dix ans plus tôt, voir Les grands courants de la littérature française contemporaine, Société française d’études littéraires et techniques, 1924.
[489] RR, “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 198.
[490] Ibid., p. 199.
[491] Ibid.
[492] Ibid.
[493] En note de bas de page, Rolland précise que “ les maîtres du scepticisme parisien mondain et de l’ironie, Renan, Jules Lemaître (sic), Barrès, etc. ” étaient le sujet d’un conte écrit à son retour de Rome, en 1890 : RR, “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 199. Cette note ressemble à un passage de “ la Foire sur la Place ”, JC, p. 748.
[494] Id., “ Les Trois éclairs ”, VI, p. 32.
[495] Id., “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 33.
[496] RR, Introduction, JC, p. 13. Rolland commence ce paragraphe en égratignant les critiques français : “ On voit combien absurde est l’assertion de ces critiques peu clairvoyants, qui s’imaginent que je me suis engagé dans Jean-Christophe au hasard et sans plan. ”, ibid., p. 13.
N. B. : Cela est confirmé par le plan du roman dont nous rendons compte dans la présentation de Jean-Christophe, dans la deuxième partie de notre travail.
[497] Id., “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 32.
[498] Ibid., p. 47.
[499] Id., “ Les Trois éclairs ”, VI, p. 33.
[500] RR, “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 48.
[501] Ibid., p. 49.
[502] Rolland renouvelle son éloge, évoquant “ la vaste somme de connaissances et l’équité du magnanime Gabriel Monod, le génie de Vidal de La Blache, frayant à la géographie des voies nouvelles ” : ibid., p. 48.
[503] Ibid., p. 49-50.
[504] Ibid., p. 48.
[505] Ibid., p. 49.
[506] Ibid., p. 48.
[507] “ Son ascendant était énorme sur ses élèves Normaliens. Et même ceux, qui, comme moi, se révoltaient, nous lui savions gré de sa rugueuse personnalité (…). ” : RR, “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 51.
[508] Ibid., p. 51-52.
[509] Ibid., p. 52. Dans une lettre du 26/02/1892, Rolland écrivait au sujet de Brunetière : “ Cet homme-là se sert de la parole comme d’une massue pour enfoncer des clous dans une planche. Quant à ses idées, elles sont toujours claires, spécieuses, – et fausses. ” ; il reprend plus loin : “ Brunetière étroitement discute, catalogue, catégorise, enfermant chaque force dans une petite boîte à part, avec une étiquette, comme une drogue de pharmacien. ”, Id., C1, p. 61-62.
[510] Id., “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 52.
[511] Ibid., p. 50.
[512] Id., “ Mémoires et souvenirs ”, ibid., p. 206.
[513] Id., “ La Foire sur la place ”, JC, p. 720.
[514] “ la critique littéraire se fait à Paris. Cette centralisation renforce l’image d’un milieu fermé sur lui-même et peu enclin à faire bon accueil à l’innovation. ” : Jean-Thomas Nordmann, La Critique littéraire française au XIXe siècle (1800-1914), op. cit., p. 222.
[515] RR, 17/12/1908, C10, p. 382.
[516] “ Gaston Paris fut des très rares à faire accueil à mon Saint Louis, avec une cordialité très élogieuse (…) un geste de cette belle courtoisie, indifférente et indulgente, que de ses cimes il distribuait aux débutants. Parmi les patrons de mes débuts, je dois compter Jules Lemaître (sic). Il fit beaucoup pour encourager le bienveillant, mais hésitant, Ganderax, à publier Saint Louis, dans la Revue de Paris. ” : Id., “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 272-273.
[517] “ Avant d’avoir eu à en souffrir, pour mon compte, j’en souffrais pour le compte de mes grands aînés. Et j’en venais à des réactions d’une violence démesurée contre la critique tout entière. ”, et Rolland de charger plusieurs fois deux critiques renommés, Francisque Sarcey (1827-1899) et Paul Souday (1869-1929), voir RR, ibid., p. 206.
[518] Ibid., p. 205.
[519] “ Vermine qui s’agrippe aux poils des artistes et ronge le cuir des œuvres d’art, sans jamais pénétrer jusqu’à la chair. Ils ne s’embarrassent pas d’intelligence ou de connaissances. Rien ne les gêne pour juger, décréter, trancher. ” : ibid., p. 206.
[520] “ L’éternel prisonnier, attaché dans sa geôle, traîne aux pieds le boulet du souci de la lutte pour la vie, l’obsession acharnée de l’examen, qui empoisonne tant de jeunes existences, des échecs répétés, de la nécessité de crisper toutes ses forces pour le combat ”, Id., “ Les trois éclairs ”, VI, p. 34.
[521] “ aucun succès d’examen ne m’a laissé aussi froid ”, ajoutant “ et je fus bien aussi étonné de voir l’importance que, dans les milieux académiques, on attribuait à cette formalité. ” : Id., “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 192.
[522] RR, “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 47.
[523] Rolland salue les “ grands voisins du Collège de France, Gaston Paris et Renan ” : ibid., p. 49.
[524] Ibid., p. 48.
[525] Rolland complète son affirmation sur la non-liberté de la section de philosophie par cette interrogation : “ l’est-elle devenue ? ”, ibid., p. 50. Cela ressemble fort à une fausse question, qui sous-tendrait une autre question : la philosophie est-elle enseignable ?
[526] Ibid.
[527] Cité par Alain Peyrefitte, Rue d’Ulm – Chroniques de la vie normalienne, Flammarion, 1963, p. 280. Son ancien professeur aura une influence certaine dans la compréhension rollandienne “ des dessous de ces deux terribles affaires du capitaine Dreyfus, et du massacre des Arméniens ”, cité par Sven Stelling-Michaud, “ Romain Rolland et son temps ”, p. 103.
[528] RR, “ Ma pensée ”, 28/02/1925, Appendices, VI, p. 328.
[529] Et Stefan Zweig d’appeler Romain Rolland “ l’historien-poète ” : Romain Rolland, op. cit., p. 120.
[530] Id., “ Shakespeare : quatre essais ”, CR, p. 30-31.
[531] Id., “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 193.
[532] La thèse de Rolland fut “ la première qui véritablement introduisit l’histoire musicale dans le sanctuaire de la Faculté des Lettres de Paris, et dans l’enseignement universitaire, en général. ” : ibid., p. 195.
[533] “ Je vivais à Paris, dans un milieu de grande bourgeoisie, intelligente et aisée, appartenant, par mon beau-père, à la haute Université, et, par les liens de famille, alliée à la société israélite des grandes banques, des cercles académiques, de la politique et des hautes affaires. ” : ibid., p. 190.
[534] Ibid.
[535] Rolland rapporte que Michel Bréal “ se lassait du rôle qu’il jouait ” : RR, “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 190.
[536] Ibid., p. 191.
[537] “ j’avais un foyer intellectuel, à l’Ecole Normale, où j’étais lié surtout avec Bédier, avec Andler, et, non sans heurts, avec Lucien Herr. ”, ibid., p. 275. Lucien Herr (1864-1926), ancien normalien agrégé de philosophie, est le charismatique bibliothécaire de l’Ecole Normale (de 1888 à sa mort), qui mobilisera les intellectuels en faveur de Dreyfus et sera l’un des instigateurs de la Ligue pour la défense des droits de l’homme. Il va initier au socialisme Léon Blum, Charles Péguy, Charles Andler et Jean Jaurès (il fondera L’Humanité avec ce dernier). Il n’est pas étonnant qu’un esprit libre comme Rolland ait eu des rapports parfois difficiles avec Herr.
[538] “ je vois combien, en vérité, l’Université m’était indulgente ” : ibid., p. 276.
[539] Rolland cite Georges Perrot, Ernest Lavisse et Gaston Paris : ibid.
[540] “ Aucun aîné auprès de qui chercher conseil et courage… ” : ibid., p. 213.
[541] Id., C24, p. 210.
[542] RR, “ Paroles de Renan à un adolescent ”, CR, p. 139-148.
[543] Ibid., p. 140.
[544] Id., Introduction, CR, p. 13.
[545] Ibid., p. 124-125.
[546] Ibid., p. 140.
[547] Ibid., p. 141.
[548] Ibid., p. 139.
[549] Rolland reprendra cette image quelques années plus tard, Renan sera vu comme un “ vieil enchanteur ” : Id., Péguy, t. 1, p. 140.
[550] Id., “ Paroles de Renan à un adolescent ”, CR, p. 144-145.
[551] RR, Les Précurseurs (1919), L’Esprit libre, Albin Michel, 1953, p. 189.
[552] Id., “ Paroles de Renan à un adolescent ”, CR, p. 147.
[553] “ J’ai, depuis, regretté de n’avoir pas suivi cet Appel vers l’Asie, mère des arts et des religions (…). Mais je n’ai jamais eu de peine à pratiquer le conseil de fidélité à l’histoire : car, même en écrivant mes romans et mes drames, je suis resté historien. ”, ibid., p. 147. Rolland se tournera vers l’Orient bien plus tard, et sera émerveillé par cette rencontre. Rolland rencontrera Tagore en 1921, et à partir de 1922, se penche sur la non-violence indienne. En 1923, il écrit une série d’articles sur Gandhi. Il reçoit Nehru en 1926. Il publiera plusieurs ouvrages sur l’Inde et ses grandes figures mystiques.
[554] Ibid., p. 148.
[555] “ J’ai fait (…) l’expérience que la principale division entre les hommes (…) se résume en cette dualité essentielle : optimisme, pessimisme. Ce sont deux familles ennemies. Je les logeais toutes deux en moi ; et tout le travail de ma vie a été de m’efforcer de les concilier. (…) J’ai plus tard (…) exprimé, non sans amertume, ma révolte contre un pessimisme chrétien, que, chez moi et chez les autres, j’ai trop bien connu. (…) je lui ai fait la guerre. Car il implique la négation du progrès humain ” : Id., Introduction, CR, p. 10.
[556] RR, Goethe et Beethoven, BE, p. 53.
[557] Rolland cite le modèle Renan : “ Faites une part au sourire et à l’hypothèse que ce monde ne serait pas quelque chose de bien sérieux… ”, Id., novembre 1886 – mai 1887, JEN, CRU, p. 89.
[558] Rolland, sur la question du progrès renanien, émet plus tard des réserves : “ Le progrès a été la religion de ceux qui n’en avaient plus. Il faut avoir une religion. ” : Id., 22/04/1925, VI, p. 332.
[559] Rolland suivra le conseil prodigué par Renan lors de leur rencontre : s’ouvrir à de nombreux domaines, être curieux et s’instruire de tout.
[560] Cité par Serge Duret, “ Romain Rolland face à Ernest Renan : de l’admiration à la condamnation ? ”, Renan, Actes du colloque du 21/11/1992 au Collège de France, p. 101.
[561] “ Avant même que parût ma première œuvre publiée, St-Louis, dans la Revue de Paris, j’en adressai les épreuves à Tolstoy, le 24 janvier 1897. La lettre qui les accompagnait montrait un style plus mûr que dans les lettres 1887, et une personnalité enfin formée. ” : RR, “ Rapports avec Tolstoy ”, Notes, MFJ, p. 320-321.
[562] RR, Notes, “ Rapports avec Tolstoy ”, MFJ, p. 322.
[563] RR, “ Les Trois éclairs ”, VI, p. 40.
[564] Ibid., p. 33.
[565] “ Numéro spécial consacré à Goethe à l’occasion du centenaire de sa mort ”, Europe, n° 112, 15 avril 1932.
[566] RR, Goethe et Beethoven, BE, p. 16.
[567] Ibid., p. 14.
[568] RR, 10/09/1901, C10, p. 19.
[569] Ibid.
[570] À Eckermann expliquant : “ j’apporte dans le monde mes inclinations et mes répugnances (…) je cherche une personne dont le caractère corresponde au mien ; je suis tout prêt alors à m’attacher à elle sans plus me soucier des autres. ”, Goethe répond : “ Ce trait de votre nature ne vous rend pas en effet sociable ; mais que vaudrait notre éducation, si nous ne voulions pas chercher à dominer nos penchants naturels ? ” : voir 2/05/1824, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, op. cit., p. 115.
[571] “ J’ai toujours considéré l’homme uniquement comme un individu existant pour lui-même, que je m’efforçais de pénétrer et de connaître dans son originalité (…). Par là, je suis arrivé à pouvoir frayer avec n’importe qui, et c’est seulement ainsi que s’acquiert la connaissance des différents caractères, de même que le savoir-vivre. Car c’est précisément en face des des natures qui nous répugnent que nous devons nous contraindre, si nous voulons en venir à bout ” : voir 2/05/1824, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, op. cit., p. 115.
[572] RR, 7/07/1902, C10, p. 77-78.
[573] “ toutes nos facultés sont mises en branle et tendent à se développer et se perfectionner, si bien que l’on ne tarde pas à se sentir en mesure d’affronter n’importe quel vis-à-vis. Voilà comment il vous faut agir. ” : Goethe, 2/05/1824, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 115-116.
[574] RR, “ Goethe : meurs et deviens ! ”, CR, p. 96.
[575] Ibid., p. 94.
[576] Id., Goethe et Beethoven, BE, p. 82-83.
[577] RR, Goethe et Beethoven, BE, p. 14.
[578] Id., “ Compléments aux Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 159-160.
[579] Ibid., p. 160.
[580] RR, “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 94.
[581] Id., “ À l’Antigone éternelle ”, Les Précurseurs, L’Esprit libre, p. 204-205. L’article était paru en mai 1915 dans Jus Suffragii, à Londres, et en janvier 1916 dans Demain, à Genève.
[582] “ Malwida von Meysenbug, (…) dont la sereine vieillesse fut l’amie de mon adolescence ” : ibid., p. 205.
[583] Ibid.
[584] Ibid., p. 204.
[585] RR, “ Les Amies ”, VI, p. 155.
[586] Id., Octobre 1916, JAG, Journal 1916, p. 959.
[587] Id., Prélude, Goethe et Beethoven, BE, p. 13.
[588] RR, 6/09/1906, C10, op. cit., p. 270.
[589] Id., VB, p. 7.
[590] Id., 19/06/1891, C8, op. cit., p. 300.
[591] Id., 26/11/1901, C10, p. 43.
[592] Ibid., p. 42.
[593] RR, 20/04/1933, “ Au consul d’Allemagne (Genève) ”, Un Beau visage à tous sens, C17, Albin Michel, 1967, p. 324-325.
[594] Id., “ Dans la maison ”, JC, p. 1077.
[595] RR, Goethe et Beethoven, BE, p. 16.
[596] “ Quand un de ceux que nous aimons passe de l’autre côté du fleuve, c’est comme si une partie de nous-mêmes avait passé avec lui. Chacun de nous est comme une armée. Elle ne traverse pas, d’un seul coup, la rivière. (…) Bientôt, elle sera tout entière campée de l’autre côté. Chacun de ceux qui nous quittent est là-bas, qui nous attend. ” : Id., 16/04/1913, C11, p. 174.
[597] “ je ne songerai pas à me trouver esclave de la passion qui m’emporte, comme la pente la rivière ” : Id., CQV, CRU, p. 367.
[598] Id., 14/09/1890, C1, p. 31.
[599] Id., “ Le Royaume du T ”, VI, p. 205.
[600] Gaston Bachelard, L’eau et les rêves – Essai sur l’imagination de la matière (1942), Le Livre de Poche, 1998.
[601] RR, “ La Nouvelle Journée ”, JC, p. 1585.
[602] Id., ibid., p. 1585.
[603] Id., ibid., p. 1586.
[604] Id., “ La Foire sur la place ”, JC, p. 739.
[605] RR, “ Aux amis de Jean-Christophe ”, JC, p. 1600.
[606] Id., Décembre 1894, C1, p. 127.
[607] Id., De l’Héroïque à l’Appassionata, BE, Editions du Sablier, 1928, p. 16.
[608] Michel Raimond, op. cit., p. 185.
[609] Pierre Citti, Contre la décadence : histoire de l’imagination française dans le roman 1890-1914, PUF, 1987, p. 9.
[610] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 388.
[611] Id., “ L’Aube ”, ibid., p. 61.
[612] Id., “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 251.
[613] À ce moment, les deux compères de l’Ecole normale viennent de se brouiller, Rolland “ prend sa revanche dans son roman ” : Bernard Duchatelet, Romain Rolland, la pensée et l’action, op. cit., p. 51.
[614] Plan conçu le 29 juillet 1897 : ibid., p. 52-59.
[615] Rolland précise sous le titre : “ titre à ne pas conserver ”. Finalement, cette période sera divisée en plusieurs parties : “ l’Aube ”, “ le Matin ”, et “ l’Adolescent ”.
[616] Cette partie sera finalement intitulée “ la Révolte ”.
[617] Rolland donnera à cette partie un nom qui restera célèbre : “ la Foire sur la place ”.
[618] Ce sont la statuette, le portrait, la musique de Beethoven et les ouvrages consacrés à Beethoven qui tiennent en effet compagnie à Rolland. RR, 15/10/1901, C10, p. 34.
[619] Id., 15/10/1901, ibid, p. 34.
[620] “ Je me sens libre, plus libre que je n’ai jamais été, maître de moi, conscient de moi ” : ibid.
[621] RR, 13/09/1902, C1, p. 313-314.
[622] Id., JAG, p. 1565.
[623] Cité par Jean-Marie Domenach, “ La Revue et son public ”, Colloque 5-6 mai 1975, “ Situation et avenir des revues littéraires ”, Nice, Centre du XXe siècle, Nice, 1976, p. 45. La revue correspond au modèle de son temps, avec un esprit familial et amical à la fois : “ ces revues se mirent à fonctionner (…) comme des familles au sein desquelles chacun avait sa place : un père qui chapitrait ses enfants, collaborateurs indisciplinés ou lecteurs mécontents (Péguy aux Cahiers de la Quinzaine) ”, Christophe Prochasson, Les années électriques 1880-1910, op. cit., p. 160-161.
[624] “ Péguy se faisait notamment une règle de ne jamais refuser un cahier ni pour de prétendus motifs artistiques ni pour des raisons idéologiques : nul jugement littéraire ou philosophique , Romain Wassermann, Les Cahiers inédits de Péguy, site Internet www.eleves.ens.fr :8080/home/vaisserm/peguy/français/critique/personnel/CahiersInconnus.html
[625] “ Mais pour qui, comme moi, connaissait la situation matérielle des autres jeunes revues littéraires de Paris et le nombre dérisoire d’abonnés que comptaient par exemple la Revue Blanche et la Revue d’Art Dramatique, pourtant très honorablement connues et jouissant d’un crédit certain, – combien les Cahiers étaient favorisés ! ” : RR, Péguy, t. 1, p. 325-326.
[626] Simone Fraisse, “ Péguy et Renan ”, art. cit., p. 265 ; Renan serait “ l’auteur le plus cité des Cahiers de la Quinzaine ”, ibid., p. 270.
[627] Il s’agit du Cahier de l’inauguration du monument de Renan à Tréguier le dimanche 13 septembre 1903, 10 novembre 1903, Ve série, n° 3. S. Fraisse rapporte le projet très sérieux de consacrer un cahier complet à Renan, dont la préparation avance à grands pas en avril 1904 : Id., ibid., p. 268.
[628] Jacques Debu-Bridel évoque le rapport de Rolland avec les Cahiers de la Quinzaine à la suite de la lecture d’une étude de Jean Delaporte consacrée à Péguy, Connaissance de Péguy (1944) : il souligne le “ rôle primordial joué par Romain Rolland dans l’extraordinaire aventure des Cahiers de la Quinzaine ”, la “ confraternité entre ces deux hommes qui, pour un esprit circonvenu, semblaient s’opposer absolument. Cette collaboration, rappelait notre auteur, qui s’étend de 1899 à 1912 a laissé peu de traces. Péguy n’a guère parlé de Romain Rolland, Rolland jusqu’à présent a gardé le silence sur Péguy. , Jacques Debu-Bridel, “ De Péguy à Romain Rolland ”, Europe, n° 439-440, nov.-déc. 1965, p. 75-76. Les Cahiers fondés par Péguy sont l’histoire d’une aventure partagée que Rolland relate dans un chapitre de Péguy : “ les risques communs, pour la même cause, furent le premier ciment de notre amitié. ”, RR, Péguy, t. 1, p. 44.
[629] Rolland à Péguy, 25/10/1900, C22, p. 37.
[630] Voir en particulier la lettre de Rolland à Péguy du 11/01/1902, ibid., p. 52-53.
[631] RR, 25/10/1900, ibid., p. 37.
[632] Rolland à Péguy, 25/10/1900, C22, p. 37.
[633] Ibid.
[634] Id., 11/01/1902, ibid., p. 51.
[635] La relation de Charles Péguy et Romain Rolland s’inscrit davantage dans un rapport de travail que dans une véritable relation amicale : “ Bien qu’ami et collaborateur de Péguy, je n’ai pas été son intime. ”, RR, Lettre du 8/08/1918 à Henry M. Andrews, JAG, Cahier XXV, p. 1564. Rolland donne sur cette question une explication qui semble être davantage le point de vue péguyste que celui de Rolland (qui a beaucoup fréquenté la génération qui suit la sienne) : “ Je n’étais pas de la génération de Péguy, mais plus âgé d’une dizaine d’années. ”, Id., ibid., p. 1565 ; la (légère) différence d’âge semble justifier, en tout cas dans l’esprit de Péguy, que leur amitié n’est pas “ de première zone ”, ce qui s’expliquerait par “ une formation différente, une autre expérience de vie ”, RR, Péguy, t. 1, p. 44. Quant à Rolland, sa reconnaissance s’exprime avec sincérité lorsqu’il signe dans ses lettres à Péguy “ votre ami dévoué ” : voir C22.
[636] Romain Rolland a été très largement publié par Péguy dans les Cahiers de la Quinzaine : publication de la pièce Les Loups en 1898 dans un contexte politique difficile ; en 1902, le Quatorze-Juillet ; en 1903, Vie de Beethoven, Le temps viendra et Le théâtre du peuple ; en 1904 les premiers tomes de Jean-Christophe (“ L’Aube ” et “ Le Matin ”) ; en 1905 le troisième tome de Jean-Christophe (“ L’Adolescent ”) ; en 1906 Vie de Michel-Ange et la Révolte ; les autres tomes de Jean-Christophe : en 1908, “ Antoinette ” et “ La Foire sur la place ”, en 1909 “ Dans la maison ”, en 1910 “ Les Amies ”, en 1911 “ Le Buisson ardent ”, en 1912 “ La Nouvelle journée ”.
[637] Nous renvoyons à l’article de Claire Basquin-Benslimane : “ Romain Rolland, intellectuel engagé ? ”, conférence prononcée le 2/10/2004, Journées Internationales Romain Rolland du 2 et 3/10/2004, Vézelay, Centre Jean-Christophe ; à paraître dans Europe, 2005.
[638] Béatrice Laville, “ Le regard de Charles Péguy ”, Champ littéraire fin de siècle autour de Zola, Modernités, n° 20, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2004, p. 197.
[639] Rolland à Péguy, juin 1902, C22, p. 73.
[640] Rolland à Péguy, 22/04/1902, ibid., p. 68.
[641] Cité par Jean-Bertrand Barrère, Romain Rolland par lui-même, op. cit., p. 53.
[642] Péguy revendique un “ besoin d’absolu ”, pour lui “ les valeurs de vérité et de justice subsument toute considération d’intérêt de groupe, de parti, de stratégie ” : Béatrice Laville, “ Le regard de Charles Péguy ”, art. cit., p. 197-198. Rolland note que Péguy “ manifestait peu de bienveillance pour l’enseignement officiel de l’Université et la pensée de la Sorbonne (…). Il avait eu personnellement à souffrir de l’incompréhension ironique ou malveillante de beaucoup de ses anciens maîtres ou collègues d’Université : il ne l’oublia jamais. ” : RR, JAG, op. cit., p. 1567.
[643] Ibid.
[644] Rolland à Péguy, 22/04/1902, C22, p. 68.
[645] L’article a été repris dans les Compagnons de route.
[646] RR, CR, p. 17. N. B. : L’esprit de l’ouvrage était fidèle à la teneur des Cahiers de la Quinzaine, comme l’indique Rolland : “ J’y rompais des lances contre le mensonge social, moral et intellectuel, qui empoisonnait l’atmosphère ”, Id., Péguy, t. 1, p. 83.
[647] Id., “ Dialogue de l’auteur avec son ombre ”, JC, p. 636.
[648] “ c’était un écrivain de logique inflexible, de volonté tenace, passionné d’idées morales, intraitable dans sa façon de les servir, prêt à leur sacrifier le monde entier et lui-même ; il avait fondé et il rédigeait presque à lui seul une revue pour les défendre ; il s’était juré d’imposer à la France et à l’Europe l’idée d’une France pure, libre et héroïque. ” : Id., “ Dans la maison ”, JC, p. 981.
[649] Id., Introduction, JC, p. XVII.
[650] “ Le Beethoven de Romain Rolland venait de paraître. Nos abonnés se rappellent encore quelle soudaine révélation fut ce cahier, quel émoi il souleva d’un bout à l’autre, comme il se répandit soudainement, comme une vague, comme en dessous, pour ainsi dire instantanément, comme il fut soudainement, instantanément, dans une révélation, aux yeux de tous, dans une entente soudaine, dans une commune entente, non point seulement le commencement de la fortune littéraire de Romain Rolland, et de la fortune littéraire des cahiers, mais infiniment plus qu’un commencement de fortune littéraire, une révélation morale, soudaine, un pressentiment dévoilé, révélé, la révélation, l’éclatement, la soudaine communication d’une grande fortune morale. ” : Charles Péguy, Notre jeunesse (Cahiers de la Quinzaine, 12/07/1910), nrf Gallimard, 1957, p. 129-130.
[651] “ Le Beethoven a plus de succès qu’aucun de mes livres ”, écrit Rolland avec soulagement et satisfaction : RR, Pâques 1903, C10, op. cit., p. 105 ; “ Je vous ai dit que ce petit livre s’était répandu ici de façon surprenante, et avait fait beaucoup d’effet. ” : Id., 28/05/1903, ibid., p. 118.
[652] Id., Pâques 1903, C10, p. 106.
[653] RR, 29/04/1903, C10, p. 111.
[654] Ibid.
[655] Id., 6/05/1903, ibid., p. 112.
[656] Id., “ L’Aube ”, JC, p. 3.
[657] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 12.
[658] Tiphaine Samoyault, Excès du roman, Maurice Nadeau, 1999, p. 71.
[659] RR, 11/06/1910, C11, p. 71-72.
[660] Freud avait relevé cette curiosité, que “ le créateur littéraire ” ne sait pas expliquer d’où il tire ses thèmes, et pourquoi, ou bien n’en donne pas de “ réponse satisfaisante ” : Sigmund Freud, “ La création littéraire et le rêve éveillé ” (1908), Essais de psychanalyse appliquée, Gallimard, 1976, p. 69.
[661] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 12.
[662] Ibid.
[663] Id., “ La Nouvelle journée ”, JC, p. 1594.
[664] Ibid., p. 1593.
[665] Id., “ L’Aube ”, JC, p. 11.
[666] Ibid., p. 12.
[667] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 220.
[668] Id., “ La Révolte ”, ibid., p. 507.
[669] Id., “ L’Aube ”, ibid., p. 15-16.
[670] Ibid., p. 18 et p. 25.
[671] Gaston Bachelard, op. cit., p. 186.
[672] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 120.
[673] Id., “ Le Buisson ardent ”, ibid., p. 1353.
[674] Ibid.
[675] Ibid.
[676] Ibid.
[677] Voir RR, “ Le Buisson ardent ”, JC, p. 1382 et sq.
[678] Id., “ La Nouvelle Journée ”, p. 1579.
[679] Id., “ L’Aube ”, JC, p. 12.
[680] Ibid., p. 27.
[681] Id., “ La Foire sur la Place ”, JC, p. 818.
[682] Id., VB, op. cit., p. 7-8.
[683] Rolland donne une description de la Seine “ aux yeux gris ” comme personnification de la parisienne, “ aux traits fins et précis, une rivière de grâce, aux souples mouvements, s’étirant avec une spirituelle nonchalance (…) souriant à sa joliesse, comme une belle flâneuse ” : Id., “ La Foire sur la Place ”, JC, p. 818. Pierre Citti y voit une description propre à l’imagination décadentiste de la fin de siècle, opposant la force et l’énergie allemande représentée par le Rhin à la finesse de la Seine représentant “ une baisse d’activité vitale ” en France : Pierre Citti, op. cit., p. 203-205. Nous n’agréons pas cette explication : il nous semble que Rolland, ici, développe un autre aspect de la méconnaissance que son héros a de la France, qui depuis l’Allemagne, n’en avait reçu que des clichés.
[684] “ Tout est flou dans ce terme, et d’abord son origine : la fortune en attribue la paternité à Romain Rolland caractérisant ainsi Jean-Christophe. ” : Tiphaine Samoyault, Excès du roman, p. 75. T. Samoyault remarque que “ les dictionnaires, comme les encyclopédies, ne traitent que rarement la question de l’apparition du mot-composé ”, ibid., p. 76.
[685] “ Dans les meilleurs romans français, que je connaissais jusqu’à ce jour, tout gravitait autour d’une action, d’une intrigue délimitée. Ici [chez Tolstoï], il y en a cinq, six, dix : c’est la vie même. Les personnages ne sont pas vus dans un seul moment de crise, mais à tous les moments, et sous toutes les faces ; (…) insensiblement ils se modifient, on suit les progrès de leurs tendances bonnes ou mauvaises. ” : RR, Notes de lectures, MFJ, p. 177.
[686] “ Romain Rolland est et demeure historien. Il est le savant qui travaille d’après des données précises et exactes (…) ; il ne crée pas, il recrée. ” : Jean Bonnerot, cité par Jean-Bertrand Barrère, Romain Rolland par lui-même, op. cit., p. 27-28.
[687] N. B. : Nous signalons une différence entre le texte paru dans le journal de normalien et le texte recopié par Rolland dans les “ Souvenirs de jeunesse ” : à “ Un modèle, pour moi, c’est Guerre et Paix ” (CRU, JEN, p. 189) s’est substitué “ Un de mes modèles ”.
[688] RR, “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 57.
[689] RR, 23/02/1888, CRU, JEN, p. 189.
[690] Id., septembre 1887, ibid., p. 154.
[691] RR, 19/02/1904, C10, p. 165-166.
[692] Id., 1/10/1904, ibid., p. 198.
[693] Bernard Duchatelet, Les débuts de “ Jean-Christophe ”, op. cit., t. 1, p. 66.
[694] RR, “ Le Périple ”, VI, p. 237-238.
[695] Rolland cité par Bernard Duchatelet, Les débuts de “ Jean-Christophe ”, t. 1, p. 66.
[696] Bernard Duchatelet, Les débuts de “ Jean-Christophe ”, t. 1, p. 67.
[697] Jean-Marie Paul, “ Avant-propos ”, Images de l’homme dans le roman de formation ou Bildungsroman, Actes du colloque de Nancy - mai 1993 (dir. Jean-Marie Paul), Nancy, Centre de recherches germaniques et scandinaves de l’Université de Nancy II, 1995, p. 11.
[698] Nous renvoyons à Maurice Molho, “ Introduction à la pensée picaresque ”, Romans picaresques espagnols, Bibliothèque de la Pléiade, 1968, p. XI-CXLII.
[699] Pour une analyse du genre, nous renvoyons à : Sylvie Thorel (dir.), Le Roman d’aventures, Colloque international 8-9 octobre 2004, Villeneuve d’Ascq, Université de Lille 3.
[700] Denis Pernot, Le roman de socialisation 1889-1914, PUF, 1998, p. 9.
[701] Jean-Marie Paul, “ Avant-propos ”, Images de l’homme dans le roman de formation ou Bildungsroman, art. cit., p. 19.
[702] Stefan Zweig, Romain Rolland, op. cit., p. 178.
[703] Denis Pernot, Le roman de socialisation 1889-1914, op. cit., p. 137.
[704] Lettre de Rolland à Pierre Laubriet, 5/11/1939, C24, p. 216.
[705] Tiphaine Samoyault, Excès du roman, op. cit., p. 58.
[706] Nous rappelons les trois critères de définition du roman-fleuve selon T. Samoyault : “ production de l’entre-deux-guerres (avec Jean-Christophe comme hapax de circonstance qui vient confirmer la périodisation) ”, “ roman en plusieurs volumes dont la parution est échelonnée dans le temps ”, et “ le temps comme élément de structure fondamental ” : Id., ibid., p. 81 et sq.
[707] Ibid., p. 89.
[708] Ibid.
[709] Pierre Sipriot, Guerre et paix autour de Romain Rolland, Editions Bartillat, 1997, p. 353.
[710] Pour Saint-Marc Girardin, “ l’histoire ne dit que ce que fait l’humanité ; le roman dit ce qu’elle espère et ce qu’elle rêve ” : Marthe Robert, Roman des origines et origines du roman, Gallimard, 1977, p. 26.
[711] Tiphaine Samoyault, Excès du roman, op. cit.,p. 90.
[712] RR, Goethe et Beethoven, BE, p. 37.
[713] Id., 11/06/1889, JEN, CRU, p. 302.
[714] RR, 23/02/1888, JEN, CRU, p. 189.
[715] Id., CQV, ibid., p. 371.
[716] “ On peut, sans ambition déterministe, parler simplement de corrélations entre les alentours, les antécédents, et l’œuvre, sans se priver de rien qui puisse éclairer sa compréhension. ” : Antoine Compagnon, Le Démon de la théorie : Littérature et sens commun, Le Seuil, 1998, p. 220.
[717] Pour H. Peyre, il y a “ deux centres de polarisation séparés par quelques années : 1860-62 et 1867-72 ” ; “ La seconde vague de cette génération va comprendre les patriarches de la littérature influente du XXe siècle : Claudel, Gide et Suarès, Proust, Valéry, Péguy et même Colette. Romain Rolland est le plus grand des auteurs nés en 1866 ” : Henri Peyre, op. cit., p. 149 et sq.
[718] RR, Introduction, CR, p. 7.
[719] RR, Introduction, CR, p. 8-9.
[720] Nous donnons ici la définition d’Albert Thibaudet (Physiologie de la critique), qui convient fort bien pour exposer notre propos : “ Ce qu’on appelle une génération littéraire, c’est peut-être tout simplement une certaine manière commune de poser des problèmes, avec des manières très différentes de les résoudre, ou plutôt de ne pas les résoudre. ”, cité par Henri Peyre, op. cit., p. 89.
[721] RR, MA, op. cit., p. 175 et sq.
[722] Id., ibid., p. 207 et sq.
[723] Id., 5/06/1889, JEN, CRU, p. 302.
[724] Ibid.
[725] Id., MA, op. cit., p. 199.
[726] Gérard Genette rapporte au sujet des modes qu’“ un genre ne répond pas seulement à une situation et à un ’horizon d’attente’ historiquement situés ; il procède également (…) par contagion, imitation, désir d’exploiter ou détourner un courant de succès et, selon la locution vulgaire, de ’prendre le train en marche’. ”, Palimpsestes – La littérature au second degré, Points Seuil, 1982, p. 287.
[727] “ Les choix des sujets empruntés à la légende germanique, la primauté de la poésie à laquelle la musique doit être subordonnée, le rôle de l’orchestre, l’abandon des formes et des cadres traditionnels de l’opéra, la systématisation, enfin, du leitmotiv, sont tous des legs de Wagner. ” : Christophe Prochasson, Les années électriques 1880-1910, op. cit., p. 140-141.
[728] Wagner fait construire le théâtre de Bayreuth en 1872. Chaque été s’y déroule le fameux festival de Bayreuth, événement incontournable pour les wagnériens au XIXe siècle (les anti-Wagner se moquaient des “ pèlerinages ”…).
[729] RR, 4/04/1888, JEN, CRU, p. 205.
[730] “ J’ai vécu dans le nimbe de Wagner. J’ai vu Liszt, j’ai vu Hans de Bülow ; plusieurs de mes amis (Gabriel Monod) l’ont connu personnellement. – Et je ne le verrai jamais ! – Un vivant qui l’a pu approcher m’apparaît comme un messager qui vient de lui. ” : Id., 10/03/1889, ibid., p. 286.
[731] Id., MA, op. cit., p. 216.
[732] Et Rolland de citer des œuvres musicales marquées par l’influence de Wagner : “ le Sigard de M. Reyer (1884), la Gwendoline de Chabrier (1886) et le Chant de la Cloche de M. Vincent d’Indy (1886) ”, Id., ibid., p. 217.
[733] N. B. : Ces leitmotive rollandiens sont présents dans tous les genres (théâtre, roman, biographie, essai). Dans L’Ame enchantée, Annette incarne la liberté, “ âme libre ” pour laquelle “ sauver sa liberté ” est un devoir : Id., “ Annette et Sylvie ”, AE, t. 1, p. 164 ; Marc incarne le “ besoin de vérité ” : Id., “ Mère et fils ”, ibid., t. 4, p. 248.
[734] Id., MA, p. 61.
[735] Ibid.
[736] Id., 15/04/1887, JEN, CRU, p. 114.
[737] Suite au “ triomphe de Wagner ”, “ nul ne songeait plus maintenant à chanter la musique : on chantait les poèmes. ”, RR, “ La Révolte ”, JC, p. 438 ; “ Bayreuth ne servait qu’à la glorification monstrueuse d’un seul ” : ibid., p. 443 ; Le “ wagnérisme (…) prétendait avoir réalisé la formule définitive du théâtre et de la musique ” : ibid., p. 484. Le héros intègre un Wagner-Verein : ibid., p. 443 et sq.
[738] Lettre de Rolland à Lionel Dauriac, Appendice, C24, op. cit., p. 57.
[739] RR, 10/08/1890, C1, p. 26.
[740] Id., ibid., p. 27.
[741] Cité par Jean-Bertrand Barrère, Romain Rolland par lui-même, op. cit., p. 70.
[742] Françoise Escal, Contrepoints. Musique et littérature, Méridiens Klincksieck, 1990, p. 65 et sq.
[743] Voir les extraits de partition et de paroles dans le “ Dialogue de l’auteur avec son ombre ”, p. 639 ; dans “ Le Buisson ardent ” en avant-texte, p. 1253 ; dans “ La Nouvelle journée ” avant le dernier rêve de Jean-Christophe, p. 1588. Voir les extraits de lieds dans “ La Révolte ”, p. 556-557.
[744] Éric Bordas, Les Chemins de la métaphore, PUF, 2003, p. 117.
[745] Milan Kundera, Le livre du rire et de l’oubli, cité par Françoise Escal, Contrepoints. Musique et littérature, p. 160.
[746] RR, Introduction, JC, p. XIX.
[747] “ Je suis infiniment plus beethovenien que l’an passé (…) je reviens toujours à Beethoven. Il me serait très facile d’écrire des pages et des pages sur lui ; il me semble pouvoir lire sous chaque phrase musicale la pensée qui s’est exprimée en elle. C’est intéressant comme un roman, un roman épique. ” : Id., 14/03/1891, C8, p. 257.
[748] Id., MA, p. 62.
[749] RR, “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 249.
[750] Ibid.
[751] Id., 30/12/1901, C22, p. 50.
[752] Ibid.
[753] Id., MA, op. cit., p. 199.
[754] “ l’art doit se subordonner à l’amour de l’humanité, il doit se mettre au service d’une grande cause métaphysique et morale. ” : Françoise Escal, Contrepoints. Musique et littérature, op. cit., p. 89.
[755] Rolland évoque la mode de Beethoven dans Jean-Christophe : “ Pour le moment, l’idole était Beethoven. Beethoven – qui l’eût dit ? – était un homme à la mode. Du moins, parmi les gens et les littérateurs (…). Sa musique comptait pour moins dans cette vogue que les circonstances plus ou moins romanesques de sa vie, popularisée par des biographies sentimentales. ”, RR, “ La Foire sur la place ”, JC, p. 729.
[756] Tolstoï, Le Bonheur conjugal, Folio, 2001, p. 19.
[757] Cité par Rolland, VT, op. cit., p. 125. Voir la présentation de la critique tolstoïenne de l’art par Rolland, ibid., p. 98-111.
[758] Id., VT, p. 122.
[759] Ibid.
[760] La question du jugement de Tolstoï sur la musique et sur Beethoven en particulier apparaît d’ailleurs dans Jean-Christophe : “ Il [Tolstoï] s’était fait jouer la musique de Christophe ; et elle l’avait irrité : il n’y comprenait rien. Il traitait Beethoven de décadent, et Shakespeare de charlatan. En revanche, il s’engouait de petis-maîtres mignards, des musiques de clavecin (…). ” : Id., “ Les Amies ”, JC, p. 1179.
[761] Id., Appendices, VI, p. 323.
[762] RR, Appendices, VI, p. 321.
[763] Id., “ La Révolte ”, JC, p. 391.
[764] Id., “ L’Aube ”, ibid., p. 15.
[765] Ibid., p. 12.
[766] “ O chant de la rivière, merveilleuse logorrhée de la nature-enfant ! ” : Gaston Bachelard, op. cit., p. 212.
[767] RR, “ La Nouvelle Journée ”, JC, p. 1565.
[768] Id., De l’Héroïque à l’Appassionata, BE, p. 51.
[769] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 393.
[770] Id., De l’Héroïque à l’Appassionata, BE, p. 29.
[771] Jean De Solliers, “ Le langage musical de Beethoven ”, Bicentenaire de Beethoven, Europe, n 498, octobre 1970, p. 87.
[772] Ibid.
[773] RR, “ Dans la maison ”, JC, p. 1016.
[774] Ibid.
[775] “ je tâche, à l’exemple de notre ami Beethoven, de créer moi-même mon ruisseau, ma prairie, ma campagne, dans mes rêves, dans mes œuvres ” : Id., 22/07/1903, C10, p. 127.
[776] RR, “ Aux amis de Jean-Christophe ”, JC, p. 1600.
[777] Ibid.
[778] Id., “ La Nouvelle Journée ”, ibid., p. 1431.
[779] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 68.
[780] Rolland met en place le spectacle sonore et visuel de “ la terre printanière ” qui va permettre à son héros de se départir de la tentation du suicide : “ fasciné par le calme et clair regard de l’eau, un tout petit oiseau (…) se mit à chanter (…) L’eau murmurait. On entendait les frémissements des blés en fleur (…) les peupliers frissonnaient ”, les “ paniers d’abeilles invisibles emplissaient l’air de leur musique parfumée ”, Id., “ La Révolte ”, ibid., p. 507.
[781] Ibid.
[782] Id., Introduction, JC, p. XVIII-XIX.
[783] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 3.
[784] RR, 22/07/1903, C10, p. 126.
[785] Id., “ L’Aube ”, JC, p. 68.
[786] Ibid., p. 109.
[787] Id., “ Le Matin ”, ibid., p. 221.
[788] Id., “ L’Adolescent ”, ibid., p. 228.
[789] Id., “ Le Matin ”, ibid., p. 149.
[790] Gaston Bachelard, op. cit., p. 173.
[791] RR, “ Aux amis de Jean-Christophe ”, JC, p. 1600.
[792] Rolland précise ici : “ Les circonstances extérieures sont à peu près exactement celles de l’enfance de Beethoven. ”, Id., 19/02/1904, C10, p. 166.
[793] Id., 19/02/1904, ibid., p. 165-166.
[794] RR, “ L’Eté ”, AE, t. 2, p. 198.
[795] Id., “ L’Aube ”, JC, p. 3.
[796] Ibid., p. 4. Comme l’a écrit Rousseau au sujet des enfants : “ Tout leur savoir est dans la sensation. ”, Jean-Jacques Rousseau, Émile ou de l’éducation, Garnier Frères, 1961, Livre II., p. 103.
[797] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 3.
[798] Ibid., p. 4.
[799] Vincent Jouve, L’effet-personnage dans le roman, op. cit., p. 138-139. “ La personne se définit comme histoire : plus on a accès à cette histoire, plus le lien affectif est fort. ”, p. 138.
[800] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 4.
[801] Ibid., p. 5.
[802] Ibid., p. 9.
[803] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 10.
[804] Ibid.
[805] Ibid.
[806] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 11.
[807] Ibid.
[808] Ibid., p. 13.
[809] Ibid.
[810] Ibid., p. 26.
[811] Ibid.
[812] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 26.
[813] Id., “ Le Matin ”, ibid., p. 143.
[814] Ibid., p. 143-144.
[815] Ibid., p. 144.
[816] Ibid.
[817] Ibid.
[818] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 143.
[819] Ibid., p. 172.
[820] Ibid., p. 176.
[821] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 176.
[822] Ibid., p. 218.
[823] Ibid., p. 221.
[824] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 414.
[825] Ibid.
[826] Ibid., p. 415.
[827] Id., “ L’Adolescent ”, ibid., p. 260.
[828] Ibid., p. 263.
[829] Ibid.
[830] Ibid., p. 264.
[831] “ Ses sens limpides percevaient les moindres impressions avec une fraîcheur ingénue. Il jouissait de sa force et de son adolescence. Il avait la fierté d’être un homme. ” : ibid., p. 328.
[832] RR, “ L’Adolescent ”, JC, p. 332.
[833] Ibid.
[834] Ibid., p. 335.
[835] Goethe, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, Folio, 1999, Livre V., p. 369.
[836] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 423.
[837] Ibid., p. 424.
[838] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 423.
[839] Id., “ Le Matin ”, ibid., p. 197.
[840] Ibid., p. 197.
[841] Ibid.
[842] Il s’agit ici d’une nouvelle analogie avec la personnalité de Beethoven, dont Rolland rapporte qu’“ il avait sur la sainteté de l’amour des idées intransigeantes. (…) Un tel homme était fait pour être dupe et victime de l’amour. Il le fut. ” : Id., VB, op. cit., p. 18.
[843] RR, “ L’Adolescent ”, JC, p. 267.
[844] Id., Clerambault, p. 310.
[845] Id., “ L’Aube ”, JC, p. 77.
[846] Ibid.
[847] Ibid., p. 80.
[848] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 398.
[849] Ibid., p. 429.
[850] Ibid.
[851] Ibid., p. 398.
[852] Ibid., p. 399.
[853] Ibid.
[854] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 399.
[855] Ibid., p. 531.
[856] Ibid.
[857] Ibid., p. 401.
[858] Ibid.
[859] Ibid., p. 428.
[860] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 442.
[861] Ibid., p. 448.
[862] Ibid., p. 383.
[863] Ibid., p. 384.
[864] Ibid., p. 397.
[865] Ibid., 385.
[866] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 485.
[867] Ibid.,
[868] Ibid., p. 512.
[869] Goethe, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, Livre V., p. 430.
[870] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 531
[871] Id., “ Dialogue de l’auteur avec son ombre ”, JC, p. 639.
[872] RR “ Le Matin ”, JC, p. 147.
[873] Id., 19/07/1890, C1, p. 22.
[874] Plan détaillé de Jean-Christophe conçu le 29 juillet 1897 : Bernard Duchatelet, Romain Rolland, la pensée et l’action, op. cit., p. 52.
[875] “ L’intrigue romanesque est, constitutivement, un conflit de personnes. Supportant le poids et la responsabilité du drame, les personnages se donnent à saisir comme ’êtres’. ” : Vincent Jouve, L’effet-personnage dans le roman, op. cit., p. 61.
[876] Ibid., p. 31.
[877] Ibid.
[878] Les Krafft, comme Beethoven, portent “ la marque de [leur] hérédité flamande ” : RR, VB, op. cit., p. 42.
[879] Id., “ L’Aube ”, JC, p. 7.
[880] Louisa, comme la mère de Beethoven, est “ une fille du peuple ”, une “ domestique ”, c’est-à-dire “ d’une autre classe, et pas même du métier ” comme le lui rappelle sans détours le grand-père. : ibid., p. 7.
[881] “ La maison était triste ”, avec des “ moments de gêne très étroite à la maison ” : Ibid., p. 41 et sq. Cela fait écho à l’“ enfance sévère ” de Beethoven, né “ dans une misérable soupente d’une pauvre maison ” : Id., VB, p. 4.
[882] Rolland a lu David Copperfield en 1887.
[883] Id., “ L’Aube ”, JC, p. 56. La situation est reprise de là encore de la biographie beethovenienne : “ Dès le commencement, la vie se révéla à lui comme un combat triste et brutal. ”, Id., VB, p. 5.
[884] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 58.
[885] Ibid., p. 7.
[886] Ibid., p. 29.
[887] Ibid., p. 7.
[888] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 6.
[889] Ibid., p. 18.
[890] Ibid., p. 19.
[891] Ibid., p. 20.
[892] Ibid.
[893] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 75.
[894] “ Je n’eus désormais, continua Wilhelm, plus d’autre désir que de voir une seconde représentation de la pièce. ” : Goethe, Les Années d’apprentissage, Livre I, chap. 4, p. 46.
[895] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 75.
[896] “ il inventait des musiques, qu’il chantait à tue-tête. Il en avait fabriqué pour toutes les occasions de sa vie. ” : RR, “ L’Aube ”, JC, p. 82 ; “ Il se jouait à lui-même des marches triomphales ”, “ il organisait des cortèges ”, “ il tournait, tournait indéfiniment, à se rendre malade, en exécutant un de ses compositions ”, “ Christophe était en train de jouer une comédie musicale, qu’il s’était fabriqué avec les bribes de ses souvenirs de théâtre ; très sérieux, il exécutait sur un air de menuet, comme il avait vu faire, des pas et des révérences qu’il adressait au portrait de Beethoven ” : ibid., p. 83.
[897] “ Plus tard, quand tu seras devenu un bon musicien, un grand artiste, qui fera honneur à sa famille, à son art, et à la patrie, quand tu seras célèbre, tu te souviendras que c’est ton vieux grand-père qui t’a le premier deviné, qui a prédit ce que tu serais ? ” questionne Jean-Michel : ibid., p. 86.
[898] Ibid., p. 75.
[899] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 78.
[900] Le père de Beethoven était “ un ténor inintelligent et ivrogne ” : Id., VB, op. cit., p. 4.
[901] Id., “ L’Aube ”, JC, p. 31.
[902] “ Il [JC] riait de tout son cœur des gestes grotesques et des plaisanteries stupides de Melchior (…) et il trouvait très mauvais que sa mère, d’une voix fâchée, lui ordonnât de cesser. Comment cela eût-il été mal, puisque son père le faisait ? (…) il continuait pourtant à l’admirer. C’est un tel besoin chez l’enfant ! (…) Christophe oubliait donc tous ses griefs contre son père, et il s’évertuait à trouver des raisons de l’admirer ” : RR, “ L’Aube ”, JC, p. 43.
[903] Ibid., p. 44.
[904] Ibid., p. 43.
[905] Ibid., p. 60.
[906] Ibid.
[907] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 30.
[908] Ibid., p. 64.
[909] Ibid., p. 65.
[910] L’analogie généalogique avec Beethoven se poursuit ici : “ Son père voulut exploiter ses dispositions musicales et l’exhiber comme un petit prodige. A quatre ans, il le clouait pendant des heures devant son clavecin, ou l’enfermait avec un violon, et le tuait de travail. Peu s’en fallut qu’il ne le dégoûtât à tout jamais de l’art. Il fallut user de violence pour que Beethoven apprît la musique. ”, Id., VB, op. cit., p. 5.
[911] Id., “ L’Aube ”, JC, p. 71.
[912] Louisa a une “ douce figure de mouton ”, des lèvres “ qui sourient avec timidité ”, au regard “ infiniment tendre ”, c’est la “ bonne fille ” voire même la “ petite fille ”, ibid., p. 3-4.
[913] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 7.
[914] Nous soulignons. Ibid., p. 33.
[915] Nous soulignons. Ibid., p. 34.
[916] “ Pour achever de l’accabler, Louisa, qu’on avait appelée, parut ; et, au lieu de le défendre, elle commença par le claquer, elle aussi, avant de rien savoir, et voulut qu’il demandât pardon. (…) Mais il trépigna, hurla, et mordit la main de sa mère. Il se sauva enfin (…) ” : ibid., p. 37. La scène se poursuit à la maison : “ Elle commença par de violents reproches, mêlés de nouvelles gifles (…). ”, ibid., p. 38.
[917] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 39.
[918] Ibid., p. 39.
[919] Id., “ La Révolte ”, ibid., p. 537.
[920] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 115.
[921] Ibid.
[922] Ibid.
[923] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 118.
[924] Prenant Théodore comme modèle de réussite, le grand-père “ rêvait pour un de ses petits-fils une situation semblable. ”. Le père est du même avis : “ C’était l’intention de Melchior, qui destinait Rodolphe à suivre les traces de son oncle. ”, ibid.
[925] Ibid., p. 119.
[926] Vincent Jouve, L’effet-personnage dans le roman, op. cit., p. 102.
[927] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 113.
[928] Ibid., p. 122.
[929] Ibid. p. 140.
[930] RR,“ Le Matin ”, JC, p. 139. N. B. : Beethoven fut chef de famille à dix-sept ans.
[931] Ibid., p. 144.
[932] Ibid., p. 220.
[933] “ Il [Ernst] était sans place (…) sa bourse était vide, et sa santé délabrée ” : Id., “ L’Adolescent ”, ibid., p. 349 ; “ le talent principal de Ernst était la connaissance qu’il avait du caractère de ses deux frères, et son habileté à en jouer. ” : ibid., p. 350.
[934] “ Rodolphe (…) se vantait, vantait sa maison et tout ce qui le concernait, ne s’informait pas des autres, ne s’y intéressait pas ” : ibid., p. 350 ; “ Rodolphe le [JC] jalousait : il méprisait les artistes, et les succès de Christophe lui étaient pénibles. ” : ibid., p. 351.
[935] Ibid., p. 350.
[936] RR, “ L’Adolescent ”, JC, p. 352.
[937] Ibid., p. 353.
[938] Id., “ Les Amies ”, ibid., p. 1135.
[939] Id., “ L’Aube ”, ibid., p. 144.
[940] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 507.
[941] Id., “ L’Aube ”, ibid., p. 88.
[942] Ibid., p. 27.
[943] Ibid., p. 28.
[944] RR, “ L’Aube ”, JC, p. 7-8.
[945] Alain, “ Sur le Jean-Christophe de Romain Rolland ”, Romain Rolland, n° spécial, Europe, tome X, n° 38, 15/02/1926, p. 273.
[946] Tolstoï, 17/04/1847, Journal intime de sa jeunesse, Paris – Genève, Jeheber, 1921, p. 33-34.
[947] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 147.
[948] Ibid., p. 147.
[949] Ibid., p. 26.
[950] Ibid., p. 82.
[951] Id., “ La Révolte ”, ibid., p. 537.
[952] “ Hassler était un homme libre. ” : ibid., p. 537-538.
[953] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 539.
[954] Ibid., p. 549.
[955] Ibid., p. 547.
[956] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 449.
[957] Montaigne, “ Des cannibales ”, Essais I, Folio, 1994, p. 304.
[958] Beethoven est le “ petit sauvage de Bonn ” qui fut “ patiemment dégrossi ” par une famille bienveillante : RR, De l’Héroïque à l’Appassionata, BE, p. 35.
[959] Id., “ Le Matin ”, JC, p. 184.
[960] “ le maître tomba sur lui à coups de poing ” : Id., “ L’Aube ”, ibid., p. 46.
[961] Montaigne a fustigé l’institution scolaire : “ C’est une vraie geôle de jeunesse captive. On la rend débauchée, l’en punissant avant qu’elle le soit. (…) Quelle manière pour éveiller l’appétit envers leur leçon (…), les mains armées de fouets ? Inique et pernicieuse forme. ” : Montaigne, “ De l’institution des enfants ”, Essais I, op. cit., p. 241.
[962] “ La discipline : couvent, caserne, prison ? ” : Maurice Crubellier, op. cit., p. 145-151.
[963] “ le maître l’avait injustement puni ” : RR, “ Les Amies ”, JC, p. 1238.
[964] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 172.
[965] C’est ainsi que Jean-Christophe est apparu à madame de Kerich : “ le petit sauvage, dont la tête ébouriffée lui était apparue au-dessus du mur de son jardin ” : ibid., p. 179.
[966] Notes pour Jean-Christophe, Canevas de Minna, cité par Bernard Duchatelet, Les débuts de “ Jean-Christophe ”, op. cit., t. 2, p. 194.
[967] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 216.
[968] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 216.
[969] Id., “ La Révolte ”, ibid., p. 427.
[970] “ Et madame Reinhart, qui n’y était jamais allée, ne manquait point de le renseigner. ” : ibid., p. 524.
[971] Ibid., p. 522-525.
[972] Ibid., p. 523.
[973] Lili Reinhart est “ ignorante comme une carpe ” : ibid., p. 526.
[974] RR, “ La Foire sur la place ”, JC, p. 644.
[975] Id., “ La Révolte ”, ibid., p. 476.
[976] Denis Pernot, “ Représentations sociales et romanesques du provincial et de l’étranger dans le Paris du tournant du siècle ”, Paris, de l’image à la mémoire, représentations artistiques, littéraires, socio-politiques, Actes du colloque d’Utrecht, 9-10 mai 1996, Amsterdam, Rodopi, 1997, p. 177.
[977] RR, 7/07/1908, C10, p. 352.
[978] Voltaire, L’Ingénu, Le Livre de Poche, 1996, p. 38.
[979] RR, “ Dialogue de l’auteur avec son ombre ”, JC, p. 635.
[980] RR, “ La Foire sur la place ”, JC, p. 717.
[981] Montaigne, “ De l’institution des enfants ”, Essais I, op. cit., p. 227.
[982] Jean-Christophe “ s’imprégnait, longuement, en silence, des êtres, comme une éponge ; et il les emportait. ” : RR, “ La Foire sur la place ”, JC, p. 675-676.
[983] Id., “ Dans la maison ”, ibid., p. 945-946.
[984] Id., “ La Foire sur la place ”, ibid., p. 746.
[985] RR, “ La Foire sur la place ”, JC, p. 706-707.
[986] “ Mais Sylvain Kohn n’était pas un guide plus sûr dans ce pays que dans celui des livres ” : ibid., p. 707.
[987] Ibid., p. 638.
[988] Ibid., p. 780.
[989] Ibid., p. 730.
[990] Id., JJR, p. 15.
[991] RR, JJR, p. 15.
[992] Id., “ La Foire sur la place ”, JC, p. 775.
[993] Id., “ L’Aube ”, ibid., p. 87-88.
[994] Ibid., p. 89.
[995] Ibid., p. 88.
[996] Ibid., p. 87-88.
[997] “ Il lui parlait des étoiles et des nuages ; il lui apprenait à distinguer les souffles de la terre et de l’air et de l’eau (…) et les instruments innombrables de la symphonie de la nuit. ” : RR, “ L’Aube ”, JC, p. 88.
[998] Voir “ La Révolte ”, ibid., p. 590.
[999] Id., “ La Foire sur la place ”, ibid., p. 732.
[1000] Goethe, Conversations de Goethe avec Eckermann, op. cit., p. 152.
[1001] RR, 18/03/1909, C11, p. 20.
[1002] “ Nul répit, nulle relâche. Rien qui fasse diversion à ce labeur affolant. Point de jeux, point d’amis. ” : RR, “ Le Matin ”, JC, p. 143.
[1003] “ Tous les objets étaient familiers et bienveillants. (…) On était comme entourés d’amis. ”, Id., “ L’Aube ”, ibid., p. 49.
[1004] “ Des enfants aux pères, c’est plutôt respect. L’amitié se nourrit de communication qui ne peut se trouver entre eux, pour la trop grande disparité, et offenserait à l’aventure les devoirs de nature. ” : Montaigne, “ De l’amitié ”, Essais I, op. cit., p. 265.
[1005] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 145.
[1006] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 153.
[1007] Id., “ La Révolte ”, ibid., p. 427.
[1008] “ il [JC] était sevré d’amitié, et il en avait tant besoin, qu’il leur [les Reinhart] gardait une gratitude infinie de vouloir bien l’aimer un peu ” : ibid., p. 531.
[1009] Ibid., p. 551.
[1010] Id., “ La Foire sur la Place ”, ibid., p. 805.
[1011] Id., “ Le Matin ”, ibid., p. 159.
[1012] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 154-156 et p. 170.
[1013] Otto à “ la mine candide ” et à la “ raie bien sage ”, au “ soin prétentieux ”, à “ l’air important ” tranche avec Jean-Christophe : ibid., p. 149.
[1014] Id., “ La Révolte ”, ibid., p. 426.
[1015] Ibid., p. 427.
[1016] Id., “ La Foire sur la Place ”, ibid., p. 751. Seule la sagesse en fin de vie permettra à Jean-Christophe de tisser des liens d’amitié véritables avec Grazia : Id., “ La Nouvelle Journée ”, ibid., p. 1460.
[1017] RR, “ Les Amies ”, ibid., p. 1239-1245.
[1018] Ibid., p. 1173.
[1019] Colette demande à Jean-Christophe d’être son ami en exposant ses attentes : “ M’écouter, me conseiller, me donner du courage. ” : RR, “ La Foire sur la Place ”, ibid., p. 740 ; lors des “ entretiens intimes ” avec Colette (p. 740), Jean-Christophe devient le “ confesseur ” : ibid., p. 741.
[1020] Ainsi, avec Colette : “ Ils étaient seuls ensemble : elle lui confiait ce qu’elle voulait ; il se donnait beaucoup de mal pour la comprendre et pour la conseiller ; elle écoutait les conseils, au besoin les remontrances. ” : ibid., p. 740.
[1021] RR, “ Le Matin ”, JC, p. 153.
[1022] Montaigne, “ De l’amitié ”, Essais I, op. cit.
[1023] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 531.
[1024] Ibid., p. 529.
[1025] “ Ils étaient les meilleurs amis du monde ” : ibid., p. 573 ; “ Le vieux et le jeune avaient oublié les années qui les séparaient : ils étaient l’un près de l’autre, comme deux frères du même âge, qui s’aiment et qui s’entraident ”, ibid., p. 579.
[1026] “ il [JC] se sentait au milieu de vrais amis, il ressuscitait ” : ibid., p. 567.
[1027] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 556.
[1028] Ibid., p. 552-555.
[1029] Cité par Bernard Duchatelet, Romain Rolland, la pensée et l’action, op. cit., p. 53.
[1030] “ La dernière amitié virile et sereine, qui eût été capable de soutenir Christophe, s’était engloutie dans le gouffre. ” : RR, “ La Révolte ”, JC, p. 537.
[1031] Ibid., p. 522.
[1032] Id., “ Dans la maison ”, ibid., p. 952.
[1033] “ Ils s’enrichissaient l’un de l’autre. Olivier avait la sérénité de l’esprit et le corps maladif. Christophe avait une puissante force et une âme tumultueuse. ” : ibid., p. 944.
[1034] RR, “ L’Adolescent ”, JC, p. 266.
[1035] Id., VB, p. 76.
[1036] Id., “ La Révolte ”, JC, p. 424.
[1037] Ibid., p. 375.
[1038] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 391.
[1039] Id., “ La Foire sur la place ”, ibid., p. 668.
[1040] Id., “ L’Adolescent ”, ibid., p. 264.
[1041] Ibid., p. 244.
[1042] Ibid., p. 242.
[1043] Ibid., p. 263.
[1044] RR, “ La Foire sur la place ”, JC, p. 771.
[1045] “ esclave et victime de sa grandeur d’âme, l’artiste véritable ne doit recueillir d’autre récompense en cette vie que la conscience de sa force et le sentiment de sa bonté. ” : Françoise Escal, Contrepoints. Musique et littérature, op. cit., p. 91.
[1046] RR, Préface de 1903, VB, op. cit., p. VI.
[1047] Beethoven cité par Rolland : RR, Préface de 1903, VB, p. VI.
[1048] RR, “ Paroles de Renan à un adolescent ”, CR, p. 146.
[1049] Id., “ La Nouvelle Journée ”, JC, p. 1565.
[1050] Id., “ Le Buisson ardent ”, ibid., p. 1343.
[1051] RR, “ Le Buisson ardent ”, JC, p. 1344.
[1052] Id., Clerambault, p. 265.
[1053] Id., “ La Nouvelle Journée ”, JC, p. 1589.
[1054] Ibid.
[1055] Ibid., p. 1586.
[1056] Id., Goethe et Beethoven, p. 24.
[1057] RR, “ La Nouvelle Journée ”, JC, p. 1505.
[1058] Ibid., p. 1565.
[1059] Id., “ La Révolte ”, ibid., p. 392.
[1060] “ Sa création musicale avait pris des formes sereines. ” : Id., “ La Nouvelle Journée ”, ibid., p. 1565.
[1061] “ La musique de son être s’était muée en lumière. ” : ibid., p. 1444.
[1062] Ibid., p. 1431.
[1063] Ibid., p. 1431-1432.
[1064] Ibid., p. 1433.
[1065] RR, “ La Nouvelle Journée ”, JC, p. 1589.
[1066] Cité par Jean-Bertrand Barrère, Romain Rolland par lui-même, op. cit., p. 70.
[1067] RR, “ Le Royaume du T ”, VI, p. 214.
[1068] Id., 13-14/03/1892, C1, p. 66.
[1069] Ibid.
[1070] Rousseau, Préface, Émile ou de l’éducation, op. cit., p. 1-2.
[1071] Goethe, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 267.
[1072] Pour Malwida von Meysenbug, il faut “ inculquer aux enfants le respect du beau et du bien (…) avant tout le culte des grands hommes. ” : la transmission est primordiale, “ ce culte des héros de l’humanité doit tenir dans l’éducation une place importante. ”, Malwida von Meysenbug, Mémoires d’une idéaliste, op. cit., t. 2., p. 46.
[1073] “ La force de l’humanisme est dans cette foule immortelle. ” : Alain, Mars ou la guerre jugée (1936), Gallimard, 1969, p. 165.
[1074] Tzvetan Todorov, op. cit., p. 49.
[1075] Ibid., p. 51.
[1076] RR, “ Introduction à une lettre de Tolstoy ”, CR, p. 197.
[1077] RR, CQV, CRU, p. 379.
[1078] Rolland les cite lorsqu’il recopie la liste dressée par Suarès des personnes détestées ou adorées. Il cite également l’avis d’un de ses professeurs, sur Rabelais, “ qui crève de sagesse, de bon sens, de générosité ! ” : Id., JEN, ibid., p. 33 et 101.
[1079] Rolland indique en note : “ Hamlet à Horatio : “ Montre-moi un homme qui ne soit pas l’esclave d’une passion, je le porterai dans le fond de mon cœur, oui, dans le cœur de mon cœur, comme je le fais avec toi. ” (III, 2). ”, Id., “ Shakespeare : quatre essais ”, CR, p. 33-34.
[1080] Ibid.
[1081] “ l’être humain n’est pas le jouet de forces auxquelles il ne peut en aucun cas se soustraire ” : Tzvetan Todorov, op. cit., p. 53.
[1082] RR, 22/04/1925, VI, p. 332.
[1083] Hippolyte Taine, Préface, Essais de Critique et d’Histoire, p. 31.
[1084] Taine développe une méthode d’explication de l’homme fondée sur le déterminisme dans l’Introduction à l’Histoire de la littérature anglaise, Hachette, 1892, 8e éd.
[1085] Tzvetan Todorov, op. cit., p. 59.
[1086] Ibid.
[1087] RR, 28/02/1925, “ Ma pensée ”, VI, p. 328.
[1088] RR, 21/06/1909, C11, p. 38.
[1089] Rolland rédige une introduction à ces “ Pages immortelles ” et une présentation de chaque extrait choisi. L’ouvrage est normalement destiné à l’Amérique du nord, pour introduire les grands axes de l’œuvre rousseauiste, mais l’éditeur le publie d’abord en France : Id., Les Pages immortelles de Jean-Jacques Rousseau, Corréa, 1938 ; The Living Thoughts of Rousseau, New-York et Toronto, Longmans, Green & Co., 1939.
[1090] Id., Les Pages immortelles de Jean-Jacques Rousseau, p. 37.
[1091] Id., “ la Foire sur la place ”, JC, p. 773.
[1092] Id., JJR, p. 36.
[1093] Tolstoï rédige un certain nombre de traités, d’études, de recueils et de lettres relatifs à la pédagogie, dont nous indiquons quelques références : comme Éducation et Instruction (1862), Progrès et définition de l’instruction (1862), Sur l’éducation religieuse (1899), Sur l’éducation (lettre à P. Birûkov, 1901), Pensées d’hommes sages (1904), Conversations avec des enfants sur des questions morales (1907). Pour une liste exhaustive, nous renvoyons aux Œuvres complètes, op. cit..
[1094] Malwida von Meysenbug, Mémoires d’une idéaliste, op. cit., t. 2., p. 71.
[1095] N. B. : en Anglais, remarquons qu’un seul mot existe, river.
[1096] Cité par Henri Vermorel et Madeleine Vermorel, Sigmund Freud et Romain Rolland, correspondance 1923-1936, PUF, 1993, p. 315.
[1097] Johann Gottfried von Herder (1744-1803), écrivain et penseur allemand, fit des études de théologie et de philosophie : il eut Emmanuel Kant pour professeur, qui l’initia en particulier à la pensée rousseauiste ; il rencontra Diderot et fut très proche de Lessing et de Goethe. Les travaux de Herder sont pluridisciplinaires : il est l’auteur d’ouvrages de théologie, de philosophie (il conceptualise la philosophie de l’histoire), de critique, de linguistique, mais il est également poète et traducteur, il se consacre à la recension des poésies et contes populaires.
[1098] Après avoir analysé les différentes étapes de l’Histoire et l’organisation des hommes, Herder conclue que “ tout le bien qui a été fait dans le cours des âges a été fait pour l’humanité ” : Herder, Idées sur la philosophie de l’histoire de l’humanité, Levrault, 1828, t. 3, livre XV, chap. 1, p. 93.
[1099] N. B. : C’est le titre du premier chapitre du livre XV.
[1100] Nous excluons Kant, dont nous avons une vague trace de connaissance par Rolland, en tout cas pour la période de sa formation allant au moins jusqu’à la première guerre mondiale.
[1101] Elle indique sa lecture de la Philosophie de l’Histoire, ajoutant comme seul commentaire, l’anecdote qu’elle fait le résumé de l’ouvrage à ses femmes de chambre : Malwida von Meysenbug, Mémoires d’une idéaliste, op. cit., t. 1., p. 214.
[1102] Ibid., p. 58. Malwida von Meysenbug a également lu Wilhelm Meister auquel elle fait référence : ibid., p. 150.
[1103] Voir Conversations de Goethe recueillies par Eckermann, trad. d’Emile Délerot, op. cit., t. 1, p. 421.
[1104] Ibid., t. 2, p. 282
[1105] “ L’espèce humaine (…) possède en soi des forces de transmission qui ont pu et dû se régler et s’ordonner suivant le système universel des choses. ” : Herder, op. cit., t. 3, livre XV, chap. 5, p. 147-148 ; “ Quoi qu’il en soit, la raison humaine poursuit sa marche à travers toutes les générations. (…) le mouvement infatigable d’une raison toujours croissante fera naître l’ordre du désordre. ” : ibid., p. 151.
[1106] L’essai appartient à une série de réflexions rollandiennes éparses. La revue Europe le publie dans le numéro de janvier-avril 1926. Il est ensuite publié dans les Compagnons de route, op. cit.
[1107] RR, “ Le Poison idéaliste ”, CR, p. 21.
[1108] Est qualifiée de “ sottise ” par Rolland, “ l’indulgence même qui se dit transcendantale de la pensée idéaliste, détachée et dédaigneuse du monde réel ” : ibid., p. 19.
[1109] Ibid., p. 20.
[1110] Ibid., p. 19.
[1111] Ibid.
[1112] Id., Introduction, CR, p. 9.
[1113] Voir la préface de Gabriel Monod aux Mémoires d’une idéaliste, op. cit., t. 1., p. V-XVII.
[1114] “ la fin de l’homme sur la terre nous est révélée par sa nature et son histoire ” : Herder, op. cit., t. 3, livre XV, chap. 1, p. 94.
[1115] Malwida von Meysenbug, Mémoires d’une idéaliste, t. 1., p. 386.
[1116] “ il [Beethoven] parle du devoir qui lui était imposé d’agir, au moyen de son art, ’pour la pauvre humanité’, pour ’l’humanité à venir’ (…) de lui faire du bien, de lui rendre courage, de secouer son sommeil ” : RR, VB, p. 71.
[1117] RR, Introduction, CR, p. 14.
[1118] Id., “ Pensées de Beethoven ”, VB, p. 132.
[1119] Id., Introduction, CR, p. 13.
[1120] “ ’l’essence profonde’ d’une œuvre trouve sa source dans la subconscience de la tragédie intérieure ” : Lettre de Rolland à T. de Wyzewa, 24/01/1912, C17, p. 101-102.
[1121] “ La source de tout art c’est la vie ” : ibid., p. 136.
[1122] Id., Introduction, JC, p. 11.
[1123] RR, 24/02/1897, C1, p. 201.
[1124] Les biographes ont parfois analysé Jean-Christophe comme un roman à clés en s’attachant à trouver derrière les noms fictifs les personnes réelles rencontrées par Rolland. L’incarnation de Rolland dans ses personnages (Olivier et Jean-Christophe) est aussi l’incarnation de son environnement social.
[1125] “ Mais tous les êtres mis en scène sont naturellement nourris d’une quantité d’expériences et de souvenirs de la vie, fondus et transformés dans le travail de création. ” : RR, Introduction, JC, p. 18.
[1126] Olivier-Henri Bonnerot, “ L’émouvant Romain Rolland ”, Cahiers de Brèves, Brèves, Association Romain Rolland, n 11, janvier 2004, p. 7.
[1127] “ Rue d’Ulm, on ne voit de moi que la correction de conduite, la régularité du travail, la probité laborieuse, l’honnêteté froide de la vie intellectuelle (…). ” : RR, 5/06/1889, JEN, CRU, p. 301.
[1128] “ tous ses [O] professeurs s’accordaient à louer son travail et son intelligence ” : Id., “ Antoinette ”, JC, p. 891.
[1129] Ibid., p. 876.
[1130] “ La musique était leur paradis, dans cette dure vie. ” : ibid., p. 877.
[1131] Olivier a des “ pensées tristes ”, il est surtout “ rongé par des doutes ” : ibid., p. 881.
[1132] “ Ils ne s’en doutent pas, nos maîtres, des affres où notre jeunesse s’est débattue sous leur ombre !... Nous avons résisté. Nous nous sommes sauvés… ” : Id., “ Dialogue de l’auteur avec son ombre ”, ibid., p. 638.
[1133] De la part de sa sœur Antoinette, Olivier subit le “ poids écrasant ” de “ l’obligation de réussir ” : Id., “ Antoinette ”, ibid., p. 873.
[1134] Rolland notera à propos de son second échec (en 1885) pour rentrer à l’Ecole normale supérieure : “ Aujourd’hui, je ne m’en plains pas. J’y suis entré plus mûr. Et le temps que j’ai perdu avec Shakespeare et Hugo, je l’ai gagné pour la vie… ”, Id., “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 27.
[1135] RR, “ Antoinette ”, JC, p. 921.
[1136] Id., “ Compléments aux Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 155.
[1137] “ pourquoi nous sommes amis, et qu’est-ce que notre amitié ? (…) c’est un sentiment très pur, très désintéressé, très fraternel ; peut-être (je le crois) il nous vient de notre Malwida : c’est elle qui est entre nous, comme Antoinette entre Christophe et Olivier. ” : Id., 18/03/1909, C11, p. 20.
[1138] RR, 18/03/1909, C11, p. 20.
[1139] En témoignent les notes relatives aux entretiens avec Isidore de Breuilpont, reprises par Rolland pour ses mémoires : Id., “ Compléments aux Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 152-160.
[1140] Id., “ Antoinette ”, JC, p. 843.
[1141] Id., “ Dans la maison ”, ibid., p. 943.
[1142] RR, “ Antoinette ”, JC, p. 844.
[1143] Olivier est le “ petit garçon mélancolique et mystique ” qui vient de la province : ibid., p. 843 ; il a le “ cœur mystique ” : ibid., p. 878.
[1144] Id., C24, p. 210.
[1145] Id., “ Antoinette ”, JC, p. 874.
[1146] Ibid., p. 901.
[1147] Id., “ La Foire sur la place ”, ibid., p. 770.
[1148] Rolland écrit au sujet de “ la Foire sur la place ” : “ volume où Christophe décharge sa conscience – et la mienne – en disant son mépris pour La Foire sur la Place. (…) il n’était pas seulement ma voix, mais celle de mes amis. Ils savent bien que Christophe est à eux autant qu’à moi. ” : RR, “ Aux amis de Jean-Christophe ”, JC, p. 1599.
[1149] Id., “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 186.
[1150] Id., “ Dans la maison ”, JC, p. 992.
[1151] “ Il [O] n’avait aucun goût pour ce métier, où il faut s’étaler, dire tout haut sa pensée, où l’on n’est jamais seul. (…) Olivier, qui sentait le besoin de se concentrer et de ne rien dire qui ne fût l’expression intégrale de sa pensée, laissa donc le professorat ” : RR, “ Dans la maison ”, JC, p. 992.
[1152] “ Personne n’eût été capable de le [O] former, dans cette province où l’on n’entendait, en fait de musique, que la fanfare locale qui jouait des pas redoublés (…), l’orgue de l’église qui exécutait des romances, et les exercices de piano des demoiselles de la bourgeoisie ” : Id., “ Antoinette ”, ibid., p. 841.
[1153] Hans Blumenberg, Le souci traverse le fleuve (1987), L’Arche, 1990, p. 154.
[1154] Bernard Duchatelet, Romain Rolland tel qu’en lui-même, op. cit., p. 79.
[1155] Voir les notes relatives aux entretiens avec Isidore de Breuilpont, reprises par Rolland pour ses mémoires : RR, “ Compléments aux Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 152-160.
[1156] RR, MA, p. 63-64.
[1157] Id., “ Mémoires et Souvenirs ”, MFJ, p. 20.
[1158] “ les autres se méprendront souvent sur mon compte et taxeront de dédain ou d’orgueil ce qui ne sera que le désir d’être moi-même et de vivre librement, ou mieux, l’impossibilité d’être ou d’agir autrement. ” : Id., 13/07/1888, JEN, CRU, p. 249.
[1159] Id., “ Le Royaume du T ”, VI, p. 205.
[1160] Rolland écrit à sa mère : “ Tu me dis orgueilleux ; je le sais ; j’ai un très grand orgueil. ”, Id., 23/06/1890, Appendice, C6, p. 347.
[1161] “ Je me garderais bien de rien changer à mon orgueil ; sur lui repose plus de la moitié de ma Morale et de ma Vie. ” : RR, 23/06/1890, Appendice, C6, p. 347.
[1162] Id., “ Le Royaume du T ”, VI, p. 205.
[1163] Ibid.
[1164] Hans Blumenberg, op. cit., p. 163.
[1165] RR, 7/12/1909, C11, p. 50.
[1166] Voir l’analyse de Bernard Duchatelet, Les débuts de “ Jean-Christophe ”, t. 1, op. cit., p. 188-191.
[1167] RR, “ Avertissement au lecteur ”, AE, t. 1, p. 10.
[1168] Alain, XIX, Propos sur le bonheur, Folio essais, 2004, p. 76.
[1169] RR, “ Le Buisson ardent ”, JC, p. 1299.
[1170] Marthe Robert, op. cit., p. 35.
[1171] RR, Introduction, CR, p. 11.
[1172] RR, 6/11/1908, C10, p. 375.
[1173] Id., ibid., p. 375.
[1174] Id., 31/07/1904, ibid., p. 185.
[1175] “ Cette génération de guerre croit en l’homme, en ses vertus, en sa raison, en ses pouvoirs. De tempéraments, de styles différents, ils ont en commun cette conscience, plus ou moins sereine, plus ou moins tourmentée, d’avoir un rôle à jouer pour l’avenir du monde et de la paix. Ce sont des humanistes, peut-être les derniers. ” : Dominique Bona, Stefan Zweig, l’ami blessé, Plon, 1996, p. 185-186.
[1176] Le héros, Colas Breugnon, est menuisier, et ses amis sont le notaire maître Paillard et le curé Chamaille : trois bourguignons qui s’entendent parfaitement pour dîner. RR, Colas Breugnon (1919), Le Livre de Poche, 1965, chap. III.
[1177] “ Qui aime ce qui est bon, je l’aime : il est bon Bourguignon. ” : Id., ibid., chap. II., p. 44.
[1178] Id., “ Avertissement au lecteur ” (1914), ibid., p. 11.
[1179] Cité par Rolland, 1887, JEN, CRU, p. 89.
[1180] “ Ce qui est le plus rare aujourd’hui, ce n’est pas une compagne, c’est un compagnon. J’en suis réduit toujours à chercher les miens dans le passé. ” : Id., 10/10/1910, C11, p. 81 ; évoquant Goethe quelques lignes plus tard, Rolland remarque : “ Mais les gens de ce temps-là étaient plus heureux que nous. Ils étaient riches en amitiés. ”, ibid.
[1181] “ Le monde est stupide. C’est un hasard si l’on a pu connaître ses meilleurs amis. Et l’on est encombré, dans la vie, de gens indifférents. ” : RR, 23/12/1910, C11, p. 88.
[1182] “ Il n’est désir plus naturel que le désir de connaissance. ” : Montaigne, “ De l’expérience ”, Essais III, op. cit., p. 353.
[1183] Lettre de Rolland à Louis Gillet (1902) citée par Olivier-Henri Bonnerot, “ L’esthétique de Romain Rolland ”, art. cit., p. 15.
[1184] RR, “ La Nouvelle Journée ”, JC, p. 1564.
[1185] RR, 11/06/1910, C11, p. 71-72.
[1186] Id., AE, t. 2, p. 86.
[1187] Pierre Citti, op. cit., p. 87.
[1188] RR, Notes de 1896 citées dans “ Le Périple ”, VI, p. 254.
[1189] Henri Vermorel et Madeleine Vermorel, op. cit., p. 315.
[1190] RR, JJR, op. cit., p. 36.
[1191] Jamais cité dans la correspondance de Suarès avec Rolland, Rousseau n’a vraisemblablement pas retenu l’attention des deux amis. Il est cité deux fois seulement dans la correspondance de Rolland avec sa mère, et seule la première référence a de l’intérêt, pour l’avis tranché qu’exprime Rolland : “ Je n’aime pas les hommes aux Confessions. ”, Id., 12/06/1890, C6, p. 311.
[1192] RR, Préface, JJR, p. 33.
[1193] Nous renvoyons à la première partie de notre travail, dans laquelle les écrits consacrés à Goethe ont été présentés.
[1194] Rolland évoque dans sa correspondance avec Sofia Bertolini plusieurs œuvres de Rousseau, mais il y a trop peu d’indications pour permettre une analyse.
[1195] RR, 20/09/1901, C10, p. 27.
[1196] “ J’en ai été d’autant plus frappé, que j’avais toujours noté entre ces deux hommes et lui des ressemblances de caractère et d’art, mais sans oser affirmer qu’il y avait eu une réelle influence. (…) pour Rousseau : ’Je l’ai lu tout entier. Je faisais mieux que l’admirer ; je lui rendais un culte : à 15 ans, je portais au cou son portrait en médaillon, comme une image sainte. Telles pages de lui me vont au cœur ; je crois que je les aurai écrites.’ ” : ibid.
[1197] Tolstoï, Journal intime de sa jeunesse, op. cit., p. 129 et sq.
[1198] Id., 29/03/1852, ibid., p. 138-139.
[1199] Ibid.
[1200] RR, 13/04/1887, JEN, CRU, p. 112. La même question survient quelques semaines plus tard, alors que Lamoureux est contraint d’annuler la représentation de Lohengrin, à laquelle Rolland devait assister : Id., 5/05/1887, ibid., p. 119.
[1201] Stefan Zweig, Romain Rolland, op. cit., p. 61.
[1202] Au sujet du poète, Goethe indique que “ la patrie de ses forces et de sa productivité, c’est le bon, le noble et le beau, qui ne sont liés à aucune province, à aucun pays en particulier (…). Lorsqu’un poète s’est employé, sa vie durant, à combattre les préjugés nuisibles, à répudier les vues étroites, à éclairer l’esprit de ses concitoyens (…) comment se montrerait-il meilleur patriote ? ” : Goethe, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 426.
[1203] Rolland évoque, chez Goethe, son “ dégoût de l’esprit de patrie, qui est l’ennemi de l’esprit de vérité. ’Le patriotisme, a-t-il dit, corrompt l’histoire.’ ” : RR, “ Goethe : meurs et deviens ! ”, CR, p. 113.
[1204] Id., Avril 1887, JEN, CRU, p. 114.
[1205] “ Christophe embrassait dans son âme l’âme des deux patries, harmonieusement unies. ” : Id., “ Dans la maison ”, JC, p. 1024.
[1206] Id., Clerambault, p. 88.
[1207] RR, Clerambault, p. 91.
[1208] Id., 15/03/1888, JEN, CRU, p. 193.
[1209] Tolstoï, Les Confessions, op. cit., p. 82-83.
[1210] Goethe, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, Livre I., op. cit., p. 110.
[1211] Rousseau, Émile ou de l’éducation, Livre IV., op. cit., p. 323.
[1212] RR, Notes de 1890 citées dans “ Le Périple ”, VI, p. 255.
[1213] Id., 13/10/1896, C1, p. 184.
[1214] RR, 26/02/1892, C1, p. 62.
[1215] Id., 28/12/1896, ibid., p. 192.
[1216] Id., 25-26/03/1890, C6, p. 255.
[1217] RR, “ Rapports avec Tolstoy ”, Notes, MFJ, p. 320-321.
[1218] Goethe, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 406.
[1219] Rolland ajoute : “ Tous deux sont les livres les plus hardis et les plus féconds qui soient sortis de la plume de Rousseau ”, RR, Présentation d’Emile ou de l’éducation, JJR, p. 1.
[1220] Si l’homme a grandi dans une liberté bien comprise (…) si ses premières actions ont été dirigées de manière à accomplir désormais le bien avec plus de facilité et d’agrément (…) : cet homme connaîtra une existence plus pure, plus complète et plus heureuse que celui qui aura usé les forces de sa jeunesse dans les heurts et les aberrations. ” : Goethe, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, Livre II., op. cit., p. 167.
[1221] “ Et c’est ainsi que le poète est à la fois maître, prophète, ami des dieux et des hommes. ” : ibid., p. 122-123.
[1222] RR, 17/08/1903, C10, p. 133.
[1223] Id., “ La Nouvelle Journée ”, JC, p. 1577.
[1224] “ Vous êtes dans l’âge critique où l’esprit s’ouvre à la certitude, où le cœur reçoit sa forme et son caractère, et où l’on se détermine pour toute la vie, soit en bien, soit en mal. (…) Jeune homme, recevez dans votre âme, encore flexible, le cachet de la vérité. ” : Rousseau, Émile ou de l’éducation, Livre IV., op. cit., p. 383.
[1225] Rousseau, Émile ou de l’éducation, Livre IV., op. cit., p. 272.
[1226] Goethe, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, Livre VIII., p. 637.
[1227] Lettre de Rolland à Pierre Laubriet, 5/11/1939, C24, p. 216.
[1228] Nous renvoyons aux Annexes.
[1229] Yves Jeanneret, “ Musique, écriture et magistère chez Romain Rolland ”, Cahiers de Brèves, Brèves, Association Romain Rolland, n° 12, mai 2004, p. 6.
[1230] Ibid.
[1231] Tolstoï, Journal intime de sa jeunesse, op. cit., p. 32.
[1232] Dans l’Emile, lorsque Rousseau aborde la question des beaux-arts ou de la musique, il souligne que leur seul intérêt est l’amusement.
[1233] Goethe, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, Livre II., p. 150.
[1234] “ le théâtre pourrait être utile à toutes les catégories sociales ” : ibid., p. 137.
[1235] “ Un grand poète dramatique, s’il est fécond et s’il a en partage un sentiment noble et puissant qui traverse toutes ses œuvres, peut faire que l’âme de ses drames devienne celle du peuple. Et je pense que c’est là une entreprise digne d’être tentée. ” : Id., Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, op. cit., p. 507.
[1236] Malwida von Meysenbug a réfléchi à la fonction des arts dans le cadre de sa collaboration à des maisons d’éducation : “ j’avais pensé que le théâtre pouvait devenir un moyen de culture, à condition que l’art fût conçu comme un sacerdoce (…) je comprenais l’importance du théâtre (…) cet échange de sentiments et de pensées me semblait la plus haute expression de la civilisation. ” : Malwida von Meysenbug, Mémoires d’une idéaliste, op. cit., t. 2., p. 73.
[1237] Goethe, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, op. cit., Livre VI., p. 505.
[1238] “ l’homme dont l’esprit aspire à une culture morale a toutes les raisons pour travailler également au perfectionnement de sa sensibilité matérielle ” : ibid.
[1239] RR, “ La Foire sur la place ”, JC, p. 803.
[1240] Ibid., p. 804.
[1241] “ C’est là le service capital rendu par le wagnérisme à l’art français qu’il a intéressé le grand public à la musique. ” : Id., MA, p. 217.
[1242] Ibid.
[1243] RR, “ Dans la maison ”, JC, p. 1025.
[1244] “ Il [Tolstoï] exigeait de tout travail artistique et intellectuel qu’il se justifiât par la possibilité d’être compris de la masse du peuple. Et c’est la même tendance (…) dans l’activité pédagogique de Tolstoï ” : Pavel Birukov, note, voir Tolstoï, Journal intime de sa jeunesse, op. cit., p. 97.
[1245] Pierre Citti, op. cit., p. 238.
[1246] Ibid., p. 241.
[1247] RR, Août 1926, Appendices, VI, p. 323.
[1248] Rolland évoque pêle-mêle “ la question d’Arménie, la question de Finlande, la question de Pologne, la question d’Irlande, la question du Transvaal, la question des libertés russes ” : lettre de Rolland à Péguy du 11/01/1902, C22, p. 53.
[1249] Id., 11/01/1902, ibid., p. 52-53.
[1250] Ibid., p. 53.
[1251] Jean-Marie Paul, Avant-propos, Images de l’homme dans le roman de formation ou Bildungsroman, art. cit., p. 22-23.
[1252] RR, 1/10/1930, C11, p. 348.
[1253] Id., “ Extrait d’une lettre ”, Appendices, VI, p. 393.
[1254] Denis Pernot, Le roman de socialisation 1889-1914, op. cit., p. 206.
[1255] “ ’Beethoven m’enseigna la science de la nature, et me dirigea (…). Ce n’étaient pas les lois de la nature, mais sa puissance élémentaire qui l’enchantait.’ (Schindler) ” : RR, VB, p. 77.
[1256] RR, “ La Foire sur la place ”, JC, p. 797.
[1257] Tolstoï, La Guerre et la Paix, Epilogue, t. 2, op. cit., p. 730.
[1258] Rolland avait l’intention d’écrire une biographie de Goethe pour “ décrire, en la personne de Goethe, le monde profondément paisible qui lui est si cher ” : Stefan Zweig, RR, op. cit., p. 167.
[1259] RR, 26/11/1901, C10, p. 42-43.
[1260] Ibid.
[1261] Id., “ Dans la maison ”, JC, p. 1059.
[1262] Id., “ Le Matin ”, ibid., p. 142.
[1263] “ Tout son être se révoltait. ” : Id., “ La Révolte ”, ibid., p. 626.
[1264] Id., “ Les Amies ”, ibid., p. 1138.
[1265] “ La liberté et le progrès sont le but dans l’art, comme dans la vie tout entière. ” : Beethoven cité par Rolland, “ Pensées de Beethoven ”, VB, op. cit., p. 134.
[1266] RR, “ La Foire sur la place ”, JC, p. 718.
[1267] Id., JJR, p. 34.
[1268] Id., “ La Révolte ”, JC, p. 554.
[1269] “ L’immense effort de sa jeunesse pour prendre possession de soi, les luttes acharnées pour conquérir sur les autres le simple droit de vivre, pour se conquérir sur les démons de sa race. Même après la victoire, l’obligation de veiller, sans trêve, sur sa conquête (…). : Id., “ La Nouvelle Journée ”, ibid., p. 1585.
[1270] Id., 1926, “ La Ceinture ”, VI, p. 222.
[1271] RR,1926, “ La Ceinture ”, VI, p. 223.
[1272] Claude Bernard cité par Rolland, Salut et fraternité (Alain et Romain Rolland), Cahiers Romain Rolland n° 18, Albin Michel, 1969, p. 129.
[1273] Rousseau, Émile ou de l’éducation, op. cit., p. 69.
[1274] Hormis “ La profession de foi du vicaire savoyard ”, Rolland présente treize pages de l’Emile qui sont une succession de courts paragraphes mis à la suite.
[1275] Rousseau, Émile ou de l’éducation, Livre Ier, p. 12.
[1276] “ Le devoir de celui qui veut éduquer les hommes n’est pas de les préserver de l’erreur mais de guider celui qui s’égare, et même de lui laisser épuiser la pleine coupe de l’erreur ; telle est la sagesse du maître. ” : Goethe, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, Livre VII., op. cit., p. 605-606.
[1277] “ L’homme civil naît, vit et meurt dans l’esclavage (…) : tant qu’il garde la figure humaine, il est enchaîné par nos institutions. ” : Rousseau, Émile ou de l’éducation, Livre Ier, op. cit., p. 13.
[1278] André Gide, “ De l’influence en littérature ”, Prétextes, Mercure de France, 1947, p. 27.
[1279] “ Je n’aime que celui qui pense et qui vit d’une façon absolument personnelle, originale, propre à lui seul ; – celui qui n’est pas un reflet, si doux qu’il soit, d’une multitude d’autres ; – celui qui est en soi, par soi ” : RR, 12/04/1896, C1, p. 175.
[1280] Rousseau, Émile ou de l’éducation, op. cit., p. 528.
[1281] “ J’ai donc refermé tous les livres. Il en est un seul ouvert à tous les yeux, c’est celui de la nature. (…) Nul n’est excusable de n’y pas lire, parce qu’il parle à tous les hommes une langue intelligible à tous les esprits. ” : ibid., Livre IV., p. 378.
[1282] “ La vie de l’homme est assez assombrie, en général, du fait de ses passions et de ses destinées (…). Il a besoin de clarté et de joie sereine, et c’est pour lui un bienfait de se tourner vers ces époques de littérature et d’art, dans lesquelles des hommes d’élite sont parvenus à une si parfaite formation qu’ils y ont trouvé le bonheur et qu’à leur tour ils sont à même de faire participer les autres à ce bienfait de la civilisation. ” : Goethe, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 247.
[1283] Ibid., p. 248.
[1284] Jarno dit à Wilhelm : “ cela ne fait jamais de mal de voir l’étrange, le singulier, de ses propres yeux ”, Id., Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, Livre III., p. 235.
[1285] “ au lieu de l’effaroucher par des leçons pédantes, elle avait imaginé d’occuper leurs réunions du soir, en faisant lire à Minna ou à lui de belles pages d’histoire, ou des poètes allemands et étrangers ” : RR, “ Le Matin ”, JC, p. 185.
[1286] “ pris d’un nouveau désir de s’instruire ”, Wilhelm Meister s’est procuré beaucoup d’“ ouvrages théoriques ”, “ absolument convaincu que de tels écrits lui étaient nécessaires, et avec la meilleure volonté du monde il n’avait pu en lire un seul jusqu’à la moitié. ” : Goethe, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, Livre I., p. 67.
[1287] RR, “ L’Adolescent ”, JC, p. 263.
[1288] “ Il avait cru, pour acquérir ce qui lui manquait, que le plus sûr moyen serait de retenir et de recueillir méthodiquement tout ce qui s’offrirait de remarquable dans ses lectures et ses conversations (…) et perdait ainsi sa façon naturelle de penser et d’agir en prenant fréquemment des lumières étrangères pour étoile et pour guide. ” : Goethe, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, Livre V., p. 358-359.
[1289] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 397 et sq.
[1290] Voir p. 292.
[1291] RR, Notes de 1896 citées dans “ Le Périple ”, VI, p. 254-255.
[1292] RR, Le Poison idéaliste ”, CR, p. 22.
[1293] Ibid., p. 23.
[1294] Id., “ Clerambault, p. 199.
[1295] Ibid., p. 199.
[1296] RR, “ Mère et fils ”, AE, t. 3, p. 99.
[1297] Ibid., p. 162.
[1298] Ibid., p. 151.
[1299] RR, “ L’Eté ”, AE, t. 2, p. 110.
[1300] Id., “ L’Annonciatrice ”, ibid., t. 5, p. 21.
[1301] Parmi les auteurs nommés, et convoqués en tant que modèles, se trouvent : Montaigne, Diderot, Schiller, Herder, Fichte, Goethe, Tolstoï, Ibsen.
[1302] Nous avons dénombré 34 références nominatives à Goethe dans Jean-Christophe : s’y ajoutent des références aux œuvres goethiennes et des citations.
[1303] Lettre de Rolland à Teodor de Wyzewa, 26/06/1911, C24, p. 67.
[1304] Id., “ Mère et fils ”, AE, t. 3, p. 137.
[1305] RR, Les Précurseurs, L’Esprit libre, p. 216.
[1306] Id., “ La Révolte ”, JC, p. 572.
[1307] Id., “ La Nouvelle Journée ”, ibid., p. 1488.
[1308] RR, “ La Foire sur la place ”, JC, p. 817.
[1309] Voir “ Dans la maison ”, ibid., p. 1060 et sq.
[1310] “ Il [Olivier] se souvenait de Goethe, refusant de s’associer au mouvement de haine libératrice, qui lançait en 1813 l’Allemagne contre la France ” : ibid., p. 1068.
[1311] RR,“ Dans la maison ”, JC, p. 1068.
[1312] Id., Préface de 1927, VB, p. II.
[1313] Rolland a souligné le mot Vérité, ajoutant en note une parole de Goethe : “ Toutes les lois et les règles morales se ramènent à une : la Vérité. (28 mars 1819, à V. Muller). ”, Id., “ Goethe : meurs et deviens ! ”, CR, p. 107.
[1314] La lecture de Shakespeare (Roméo et Juliette) et Goethe (Egmont) provoque “ des frémissements passionnés ” en Jean-Christophe, qui s’en souviendra “ vingt ans plus tard ” : Id., “ Le Matin ”, JC, p. 189. Le héros entend l’ouverture de la symphonie beethovenienne, Egmont : Id., “ La Révolte ”, ibid., p. 387.
[1315] Ibid., p. 485.
[1316] Ibid., p. 397-398.
[1317] RR, 30/07/1912, C11, p. 159.
[1318] Tolstoï, La Guerre et la Paix, (1864-1869), Folio, 2000, Livre II, t. 1, p. 457.
[1319] RR, “ Introduction à une lettre de Tolstoy ”, CR, p. 197.
[1320] “ J’admirais surtout en Tolstoy – ’la plus rare des vertus : la vérité’. Mais je lui reprochais de trop appuyer ses raisons sur l’autorité du Christ. ” : Id., “ Rapports avec Tolstoy ”, Notes, MFJ, p. 321-322.
[1321] Ibid.
[1322] Tolstoï présentait ainsi sa nouvelle Sébastopol en mai 1855 : “ Le héros de ma nouvelle, que j’aime de toutes les forces de mon âme, que je tâche de montrer dans toute sa beauté, et qui toujours fut, est et sera beau, c’est la Vérité. ”, Id., VT, p. 42.
[1323] RR, “ La Révolte ”, JC, p. 594.
[1324] Id., “ L’Adolescent ”, ibid., p. 237.
[1325] Tolstoï, La Guerre et la Paix, op. cit., Livre II, t. 1, p. 455.
[1326] Ibid., p. 457.
[1327] “ Nous ne devons exprimer parmi les vérités les plus hautes que celles qui peuvent servir au bien du monde. Les autres, nous devons les garder en nous ; semblables aux douces lueurs d’un soleil caché, elles répandront leur lumière sur toutes nos actions. ” : RR, “ Dans la maison ”, JC, p. 980. La référence n’est pas indiquée. Nous avons vérifié, la citation est exacte, elle est tirée des Conversations de Goethe recueillies par Eckermann (15/10/1825), trad. d’Emile Délerot, t. 1, p. 226.
[1328] RR, “ Dans la maison ”, JC, p. 979.
[1329] La musique, pour Goethe, est “ intérêt intellectuel pour l’esprit ”, “ apaisement pour l’âme qu’elle rassénère et organise ”, “ source d’inspiration directe pour l’activité créatrice ” : RR, Goethe et Beethoven, BE, p. 142.
[1330] Dans le chapitre “ Goethe musicien ”, Rolland mentionnera l’intérêt de Goethe pour “ les idées musicales de Jean-Jacques (1781) ” avec Proserpina (de Goethe) dans la lignée du Pygmalion de Rousseau : ibid., p. 148.
[1331] Ibid., p. 137.
[1332] “ Son vœu de toute la vie, exprimé dans Wilhelm Meister, était que la musique fût mêlée à chacune de nos journées. ” : ibid., p. 156.
[1333] “ Les femmes valent mieux. Mes meilleures amitiés sont des amitiés féminines. ” : Id., 10/10/1910, C11, p. 81.
[1334] Pour Rolland, les Confessions, doivent faire partie du “ programme de vie intellectuelle ” de Sofia Bertolini : RR, 20/09/1901, C10, p. 27.
[1335] “ Un fait de notre vie ne vaut pas en tant qu’il est vrai, mais en tant qu’il signifiait quelque chose. ” : Goethe, Conversations de Goethe avec Eckermann, Gallimard, p. 413.
[1336] Tolstoï, qui a consacré une étude à Rousseau (Sur Rousseau, 1880), pratique l’introspection et les confessions avec Enfance, Adolescence, Les Confessions, Souvenirs d’enfance : voir Léon Tolstoï, Oeuvres complètes, 37 t., P.-V. Stock, 1902-1913.
[1337] Tolstoï, Les Confessions, op. cit., p. 11.
[1338] Goethe, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, op. cit., Livre VI., p. 445 et sq.
[1339] “ Avez-vous lu les Confessions ? Il n’est pas un livre pur ; mais quel chef d’œuvre ! Tolstoy est sorti de là. ”, RR, 29/07/1908, C10, p. 359. N. B. : Il est possible que l’attrait nouveau de Rolland pour cet ouvrage tienne à un intérêt pour la question des influences sur Tolstoï.
[1340] “ L’humanisme vise donc toujours à augmenter la puisssance réelle en chacun, par la culture la plus étendue, scientifique, esthétique, morale. Et l’humaniste ne connaît de précieux au monde que la culture humaine, par les œuvres éminentes de tous les temps en tous. ” : Alain, Mars ou la guerre jugée, op. cit., p. 165.
[1341] Pierre Citti, op. cit., p. 88.
[1342] RR, 11/12/1924, Appendices, VI, p. 322.
[1343] Id., “ La Nouvelle Journée ”, JC, p. 1587.
[1344] “ Et seul avec lui [Beethoven], me confessant, aux bords du Rhin embrumés, en ces jours gris d’avril mouillé, (…) relevé par sa forte main, qui baptisa mon petit nouveau-né, l’enfant Jean-Christophe ” : RR, Préface de 1927, VB, p. I.
[1345] Id., 19/02/1904, C10, p. 127.
[1346] “ – N’est-ce pas la science suprême ? ” : RR, 19/02/1904, C10, p. 127.
[1347] Id., “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 59.
[1348] Goethe, Mémoires, Hachette, 1862, p. 218.
[1349] RR, “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 200.
[1350] Vincent Jouve, L’Effet-personnage dans le roman, op. cit., p. 11.
[1351] RR, 8/08/1903, C22, p. 77.
[1352] Id., 6/08/1903, C10, p. 129.
[1353] Id., Préface de 1927, VB, p. I.
[1354] Id., “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 104-105.
[1355] Id., Pâques 1903, C10, p. 105.
[1356] RR, 6/08/1903, C10, p. 129.
[1357] Id., 7/07/1908, ibid., p. 353.
[1358] Id., mars 1908, “ Dialogue de l’auteur avec son ombre ”, JC, p. 639.
[1359] Le personnage de Marc l’illustre, pour qui, “ des maîtres de chœur de sa génération ”, “ bien peu, bien mal, avaient résisté. ” : RR, “ Mère et fils ”, AE, t. 4, p. 226.
[1360] “ Souviens-toi de ton Tolstoy… Christophe lui avait écrit ; il s’était enthousiasmé pour ses livres ; il voulait mettre en musique un de ses contes populaires, il lui en avait demandé l’autorisation, il lui avait envoyé ses lieder. Tolstoy n’avait pas répondu, pas plus que Goethe à Schubert et à Berlioz, qui lui envoyaient ses œuvres. ” : Id., “ Les Amies ”, JC, p. 1179.
[1361] Ibid.
[1362] RR, 3/03/1908, C10, p. 330-331.
[1363] “ Je me moque bien de Paris ! Que me fait sa vie ? Ne vous ai-je pas dit sans cesse l’amertume profonde que j’éprouve à m’y sentir étranger, la solitude morale où je suis ? ” : Id., 13/05/1892, C1, p. 80.
[1364] Id., “ La Foire sur la place ”, JC, p. 723.
[1365] RR, 19/07/1908, C10, p.357.
[1366] “ Il faut apprendre à souffrir ce qu’on ne peut éviter. ” : Montaigne, “ De l’expérience ”, Essais III, op. cit., p. 383.
[1367] RR, “ Dans la maison ”, JC, p. 984.
[1368] RR, VI, p. 306.
[1369] Louis Roux analyse la solitude du penseur, de l’intellectuel, qui semble particulièrement valable pour Romain Rolland : “ Tout écrivain, tout artiste, à un moindre degré tout intellectuel, écrit Jean Borel (…) trouvant mieux à s’insérer dans la société même qu’il conteste, est un réfugié virtuel. N’est-on pas en effet exilé d’entrée, exclu, retranché, dès qu’on écrit ? Si l’on écrit, n’est-ce pas, par un cruel paradoxe, pour rejoindre la communauté des hommes, et cela sans le pouvoir jamais qu’au prix d’un malentendu, anthume ou posthume, d’une récupération ? (…) Même comblé, l’artiste demeure, fondamentalement, un marginal. , in “ Chemins de la modernité, contribution à l’histoire des idées ”, Logique des traverses. De l’influence., p. 198.
[1370] Cité par Tzvetan Todorov, op. cit., p. 142.
[1371] RR, 1/06/1919, C11, p. 285.
[1372] “ Depuis trente ans, je suis en lutte délibérément avec les milieux littéraires et politiques en France ” : Id., Texte inédit, Romain Rolland et la “ N.R.F. ”, Cahiers Romain Rolland n°27, Albin Michel, 1988, p. 47.
[1373] Extrait du Journal de Rolland, 13/07/1911, C24, p. 67.
[1374] Rolland est “ un homme forcé de se voir solitaire, en attendant que la haine, la calomnie et surtout une incompréhension totale l’assaillent de partout dès qu’il élèvera la voix pour dire ce qu’il continue de penser plus fermement que jamais. ” : Louis Martin-Chauffier, Préface au JAG, p. 9.
[1375] RR, 28/02/1925, “ Mon action ”, VI, p. 330.
[1376] Tzvetan Todorov, op. cit., p. 138.
[1377] RR, “ Annette et Sylvie ”, AE, t. 1, p. 94.
[1378] RR, Clerambault, p. 67.
[1379] “ Si l’humaniste est contre la réduction à l’esclavage, la manipulation et la chosification des individus ou l’extermination d’une partie de l’humanité, ce n’est pas seulement parce que tel est son bon vouloir (…) ; mais aussi parce que ces valeurs de liberté, de respect pour autrui et de dignité égale de tous s’imposent à lui avec la force d’une évidence et qu’elles lui semblent convenir, mieux que d’autres, à l’espèce humaine. ” : Tzvetan Todorov, op. cit., p. 66.
[1380] Jules Romains (1885-1972), normalien (promotion de 1906), a élaboré la doctrine de l’unanimisme, illustrée d’abord dans le recueil de poésies, La Vie unanime (1908), et, pleinement illustrée dans Les Hommes de bonne volonté (1932-1946).
[1381] Le groupe des écrivains de l’Abbaye, situé à Créteil, est constitué en 1906-1907 : y appartiennent Georges Duhamel, René Arcos, Charles Vildrac, Georges Chennevière, Luc Durtain.
[1382] RR, 12/06/1895, C1, p. 139-140.
[1383] Rolland joint à cette missive destinée à Zweig un exemplaire d’Au-dessus de la mêlée, Dominique Bona, op. cit., p. 114.
[1384] RR, Introduction, CR, p. 7-8.
[1385] RR, “ Pour l’internationale de l’esprit ”, Les Précurseurs, op. cit., p. 333.
[1386] Ibid., p. 332.
[1387] Sigmund Freud (1856-1939) devient l’élève de Charcot en 1886, à Paris. En 1896, la “ psychanalyse ” naît. La psychanalyse est progressivement reconnue comme science. Le premier congrès de la Société psychanalytique se déroule en 1908, et le premier journal de psychanalyse paraît. Freud publie, en 1895, les Etudes sur l’hystérie ; en 1900, L’Interprétation des rêves ; en 1905, Trois essais sur la théorie de la sexualité.
[1388] RR, “ L’invitation au voyage ”, VI, p. 13.
[1389] Voir Partie II., p. 174.
[1390] RR, “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 18 et sq.
[1391] Freud consacre le premier chapitre de Malaise dans la culture (1929) au sentiment océanique.
[1392] Pour les différentes étapes de la réflexion freudienne qui ont conduit à l’idée du “ sentiment océanique ”, voir Henri Vermorel et Madeleine Vermorel, op. cit., p. 335-341.
[1393] Voir : ibid., p. 314 et sq.
[1394] Marguerite Hélier-Malaurie, Jean-Christophe de Romain Rolland présenté aux enfants par M. Hélier-Malaurie, Albin Michel, 1932.
[1395] N. B. : Le gouvernement de Vichy donnera un coup d’arrêt à l’ouvrage, en interdisant son usage pour les écoles.
[1396] Marguerite Hélier-Malaurie, Avant-propos, op. cit., p. 4.
[1397] Les trois premiers livres de Jean-Christophe, sur les dix, occupent plus de la moitié des chapitres de la sélection de Marguerite Hélier-Malaurie.
[1398] Marguerite Hélier-Malaurie, chap. 62, op. cit., p. 248.
[1399] Id., chap. 77, ibid., p. 322.
[1400] Id., chap. 84, ibid., p. 357.
[1401] Id., chap. 87, ibid., p. 370.
[1402] Id., ibid., p. 373.
[1403] Nous soulignons.
[1404] M. Hélier-Malaurie fait ici allusion au roman de Jules Romains dont viennent seulement de paraître les premiers volumes, et dont on ignore alors l’ampleur à venir : Les Hommes de bonne volonté. Dans la lignée de Jean-Christophe, mais avec sa philosophie personnelle, Romains montrera ce que chacun peut faire pour l’humanité.
[1405] Marguerite Hélier-Malaurie, chap. 87, op. cit., p. 374.
[1406] Marthe Robert, op. cit., p. 36.
[1407] “ Il [Dobranski] chantait, et toute la force et la beauté des chants immortels de l’humanité vibraient dans sa voix inspirée. (…) Combien de rossignols humains, confiants et inspirés, sont morts avec cette éternelle et merveilleuse chanson sur les lèvres ? (…) Combien de rossignols ? ” : Romain Gary, Éducation européenne (1946), Livre de Poche, 1962, p. 238.
[1408] Lettre de Louis Gillet à Rolland, 10/07/1898, C2, p. 38.
[1409] RR, 27/04/1897, C1, p. 206.
[1410] Claire Basquin-Benslimane, “ Romain Rolland, intellectuel engagé ? ”, Journées Internationales Romain Rolland du 2 et 3/10/2004, Vézelay, Centre Jean-Christophe, à paraître dans Europe, 2005-2006.
[1411] Lettre de Rolland au Flambeau d’Egypte, 14/10/1929, C17, p. 285.
[1412] Id., 9/11/1926, Appendices, VI, p. 372.
[1413] Ibid.
[1414] RR, 9/11/1926, Appendices, VI, p. 372.
[1415] Ibid., p. 373.
[1416] Id., “ Mémoires et Souvenirs ”, MFJ, p. 242.
[1417] Stefan Zweig, 22/03/1913, Journaux 1912-1940, Livre de Poche, 1995, p. 63.
[1418] Traduit et paru en France le 18/06/1918 dans le Temps, d’après l’indication de Rolland : RR, 28/06/1911, C11, p. 113.
[1419] Wells est exactement de la même génération que Rolland puisqu’il est né en 1866. Et, il est mort deux ans après Rolland, en 1946.
[1420] Rolland cite également un extrait du manifeste de Wells : “ Notre mouvement tire ses meilleurs encouragements d’entreprises audacieuses et originales telles que celle de M. R. R. dans son Jean-Christophe. – Jean-Christophe est le prototype de ce nouveau genre du libre roman. ”, RR, 28/06/1911, C11, p. 113.
[1421] Id., “ Le Sagittaire ”, VI, p. 128.
[1422] Cité par Jean-Bertrand Barrère, Romain Rolland par lui-même, op. cit., p. 50.
[1423] C’est dégoûtant de penser que Christophe devient un jeune homme à la mode. (Je vous dirai, en confidence, que c’est une des épreuves que je lui infligeais, dans la suite de mon roman. (…) Vous pensez combien Christophe rage !) : RR, 19 /07/1908, C10, p. 357.
[1424] Id., 18/01/1913, C11, p. 166-167.
[1425] Christine Jacquet-Pfau, Corpus d’enquêtes 1900-1930, “ Maurice Barrès, Paul Claudel, Romain Rolland ”, t. I, Schena-Nizet, 1995, p. 146.
[1426] “ Du poète Paul Brûlat ”, ibid., p. 182.
[1427] Rolland est “ Un exemple, parce qu’il travaille, parce qu’il pense, parce qu’il a su garder une conscience intègre et faire œuvre d’écrivain et non métier d’arriviste… ” : réponse de Robert Veyssié (Directeur de la revue Renaissance contemporaine), ibid., p. 150.
[1428] Nous renvoyons à la préface de Chantal Meyer-Plantureux : Romain Rolland, Théâtre du peuple, Complexe, 2003.
[1429] Alain aurait lu Jean-Christophe une vingtaine de fois : Henri Petit, Introduction, C18, p. 9-57.
[1430] Alain, 15/11/1908, “ Propos d’un normand ”, ibid., p. 64.
[1431] Voir C27, p. 28.
[1432] RR, Introduction, JC, p. 16.
[1433] Stefan Zweig, 10/03/1913, Journaux 1912-1940, op. cit., p. 53.
[1434] RR, C24, p. 209-210.
[1435] Roger Martin du Gard (1881-1958) fait partie de la génération qui suit celle de Rolland. Il a, comme Rolland, une formation d’historien (Ecole nationale des chartes). Son roman Jean Barois (1913) reprend des sujets proches de Jean-Christophe. Auteur à son tour d’un roman-fleuve, les Thibault, dont la publication s’étale de 1922 à 1940, il obtiendra le Prix Nobel de littérature en 1937.
[1436] Roger Martin du Gard à Jean-Richard Bloch, 2/05/1912, C27, p. 98.
[1437] “ Merci de m’avoir fait suivre jusqu’au terme votre véridique Chronique des Thibault (…). Parmi tous ses dons éminents, elle a celui dont bien peu de nous sont capables, de soumission à la vérité (…). Il faut beaucoup résister, pour ne pas être asservi à ceux qu’on aime, à ceux qu’on traîne : (et son public et ses héros). (…) Il reste à la dernière ligne, le dernier mot d’espoir, de recommencement : – l’enfant – comme en fermant La Guerre et la Paix. ” : Rolland à Roger Martin du Gard, 22/02/1940, C27, p. 320.
[1438] Id., Clerambault, p. 135.
[1439] Ibid., p. 127.
[1440] Ibid., p. 209.
[1441] “ je n’ai jamais fait partie d’aucune “ école ” ; et j’espère bien qu’aucune école ne sortira de moi. S’il en était autrement, je renie d’avance quiconque se réclamera de Romain Rolland ” réponse de Rolland au journal le considérant comme chef d’école, cité par Christine Jacquet-Pfau, op. cit., p. 140.
[1442] RR, “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 116.
[1443] Concernant le rapport de Romain Rolland avec la N.R.F., voir C27.
[1444] Rolland cité par Bernard Duchatelet, Introduction, C27, p. 40. N. B. : La création d’une revue participe souvent d’une réaction contre une revue existante, comme le rappelle Christophe Prochasson : “ une revue est aussi faite pour promouvoir un groupe, qu’il soit littéraire, artistique ou scientifique, contre un autre. ”, Les années électriques 1880-1910, p. 161.
[1445] Pierre Abraham, “ La naissance d’une revue ”, Europe a 50 ans, Europe, n° 533-534, septembre-octobre 1973, p. 5-13.
[1446] Cité par Pierre Abraham, ibid., p. 6-7.
[1447] René Arcos (1881-1959), auteur avec Frans Masereel d’une Anthologie de Poètes contre la guerre parue en 1920, dont Romain Rolland signe l’introduction ; également auteur d’un roman, Caserne, paru en 1920. Arcos est à l’origine de l’idée de la création d’Europe : son article “ Patrie européenne ”, dans le premier numéro de la revue, indique l’engagement de la revue. Il a publié un ouvrage sur Rolland en 1950 : Romain Rolland. Mais, la correspondance avec Rolland est encore inédite.
[1448] Georges Duhamel (1884-1966) : il fait partie des fondateurs du groupe de l’Abbaye. Humaniste, ses récits défendent la tolérance. Il est l’auteur notamment d’un cycle retraçant une génération : la Chronique des Pasquier, publié de 1933 à 1945.
[1449] Jean-Richard Bloch (1884-1947), fondateur de la revue l’Effort en 1911, romancier (…Et Compagnie, publié en 1917) et auteur d’essais, il deviendra un proche d’Aragon.
[1450] Charles Vildrac (1882-1971), autre fondateur du groupe de l’Abbaye, il partage avec Rolland la passion du théâtre.
[1451] Albert Crémieux (1899-1967), co-directeur des éditions Rieder (publiant Europe) qui se spécialise dans les publications d’écrivains de gauche et pacifistes. Il devient directeur d’Europe en 1924.
[1452] Léon Bazalgette (1873-1928), est notamment le traducteur de Feuilles d’herbe de Walt Whitman, paru en 1922 ; il a publié en 1926 un essai sur le poète, Walt Whitman : l’homme et son œuvre. Il a également traduit Désobéir et Balades de Henry David Thoreau, dont il a rédigé une biographie parue en 1924 : Henry Thoreau, sauvage. Il est l’auteur d’un article sur Clerambault paru dans L’Humanité en 1920.
[1453] Cité par Pierre Abraham, art. cit., p. 11.
[1454] Ibid., p. 10-11.
[1455] Nous renvoyons aux Actes du colloque “ Europe, une revue de culture internationale, 1923-1998 ”, la Sorbonne, 27 mars 1998, site web de la revue Europe présenté par Europe et Atelier Alternet : http://www.europe-revue.info/
[1456] RR, Goethe et Beethoven, BE, p. 14.
[1457] Rolland répond au consul d’Allemagne en lui opposant “ le glorieux passé ” allemand (il cite Goethe, Beethoven, Kant) et l’Allemagne présente caractérisée notamment par “ l’écrasement des libertés ” et “ la proscription brutale et infamante des Juifs ”, il conclue qu’“ une telle politique ruine l’Allemagne dans l’opinion de millions d’hommes de tous les pays de la terre ; elle est un crime contre l’humanité. Il [lui] est impossible d’accepter un honneur sous un gouvernement qui a fait de cette politique son programme d’idées et d’action. ”, RR, 20/04/1933, “ Au consul d’Allemagne (Genève) ”, C17, p. 324-325.
[1458] Philippe Soupault, “ Confiance en Romain Rolland ”, Europe, n° 38, 15/02/1926, p. 231-233.
[1459] Ibid., p. 233.
[1460] Liber Amicorum Romain Rolland, Zurich, Rotapfel Verlag, 1926.
[1461] Alain, C18, p. 95.
[1462] “ Le 15 février, Europe me consacre un numéro. Il n’a point l’ampleur universelle du Liber Amicorum, mais il constitue aussi une manifestation imposante, et je ne l’espérais pas en France. Je suis surtout frappé par quelques témoignages de la jeune génération d’écrivains (…). C’est pour moi une surprise. Parmi les études consacrées à mon œuvre, celle d’Alain domine. Il est le dernier représentant de la génération de Jean-Christophe et des Cahiers de la Quinzaine. ” : RR, extrait du journal de Rolland (1926), C18, p. 102-103.
[1463] L’article sur Tolstoï est regroupé avec les articles sur Cervantès et Baudelaire dans Trois grands vivants, Cervantès, Tolstoï, Baudelaire, Grasset, 1937.
[1464] André Suarès écrit sur Ibsen (“ Le portrait d’Ibsen ”, Cahiers de la Quinzaine, 1908), sur Tolstoï (“ Tolstoï vivant ”, Cahiers de la Quinzaine, 1911), sur Dostoïevski (“ Dostoïevski ”, Cahiers de la Quinzaine, 1911), sur Péguy (Péguy, Emile-Paul Frères, 1915), sur Beethoven (“ Vues sur Beethoven ”, La Revue musicale, 1921), sur Goethe (Goethe, le grand Européen, Emile-Paul Frères, 1932).
[1465] “ Suarès consigne sa colère dans un de ses Carnets inédits : ’Entre nous, il y a Jean-Christophe… Il y a trop mis de moi et il est gêné.’ ”, Robert Parienté, “ André Suarès-Romain Rolland : l’amitié déchirée ”, Cahiers de Brèves, Brèves, Association Romain Rolland, n° 3, juin 2000, p. 10.
[1466] “ Suarès, dont la lumière sombre, comme un diamant noir, me frappe bien davantage [que Gide et Claudel], est vicié, selon moi, par la maladie de l’art et l’orgueil qui faussait ses sentiments vrais. ” : RR, 18/02/1912, Appendices, VI, p. 306.
[1467] Suarès attaque la “ germanophilie ” de Rolland : “ Deux lettre de Suarès (10 et 12 octobre). Il brûle et fume de haine imprécatoire… Il se désole de l’impossibilité de trouver une vengeance suffisante… ”, Id., Journal 1914, JAG, p. 92 ; “ dans une nouvelle lettre du 19 octobre, il [Suarès] prétend m’obliger à rompre mes amitiés allemandes. (…) Et il repart sur le dada de la supériorité de race, que tous les intellectuels d’Europe enfourchent à présent (…). Mais Suarès, comme Péguy, ne connaît rien du dehors, et ne veut rien en connaître, afin d’être plus libre de mépriser… ”, ibid., p. 95.
[1468] “ Le succès de Barrès, qui l’enrage, le rapproche presque de mes idées ” : ibid., p. 185.
[1469] Id., Journal 1915, ibid., p. 436.
[1470] Dans ses mémoires, Rolland évoque volontiers la complicité, de la fin du siècle passé, avec Suarès : “ Le cercle d’amis, à Paris, était restreint. Le plus cher m’était Suarès. (…) loyal compagnon (…) qui s’enflamma contre les injustices dont j’étais l’objet, et rompit des lances, à mon sujet, contre la direction du Mercure de France : il en était un des fondateurs ” ”, RR, MFJ, p. 262 et sq.
[1471] Sur les conditions de leur réconciliation après 1914-1918, et sur leurs autres querelles, voir Bernard Duchatelet, Romain Rolland tel qu’en lui-même, op. cit.
[1472] Ibid., p. 268.
[1473] RR, 1/09/1925, C11, p. 302.
[1474] RR, “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 116.
[1475] RR, “ Mère et fils ”, AE, t. 4, p. 235.
[1476] “ La mort est un voyage qui ne finit jamais ” : Gaston Bachelard, op. cit., p. 94.
[1477] Rolland à Jean Paulhan, 25/08/1828, C27, op. cit., p. 244.
[1478] RR, De l’Héroïque à l’Appassionata, BE, p. 80.
[1479] RR, “ Dans la maison ”, JC, p. 958.
[1480] Tolstoï, La Guerre et la Paix, Livre IV, t. 2, p. 432.
[1481] RR, Colas Breugnon, XIII., op. cit., p. 217.
[1482] Voir RR, “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, op. cit., p. 33.
[1483] Il s’agit de l’ouvrage en trois tomes de Paul de Saint-Victor, réunissant Eschyle, Euripide, Aristophane, jusqu’à Shakespeare et Beaumarchais : Les Deux Masques, Calmann-Lévy, 1887-1889.
[1484] RR, “ Shakespeare : quatre essais ”, CR, op. cit., p. 27.
[1485] ibid., p. 30-31.
[1486] ibid., p. 26.
[1487] Le vocabulaire indique bien qu’il s’agit ici d’“ innutrition ”.
[1488] RR, “ Shakespeare : quatre essais ”, p. 30-31.
[1489] RR, “ Shakespeare : quatre essais ”, p. 31.
[1490] Lecture indiquée dans une lettre de Rolland : Id., 11/09/1890, C1, p. 30.
[1491] Rolland y fait référence en 1888 : Id., CQV, CRU, p. 354.
[1492] C’est vraisemblablement à cette lecture que fait suite cette confidence de Rolland en 1896 dans une lettre inédite (archives Romain Rolland) à Malwida von Meysenbug : “ je me nourris de Goethe… et cela me fait grand bien. (…) mes forces se doublent (…) mon travail s’en ressent. ” : cité par Jacques Roos, “ Romain Rolland et Goethe ”, op. cit., p. 391.
[1493] Dans ses Journaux intimes Rolland note en 1896 : “ admirable poésie de Prométhée de Goethe ” ; voir Bernard Duchatelet, Les débuts de “ Jean-Christophe ”, op. cit., t. 1, p. 647.
[1494] Rolland recopie quelques extraits de l’œuvre dans les dossiers préparatoires qu’il utilise pour la rédaction de Jean-Christophe, notamment le dossier “ Sagesse ”.
[1495] Traduction retrouvée dans les archives Romain Rolland, voir Jacques Roos, “ Romain Rolland et Goethe ”, p. 390.
[1496] “ Cet ouvrage, ce sont les entretiens relatifs aux grandes maximes touchant tous les domaines de la science et de l’art, de même que des aperçus sur les intérêts humains les plus élevés, les ouvrages de l’esprit, les personnalités remarquables du siècle ”, lettre d’Eckermann à Goethe du 12/09/1830, citée par Claude Roëls, Préface aux Conversations de Goethe avec Eckermann, op. cit., p. 13.
[1497] Il s’agit de la traduction de Joseph Numa Charles, Entretiens de Goethe et d’Eckermann : Pensées sur la littérature, les mœurs et les arts, Librairie Claye, 1862.
[1498] La seconde traduction est d’Emile Délerot et comprend une introduction de Sainte-Beuve : Conversations de Goethe recueillies par Eckermann, Charpentier, 1863, 2 t. N. B. : Emile Delérot est cité par Rolland dans la liste des découvertes de Jean-Christophe : RR, “ La Révolte ”, JC, p. 522.
[1499] La traduction de Jean Chuzeville est toujours la traduction de référence : Conversations avec Goethe dans les dernières années de sa vie, Jonquières, 1930, 2 t.
[1500] RR, 11/09/1890, C1, p. 29.
[1501] Ibid., p. 29-31.
[1502] Id., 13/11/1890, C8, p. 65.
[1503] Ibid., p. 65.
[1504] RR, 12/08/1893, C1, p. 89.
[1505] “ La mode n’était pour rien dans notre sentiment. La plupart d’entre nous, n’ont, comme moi, connu le livre d’Eugène Melchior de Vogüé sur le Roman russe qu’après avoir lu Tolstoï ” : Id., VT, op. cit., p. 13.
[1506] “ C’est vers la fin de Mars 1886 que je fis la découverte de Tolstoy. Mon saisissement passionné s’exprime, dans mes cahiers de ce printemps, à la lecture de Guerre et Paix. (…) Pas un ouvrage n’a opéré sur moi une conquête aussi complète… Pieds et poings liés… ” : Id., MFJ, p. 177.
[1507] “ La Mort d’Ivan Illitch (1884-1886) est une des œuvres russes qui ont le plus remué le public français. (…) j’avais été le témoin du saisissement causé par ces pages à des lecteurs bourgeois de la province française, qui semblaient indifférents à l’art. (…) Ivan Illitch est le représentant de cette bourgeoisie européenne de 1880 (…). ” : Id., VT, p. 119.
[1508] Rolland le traduit de l’allemand avec des amis : Id., voir décembre 1887, JEN, CRU, p. 164.
[1509] Ibid., p. 164.
[1510] Rolland fait un bref commentaire de cet ouvrage dans sa correspondance, en janvier 1887, voir RR, VT, p.119. De même, Rolland écrit à sa mère : “ Tu as raison, ma petite maman, de relire et d’apprécier la Puissance des Ténèbres. Moi, je l’aime. ”, Id., 4/12/1889, C6, p. 66.
[1511] N. B. : Tolstoï, La Sonate à Kreutzer, Lemerre, 1890. Rolland a acheté l’ouvrage, qui se trouve dans sa bibliothèque.
[1512] Pavel Birukov, Léon Tolstoï, vie et œuvres, mémoires, souvenirs, lettres, extraits du journal intime, notes et documents biographiques, Mercure de France, 1906-1909, 3 t. Rolland, qui cite le Journal de Tolstoï, fait référence à cet ouvrage, VT, op. cit., p. 37.
[1513] Rolland a lu par ailleurs le Tolstoï de Suarès, qu’il cite et dont il donne la référence bibliographique dans son ouvrage sur Tolstoï : André Suarès, Tolstoï, éd. de l’Union pour l’Action morale, 1899 ; réédité : “ Tolstoï vivant ”, Cahiers de la Quinzaine, 1911, 7e cahier 12e série. Rolland y fait référence dans sa Vie de Tolstoï, p. 44.
[1514] Pavel Birukov, op. cit., t. II. Rolland y fait référence dans VT, p. 49.
[1515] Les Articles Pédagogiques est le t. XIII des Œuvres complètes, P.-V. Stock, 1905. Rolland note que ces articles ont été publiés auparavant dans la revue Iasnaïa Poliana ; il renvoie également à l’ouvrage de Charles Baudouin, Tolstoï éducateur, voir VT, p. 49.
[1516] Rolland y fait référence à plusieurs reprises : voir VT. Les Confessions 1879-1881 est le t. XIX des Œuvres complètes, tome paru en 1908.
[1517] Léon Tolstoï, Journal intime de sa jeunesse, Genève, Jeheber, 1921.
[1518] La lecture de ce recueil de lettres est mentionnée par Rolland dans une lettre : RR, 10/12/1933, C24, p. 205.
[1519] Relecture mentionnée par Rolland dans une lettre : Id., 4/08/1934, ibid., p. 207.
[1520] Id., 2/11/1911, ibid., p. 69.
[1521] RR, 10/05/1927, Appendice, C24, p. 231.
[1522] Ibid. Dans une autre lettre du 12/10/1927, Rolland écrit à Zweig : “ plus j’ai étudié ses deux dernières années, les documents nouveaux qui m’ont été communiqués, plus ma vénération s’est accrue pour lui. ”, Appendice, ibid., p. 232.
[1523] Id., 2/11/1911, ibid., p. 69.
[1524] Cette lecture est attestée par une lettre dans laquelle Rolland évoque Michelet : “ Il [Michelet] est en effet exalté et emphatique dans son histoire de la Révolution, mais comme un homme de la Révolution : et c’est là l’intérêt unique de son livre, de donner l’impression des âmes de ce temps racontées par un des leurs. ”, Id., 22/07/1903, C10, p. 127.
[1525] Rolland envoie son “ vieux livre d’école ” à Sofia Bertolini : Id., 22/06/1903, C10, p. 121.
[1526] Comprenant L’Ancien régime, La Révolution (3 t.), Le Régime moderne (2 t.).
[1527] Il enjoint son biographe Paul Seippel à relire la Conquête jacobine de Taine, qui présente les contreparties sanglantes de la Révolution de 1789, et de toute révolution. Voir Sven Stelling-Michaud, “ Romain Rolland et son temps ”, art. cit., p. 113.
[1528] RR, 18/06/1890, C6, p. 318. Le jugement porté est tout autre en 1903 : “ Ce n’est pas seulement qu’il ait fait de la Révolution la critique la plus atroce qui ait jamais été écrite ; mais c’est surtout que la forme de son esprit est à l’antipode de l’esprit des Révolutionnaires, et de leurs maîtres : les grands philosophes du XVIIIe s. C’est un esprit qui hait l’idéalisme français, et qui hait les héros. ” Il reconnaît néanmoins “ cet immense talent de Taine, ce talent de construire une œuvre (…) avec des milliers de matériaux hétéroclites. ”, Id., 22/07/1903, C10, p. 127.
[1529] RR, 21/04/1889, JEN, CRU, p. 295.
[1530] Rolland recopie une citation de Michelet dans son journal : Id., 15/01/1888, ibid., p. 178.
[1531] Id., 18/06/1890, C6, p. 318-319.
[1532] Id., 1-2/03/1890, ibid., p. 224.
[1533] N. B. : De Rome, Rolland se renseigne sur les éventuelles parutions nouvelles de Renan.
[1534] RR, 18/06/1890, C6, p. 319.
[1535] Rolland évoque le “ vieux Renan ” avec son “ Fait bon vivre ! ” : RR, “ L’Annonciatrice ”, AE, t. 5, p. 42.
[1536] Id., “ La Foire sur la place ”, JC, p. 721.
[1537] Ibid., p. 759.
[1538] Ibid., p. 758.
[1539] Ibid.
[1540] N. B. : Barrès, le premier, avait lancé cette accusation contre Renan, dans Huit jours chez M. Renan (1886).
[1541] RR, 26/12/1902, C10, p. 97.
[1542] Rolland cite en préambule d’un cahier de son journal de 1918 un extrait de l’ouvrage : Id., JAG, Cahier XXVI, Journal 1918, p. 1604.
[1543] Rolland précise qu’il relit l’Histoire du peuple d’Israël dans une lettre à l’auteur américain d’articles sur “ Romain Rolland and the Jews ” : ibid., p. 1678.
[1544] Renan, “ Lettre à M. Strauss ” (réponse de Renan à David Friedrich Strauss, parue le 16 septembre 1870 dans le Journal des Débats), La Réforme intellectuelle et morale, Bruxelles, Editions Complexe, 1990, p. 171.
[1545] Rolland évoque cette lettre à l’occasion de sa parution dans Le Temps du 5 septembre 1914 : RR, JAG, Cahier I, Journal 1914, p. 47.
[1546] Au sujet d’Hamlet, Rolland écrit : “ Je l’ai lu et relu, en ces années 1885-1886, comme mon propre bréviaire et je lui ai consacré un cahier entier de dialogues avec lui, de commentaires serrés, précis et passionnés. C’est que je m’y reconnaissais, en miroir grossissant. ” : Id., “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 15.
[1547] “ J’ai su par cœur le texte entier en grec d’Œdipe-Roi, et les Epîtres et les Odes d’Horace, en latin. ” : ibid., p. 33.
[1548] RR, Compléments, ibid., p. 177.
[1549] Rolland fait un bref commentaire de cet ouvrage dans sa correspondance, en janvier 1887 : Id., VT, p.119. De même, Rolland écrit à sa mère : “ Tu as raison, (…) de relire et d’apprécier la Puissance des Ténèbres. Moi, je l’aime. ”, Id., 4/12/1889, C6, p. 66.
[1550] Id., “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 34.
[1551] RR, 22/04/1888, JEN, CRU, p. 218.
[1552] Id., “ Souvenirs de jeunesse ”, MFJ, p. 51.
[1553] Rolland a lu le roman entre novembre 1886 et mai 1887 : Id., JEN, CRU, p. 83. N. B. : Il a relu le roman, pendant les années de rédaction de Jean-Christophe, puisqu’il possédait dans sa bibliothèque l’édition de 1907.
[1554] Ibid., p. 84.
[1555] Ibid.
[1556] Id., 27/02/1887, ibid, p. 65.
[1557] RR, été 1887, JEN, CRU, p. 148-149.
[1558] Ibid., p. 148.
[1559] Rolland le traduit de l’allemand avec des amis : décembre 1887, ibid., p. 164.
[1560] Ibid.
[1561] Id., 3/01/1888, ibid., p. 168.
[1562] Romain Rolland s’impatiente contre Théophile Gautier “ critiquant le Jésus de Renan ” : ibid, p. 170.
[1563] N. B. : Mentionné par Rolland sous le titre de Roman d’un cheval : la nouvelle était parue sous ce titre dans le recueil des Dernières nouvelles de Tolstoï, qui contenait aussi La mort d’Ivan Ilitch et Un pauvre diable (Nouvelle Librairie Française, 1887). Rolland évoque cette nouvelle en avril 1889 : Id., JEN, CRU, p. 291.
[1564] RR, VT, p. 119.
[1565] Id., 1888, JEN, CRU, p. 247. Edgar Quinet a traduit l’ouvrage, paru en trois tomes en 1827-1828.
[1566] Voir Bernard Duchatelet, Les débuts de “ Jean-Christophe ”, op. cit., t. 1, p. 57.
[1567] Rolland en conseille la lecture à son ami Louis Gillet : “ lisez donc Henry Esmond de Thackeray. Voilà une tendre et bienfaisante lecture (…). J’ai aimé Thackeray amoureusement. ” : RR, 15/02/1902, C2, p. 175.
[1568] Id., Octobre 1888, JEN, CRU, p. 258.
[1569] Id., Mai 1888, ibid., p. 222.
[1570] RR, Octobre 1888, JEN, CRU, p. 285.
[1571] Ibid.
[1572] Ibid., p. 285.
[1573] Id., 3/03/1889, ibid., p. 281.
[1574] Ibid.
[1575] Rolland écrit être “ rebelle à cet Art de Mallarmé ” : ibid., p. 283.
[1576] Id., 31/04/1889, C5, p. 169.
[1577] Bernard Duchatelet, Les débuts de “ Jean-Christophe ”, op. cit., t. 1, p. 56.
[1578] Rolland fait référence en particulier à Rübezahl, lu à ses élèves pendant son stage en dernière année à l’Ecole normale supérieure : RR, 2-10/04/1889, JEN, CRU, p. 292.
[1579] Rolland fait référence à deux ouvrages que Malwida von Meysenbug lui a prêté : Id., 5-6/03/1890, C6, p. 232.
[1580] Id., 2/12/1889, ibid., p. 62-63.
[1581] Ibid.
[1582] Id., 3/12/1896, C1, p. 188.
[1583] Malwida von Meysenbug offre ses mémoires à Rolland en mars 1890 : Id., C6, p. 239.
[1584] Id., 19-20/03/1890, C6, p. 250. Après la lecture de l’œuvre, Rolland écrit en faisant référence à Villiers de l’Isle-Adam : “ le maître chéri de mon ami Suarès ”, Id., avril 1890, C1, p. 17.
[1585] Id., 10/06/1890, ibid., p. 296 et p. 307.
[1586] RR, 5/02/1890, C1, p. 155.
[1587] Id., 11/09/1890, ibid., p. 30.
[1588] Id., 14/09/1890, ibid., p. 32.
[1589] Rolland fait référence à ses différentes lectures des œuvres de Malwida von Meysenbug : Id., 1/12/1890, C8, p. 95. Il a bien évidemment entamé ses lectures à partir de sa rencontre avec l’intellectuelle allemande.
[1590] Id., 11/06/1890, C6, p. 308-309.
[1591] Id., VT, p. 122.
[1592] RR, VT, p. 125.
[1593] Ibid.
[1594] Suarès écrit que Rolland lit “ avec délices du Thucydide : Suarès, 30/07/1890, C5, p. 238.
[1595] RR, 14/09/1890, C1, p. 32.
[1596] Id., 11/09/1890, ibid., p. 29.
[1597] Id., 13/11/1890, C8, p. 65.
[1598] “ Je lis les tragédies d’Euripide avec admiration. Je ne les connaissais pas, ou presque pas. ” : Id., 19/06/1891, ibid., p. 300.
[1599] Id., 1/02/1891, ibid., p. 184.
[1600] RR, 21/06/1891, C8, p. 304.
[1601] “ plus intéressant, parce qu’il est le vrai représentant de ce temps, c’est un certain Maurice Barrès (…) – un ami de Bourget, supérieur au maître à mon avis (…) parce qu’il est franc (Bourget ne l’étant pas du tout). ” ; “ analyse desséchante et méchante ” ; “ c’est un maître écrivain, qui manie la langue de Voltaire avec une ironie supérieure. ”, Id., 23/10/1891, C1, p. 46. L’opinion de Rolland évoluera nettement, en particulier avec l’Affaire Dreyfus, quand Barrès (et d’autres) défend le camp des nationalistes, ce que rappelle Rolland dans ses Mémoires, p. 284.
[1602] Rolland y fait référence dans une lettre : Id., 17/08/1903, C10, p. 131.
[1603] La pièce est également vue au théâtre par Rolland en 1893, qui confie au sujet d’Ibsen : “ moi qui l’admire beaucoup ”, Id., 12/12/1893, ibid., p. 95.
[1604] Id., 29-30/11/1891, C1, p. 49.
[1605] Id., 7/04/1892, ibid., p. 71.
[1606] Ibid.
[1607] RR., 12/08/1893, C1, p. 89.
[1608] Id., 23/12/1893, ibid., p. 99.
[1609] Id., 2/04/1894, ibid., p. 116.
[1610] Id., 27/08/1893, ibid., p. 91.
[1611] Id., 10/10/1894, ibid., p. 124.
[1612] “ J’ai relu du Tourguenieff, ces vacances ; il m’a paru de second ordre auprès de Tolstoy ; (…) moins profond et sincère, combien plus apprêté. ” : Id., 16/10/1894, ibid., p. 126.
[1613] Id., Décembre 1894, ibid., p. 127.
[1614] Ibid.
[1615] Ibid., p. 127.
[1616] Id., Février 1895, ibid., p. 132.
[1617] On apprend que Rolland a lu des romans de Bourget, car en mentionnant la lecture de ce poème, il précise : “ un peu meilleur que ses romans ”, Id., 19/02/1894, ibid., p. 110.
[1618] Rolland rencontre Anatole France en juillet 1895, il se souvient dans ses Mémoires : “ J’admirais les derniers livres d’Anatole France, et je lui parlai de son Lys rouge. ”, Id., “ Mémoires et souvenirs ”, MFJ, p. 224.
[1619] Bernard Duchatelet, Romain Rolland tel qu’en lui-même, op. cit., p. 73.
[1620] Rolland fait référence au Prométhée de Goethe dans ses Journaux intimes (1896) : voir Id., Les débuts de “ Jean-Christophe ”, op. cit., t. 1, p. 647.
[1621] Rolland l’a lu en 1896 ou avant ; il indique : “ Je connais assez bien Lao-Tse (assez bien, –c’est une façon de dire pour des œuvres aussi lointaines, et aussi difficiles). C’est une des figures qui m’ont le plus attiré dans l’Extrême-Orient ” et fait référence à Edouard Chavannes (1865-1918), camarade normalien parti en Chine “ pour connaître Lao-Tse ”, sinologue qui enseignera au Collège de France. RR, 10/12/1896, C1, p. 189.
[1622] Id., 8/01/1897, ibid., p. 196.
[1623] “ Nietzsche est de plus en plus à la mode ”, mais que les textes de Nietzsche sur Wagner lui ont “ inspiré une aversion insurmontable. (…) sa critique de Wagner en général est mesquine (…) l’âme des choses lui échappe. ” : Id., 3/12/1897, ibid., p. 211.
[1624] Notes écrites au sujet de l’ouvrage, en février 1898. Bernard Duchatelet, Les débuts de “ Jean-Christophe ”, t. 1, p. 565.
[1625] Rolland lit le roman de Johan Kuhnau (1660-1722), grand musicien allemand (prédécesseur de Bach) : il s’agit d’une satire de la mode italianisante qui avait lieu en Allemagne à la fin du XVIIe siècle. Rolland a rédigé un compte-rendu du roman (paru en 1700) pour la Revue de Paris.
[1626] D’Annunzio a envoyé son roman à Rolland : RR, 16/03/1900, C1, p. 279.
[1627] “ Chaque jour, je me nourris de plusieurs ouvrages, de quatre ou cinq vies d’artistes. ” : Id., 27/10/1901, C10, p. 35.
[1628] Id., 22/08/1901, ibid., p. 12 et p.18. Rolland fait part de ses lectures de Tolstoï, précisant au sujet de l’écrivain russe : “ Je le regarde comme le seul homme vraiment grand aujourd’hui ”, ibid., p. 12.
[1629] “ Je me suis découvert une amitié nouvelle dans le passé : c’est celle de Diderot. O la bonne, la charmante lecture que je fais en ce moment. ”, écrit Rolland (sensible à la belle amitié entre Sophie Volland et Diderot), qui loue chez Diderot “ sa bonté, constante, inépuisable, puissante ” et “ son extrême liberté d’allure, et de parole. ”, Id., 10/11/1901, ibid., p. 38.
[1630] Id., 16/12/1901, C22, p. 46. Il est remarquable que la Révolution française reste une question chère à Rolland.
[1631] Rolland se sent concerné par l’actualité du moment : la guerre des Boers contre les Britanniques au Transvaal (région d’Afrique du sud), de 1899 à 1902. Voir la lettre de Rolland à André Bourgeois, 6/10/1901, C22, p. 45.
[1632] Voir RR, février 1903, C10, p. 102 et sq.
[1633] L’ouvrage consacré à Millet, est paru en 1902 en traduction anglaise uniquement.
[1634] Rolland écrit dans une lettre : “ Je lis la Bible depuis quelques jours, pour me mettre dans l’âme des combattants du Transvaal. Je n’avais pas lu ce livre depuis l’enfance : il m’est presque nouveau. ”, RR, 15/01/1902, C2, p. 165.
[1635] “ C’est un livre admirable. Il y a dix ans que je n’ai rien lu qui m’ait autant intéressé. ” : Id., 29/01/1902, C1, p. 309. Il écrit par ailleurs : “ Le plus beau livre pour moi, depuis Tolstoy. ”, Id., 15/02/1902, C2, p. 176.
[1636] Rolland répond à Gillet : “ Je viens justement aussi de lire le roman de Barrès. Ah ! que je n’aime point cet homme ! ”, et suit un démontage en règle et de l’homme et de son roman, voir : ibid., p. 175.
[1637] Rolland en évoque sa lecture dans la Revue des Deux Mondes : Id., 22/04/1902, C22, p. 69. Il fait le commentaire suivant : “ C’est une œuvre odieuse, qui a un succès considérable. ”.
[1638] Id., 16/06/1902, ibid., p. 70. Il indique au sujet de cette pièce, “ drame d’une poésie aussi vivante et vraie ” : “ Elle m’a surpris, quoique j’aie toujours regardé d’Annunzio comme un grand artiste ”.
[1639] Rolland écrit à Sofia Bertolini au sujet de Brandes : “ J’ai entendu plusieurs conférences de lui, et je l’ai vu en particulier, j’ai un peu causé avec lui. Mon amie, quel homme médiocre ! Je m’en doutais un peu par la lecture du seul de ses livres qui soit traduit en français (l’Ecole romantique française) (…). Il est une preuve frappante de l’infériorité de l’esprit (au sens français). Voilà un homme fin, subtil, spirituel, qui passe son temps à analyser les œuvres et les hommes (…). Eh bien, il ne voit rien, rien. ”, Id., 22/05/1903, C10, p. 114-115. N. B. : L’ouvrage de Brandes fait partie de la bibliothèque de Rolland.
[1640] D’Annunzio a envoyé son recueil à Rolland : Id., 26/06/1903, ibid., p. 120.
[1641] A cette période, Rolland écrit éprouver du “ plaisir dans ces lectures, bien plus que dans celles des romans. ” : Id., 11/09/1903, ibid., p. 137.
[1642] Rolland prévoit d’écrire une œuvre sur Mazzini. Sofia Bertolini expédie cet ouvrage à Rolland, qui lui avait demandé de lui trouver différents ouvrages et articles au sujet de Mazzini : ibid. Rolland écrit : “ Je lis avec intérêt le Bolton King. ” : Id., 12/10/1903, ibid., p. 143 ; et, “ il m’a été très utile par la quantité de renseignements ” : Id., 27/10/1903, ibid., p. 146.
[1643] RR, 27/10/1903, C10, p. 145.
[1644] Id., 6/08/1903, ibid., p. 130.
[1645] Ibid.
[1646] Id., 15/06/1904, ibid., p. 178.
[1647] Id., 27/06/1904, ibid., p. 180. L’œuvre était parue en 1901.
[1648] Id., “ Dans la maison ”, JC, p. 1030.
[1649] Id., “ Les Amies ”, ibid., p. 1179.
[1650] Id., “ Le Buisson Ardent ”, ibid., p. 1298.
[1651] Id., “ La Foire sur la place ”, ibid., p. 728.
[1652] RR, “ La Nouvelle Journée ”, JC, p. 1530.
[1653] Id., “ La Foire sur la place ”, ibid., p. 728.
[1654] “ Combien d’Heddas Gabler parmi les hommes ! ” : ibid., p. 772.
[1655] “ Je l’ai entendu parler plus d’une heure sur Ibsen. Il n’en avait retenu que des anecdotes minuscules, ridicules, bouffonnes, des commérages de petite ville, des potins de boutiquier. Et il est un des meilleurs amis d’Ibsen ! Il le connaît depuis 30 ans ! ” : Id., 22/05 /1903, C10, p. 115.
[1656] Id., “ La Foire sur la place ”, JC, p. 716.
[1657] Id., “ Dans la maison ”, ibid., p. 958.
[1658] Ibid.
[1659] RR, “ La Foire sur la place ”, JC, p. 689.
[1660] Id., “ La Nouvelle Journée ”, ibid., p. 1530.
[1661] Id., “ La Foire sur la place ”, ibid., p. 729 ; “ Les Amies ”, ibid., p. 1159.
[1662] Le héros de Rolland a lu “ l’ami Diderot ” : ibid., p. 1119.
[1663] Id., 27/12/1911, C11, p. 129.
[1664] Références vérifiées au premier semestre 2005.